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  • : TOUT SUR L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©)
  • TOUT SUR L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©)
  • : Blog scientifique sur l'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©), méthode originale d'analyse de discours partant des métaphores quotidiennes et de la psychanalyse. Applications dans de nombreux domaines des Sciences Humaines et Sociales : linguistique, littérature (Camus), poésie (Baudelaire), traduction, rhétorique, argumentation, psychologie sociale. Textes, articles, exercices, discussions,dictionnaires.Google+
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Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, axiologie, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, paranoïaque, schizophrénie, schizophréne, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, Hocquenghem, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, hystérique, obsession, obsessionnel, phobie, phobique, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, antiphilosophie, anti-philosophie, Cyrano, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, malaise dans la civilisation, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne, structuralisme, structure, langage, définition apophatique de la psychanalyse, définition récursive de la psychanalyse

 


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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 17:59

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Se reporter s.v.p. au billet mentionné ci-dessous :

Neuf graphes tirés de poèmes des "Fleurs du Mal" de Baudelaire
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 16:27

 

      Dans le numéro 111 de la revue Topique (septembre 2010) sur le thème"Violence ou persuasion", nous avons publié un article intitulé Fantasme, Discours, Idéologie — D'une transmission qui ne serait pas propagande, qui offre un bon exemple d'application de l'A.L.S. à l'analyse d'un phénomène de société. On peut en trouver sur ce blog une version condensée (cliquer sur le lien).


      Vers la fin de l'article, dans le paragraphe 7 - "TRANSMETTRE SANS PROPAGANDE DANS LE CHAMP DE LA PSYCHANALYSE", nous sommes amenés à proposer deux définitions apparemment originales et inédites de la psychanalyse, l'une au plan pratique, l'autre au plan théorique :

 

- Définition récursive de l’analyse (pratique) :

"... il nous semble pertinent, à condition d’avoir au préalable défini fantasme 1 , de proposer une définition récursive de l’analyse comme pratique :

l’analyse, c’est l’analyse des fantasmes sur l’analyse... "

 

La récursivité (cliquer) permet entre autres de "définir un concept en invoquant le même concept" (Wikipedia)

Exemple de définition récursive  :
« Un signifiant, c'est ce qui représente un sujet pour un autre signifiant. » (Lacan)


- Définition apophatique de l’analyse (théorique) : 

 

" ... tout ce qui sort de la bouche d’un analyste ne saurait de ce fait être tenu pour du discours analytique... La littérature analytique fourmille de conceptualisations suspectes, qui prennent parfois pour alibi la « structure de fiction de la vérité » : « Sur son terrain, [la psychanalyse] se distingue par cet extraordinaire pouvoir d’errance et de confusion, qui fait de sa littérature quelque chose auquel je vous assure qu’il faudra bien peu de recul pour qu’on la fasse rentrer, tout entière, dans la rubrique de ce qu’on appelle les fous littéraires. » (Lacan, Séminaire, Livre XI).

     L’A.L.S. a son rôle à jouer dans le tri nécessaire à effectuer, dans cette jungle de productions « analytiques », entre les fausses pistes (banalement fantasmatiques) et les hypothèses potentiellement intéressantes, qu’il faudra encore, pour les réfuter ou les corroborer, confronter à la clinique. Contribuant à construire une définition apophatique du discours psychanalytique (attribut, selon Larousse, « d’une théologie qui approche de la connaissance de Dieu en partant de ce qu’il n’est pas plutôt que de ce qu’il est »), elle propose de caractériser ce discours en procédant par élimination, de dire ce qu’il n’est sûrement pas, à mesure qu’un savoir guidé par l’exigence d’une analyse littérale identifie les différents fantasmes dans ce qui se donne à lire ou entendre.

 

 

 1 Si on définit schématiquement l'A.L.S. comme une "micro-sémantique du fantasme", ce dernier ;

  1. est un concept qui résulte d'une expérience en amont, sur un matériel non montrable, donc non testable (séances d'analyse) ;
  2. il a une ébauche de formalisation : $ ◊ a ; il peut recevoir une définition linguistique : J.-C. Milner (1989) rappelle que "selon la théorie freudienne, un fantasme se laisse toujours exprimer par une  phrase, ou plus exactement par une  formule phrastique, dont chaque variante répond en principe à un fantasme distinct (souligné par nous)" ;
  3. le fait que ce concept subsume une série d'occurrences verbales est corroborable en aval par l'A.L.S. dont le matériel est montrable, donc testable. Les procédures d'analyse de l'A.L.S. sont par ailleurs testables et reproductibles par quiconque manuellement, et simulables informatiquement.

 

       Ces deux définitions seront développées prochainement dans un article en cours de rédaction...

 


 


Merci de bien vouloir laisser un commentaire ci-dessous


 


Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, axiologie, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, Hocquenghem, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, antiphilosophie, anti-philosophie, Cyrano, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne, malaise dans la civilisation, structuralisme, structure, langage, définition apophatique de la psychanalyse, définition récursive de la psychanalyse

 


Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, axiology, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysispsychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identificationsubjective identification


Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:48

 

L’ANALYSE DES LOGIQUES SUBJECTIVES

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Une logique de la déraison, une micro-sémantique du fantasme ...

 

 


 

 

 

Au-delà de l’identification

Un abord renouvelé du "malaise dans la civilisation"

 

 

I) Identification cognitive et identification subjective : c’est leur divorce qui alimente le « malaise dans la civilisation »

 

A)   Écartons trois fausses pistes impropres à rendre compte du psychisme humain :

1)  L’instinct : volontiers confondu par le profane avec le réflexe (exemple : « réflexe d’autodéfense »). Celui-ci, bien plus élémentaire – l’arc réflexe médullaire ne met en jeu qu’un neurone récepteur et un neurone effecteur – est incapable de tendre à lui seul vers un but adapté.

L’instinct, impulsion innée, héréditaire et spécifique, est réputé « parfait, hautement complexe et adapté ». Dominant chez les espèces « inférieures », il se laisse mal observer chez l’homme. S’il existe, l’instinct n’est pas le plus fort : aucune main invisible ne retient le suicidaire (« instinct de conservation »), le « pervers » aux mœurs « contre-nature » (« instinct de reproduction »), le parent infanticide (« instinct maternel »). Il est donc surpassé par autre chose, qui par son caractère de répétition aveugle et incoercible le simule aux yeux du profane : l’automatisme de répétition.

2) L’imitation (« moutons de Panurge ») : solution à la charnière du conditionnement et de l’identification (primates) incapable par sa  simplicité, à rendre compte de la subtilité des mouvements de mode ou des élans de foule. Ceux-ci touchent préférentiellement un certain type de personnalité, et la distance entre l’imitation d’un contenu et l’identification à une structure est celle séparant le perroquet reproduisant bruits et voix humaine, de l’enfant qui parvient à la maîtrise de sa langue maternelle. Ce qui chez l’homme simule l’imitation c’est la suggestion.

 

3) Le conditionnement pavlovien (« la publicité nous conditionne ») : explication caduque, (même si le conditionnement a pu – avant de leur céder la place – jouer un rôle dans la mise en place des identifications), et ce pour trois raisons principales :

– Le réflexe conditionné qui permet l’apprentissage animal finit par s’éteindre s’il n’est pas entretenu.

– Il procède du code (relation biunivoque entre le stimulus et la réponse) et non du langage qui, fondamentalement ambigu et plurivoque, est doté de possibilités combinatoires quasiment infinies.

– Il ne saurait aller vers la recherche du déplaisir. Or l’humain peut courir à sa perte en se remettant dans les mêmes impasses, mu par quelque chose « de plus fort que soi ». Là où la mémoire animale servant l’adaptation au milieu utilise le souvenir pour éviter la répétition du déplaisir, la mémoire humaine est mise par le langage au service de la répétition douloureuse voire suicidaire, l’oubli n’étant qu’apparent (refoulement).

 

B)    Identification cognitive et identification subjective : Sans la prématuration donc la dépendance à l’adulte nourricier, l'enfant ne pourrait s’intéresser au langage 

1)     La face « connaissance » de l'identification sert  l'adaptation. Ce savoir est révisable (contre-expérience ou réfutation logique)

2)     La face « méconnaissance » de l'identification : l'enfant n'apprend pas à parler avec un dictionnaire et une grammaire, mais dans la relation de dépendance à ses parents, dans le discours desquels s'entrelacent inextricablement les connaissances et le désir. Ce « Que ta volonté soit faite » de la relation initiale à l’autre est le point de départ de l'identification subjective : Imaginaire, inconscient et fantasme.

a.      Celle-ci est le support de la croyance à l’identité, c’est une prothèse psychique destinée à se substituer aux instincts défaillants, c’est la racine inconsciente de la personnailté

b.      Le savoir subjectif, du fait qu'il est inconscient, n’est pas révisable. En complémentarité à l’origine avec le savoir cognitif, puis en opposition croissante. Socialement : l’Inquisition contre Galilée, le créationnisme contre Darwin.

c.      L'identification subjective, définie comme la connexion signifiant-affect conduit graduellement d'une situation où plaisir et déplaisir étaient suscités par les besoins à une situation où c'est le signifiant (les sons du langage) qui a acquis le pouvoir de les convoquer.

 

                                 Langage cognitif CS Langage subjectif ICS

                                                                                        | 

                                                                                        |
 

                                                                                   affects

 

II) Pour les explorer, proposons des alternatives à deux fondamentales terminologies de Lacan :

 

A)    Alternative à “Réel, Symbolique, Imaginaire”, plus « parlante » et plus efficiente

- “Réel”, “Réel Parlant”, “Réel Parlant Unifiant”

- On y resitue la “triade subjective” : Imaginaire, fantasme, inconscient

 

B)     Alternative aux “Quatre Discours”, plus propice à une analyse textuelle du discours courant

- L'Analyse des Logiques Subjectives : “micro-sémantique du fantasme”, “logique de la déraison” (car il y a un ternaire : logique/raison/déraison). Voir sur ce site l’article “Analyse des Logiques Subjectives”

- Les quatre principaux parlers : “changement/destruction” (Devise : “plus on est de fous, plus on rit”), “conservateur” (“mieux vaut être seul que mal accompagné”), “hésitant” (au delà de quatre, on est une bande de cons”), “constructeur” (“tous pour un, mais non la réciproque”), et leurs combinaisons.

 

III) “Déstructuration” et “destruction” dans la civilisation

 

A)    Étymologie : latin« struere ». Le verbe signifie originellement « entasser » puis « empiler avec ordre » et enfin « construire ».

 

B)    Dérivés et synonymes :

- Construire, détruire, instruire, déconstruire, reconstruire ® Construction, destruction, instruction, déconstruction, reconstruction

- Structurer, déstructurer, restructurer ® Structure, infrastructure, superstructure structuration, déstructuration restructuration

- Synonymes à commenter :

- tissu, texte (textile : structuration de fils)

- organe, organiser, organisation, organisme, d'où désorganiser, désorganisation

- atomiser : “atomes épars” s'opposant à “molécule structurée” ; agréger, désagréger, désagrégation

- charpente, squelette, ossature, infrastructure d’un organisme vivant

 

C)    Différence entre déstructuration et destruction

- Déstructuration : atteint les liens ou les relations entre les éléments

- Destruction : atteint les éléments en plus des liens ou relations

 

D)    Déstructuration dans les différents domaines : Le libéralisme extrême peut-il déstructurer les sociétés ?

    a. Le « tissu économique » : déstructuration et/ou destruction

                           i.     Division du travail, “aliénation” marxiste, travail en miettes, « diviser pour régner »

[Wikipedia] Selon Marx, l'aliénation fondamentale réside dans les rapports de production : la division du travail et l'appropriation individuelle des moyens collectifs de production provoquent une situation où l'homme est exploité par l'homme. Le produit de l'activité humaine est séparé de son producteur et accaparé par une minorité. Des formes abstraites, l'argent, la marchandise, le capital s'érigent en idoles, deviennent étrangères à l'homme et l'écrasent de leur puissance absorbante. (...) L'aliénation politique : l'État est l'instrument dont se sert la classe capitaliste pour assurer politiquement sa domination et son oppression sur la classe asservie. L'aliénation religieuse. C'est parce que l'existence sociale de l'homme est une existence malade que la conscience humaine élabore des rêves compensatoires qui anesthésient ses souffrances : la religion est ainsi l'opium du peuple.

Dans le monde capitaliste, le travailleur vend sa force de travail. La finalité de son travail lui échappe complètement. climat aliénant lorsqu'une activité humaine est dépossédée de sa finalité immédiate et que l'individu n'agit que sous les impératifs de lois (économiques) qui échappent à sa compréhension. « Une conséquence immédiate du fait que l'homme est rendu étranger au produit de son travail [...] : l'homme est rendu étranger à l'homme. »

                           ii.     Délocalisation, dérégulation, démantèlement, désagrégation, nomadisation, mondialisation

                                        iii.     Production, consommation

- Révolution bourgeoise : « Le roi est mort, vivent les rois », « Tous EGO » !

- Au XIXe siècle, société de production, accumulation du capital, mais chute tendancielle du taux de profit

- Au XXe siècle, vendre toujours plus pour conserver marges de profit, société de consommation. “Chacun mérite d’être traité comme un roi”. Non pas créer des besoins, mais créer de nouveaux objets de désir

    b. Déstructuration du tissu social et professionnel : développement d’un « mauvais » individualisme dans la consommation privée, déstructuration des liens familiaux et amicaux. Délation et concurrence au travail. Anomie

   c. Déstructuration/destruction du tissu urbain : désorganisation de l’habitat. Distance domicile-travail donc temps de transport augmentés, transports privés prenant le pas sur les transports publics, cités-dortoirs, mégalopoles

    d. Destruction environnementale : outre la diminution irréversible de la bio-diversité, elle entraîne des dégâts économiques, donc des migrations parfois massives, donc du désordre dans l’organisation sociale

    e. Déstructuration conceptuelle: post-modernisme et relativisme cognitif

[Wikipedia] La philosophie postmoderne popularisée notamment par le philosophe J.-F. Lyotard, regroupe des pensées qui développent une forte critique de la tradition et de la rationalité propres à la modernité occidentale, qui ont en commun une posture de critique et de méfiance, de liberté voire de rupture vis-à-vis des traditions idéologiques de la modernité en Occident. L'unité de ces pensées, comme le nom sous lequel on les regroupe, soulève de nombreux désaccords. Elles partagent toutefois un concept fondamental : les différences (Foucault, Deleuze), la différance (Derrida), le différend (Lyotard). Le concept de différence a pour noyau commun d'échapper à toute objectivation, de se placer dans l'horizon de la vie et du sens eux-mêmes.

- Déconstruction post-moderne à partir du philosophe Jacques Derrida : De Platon (Phèdre) à Rousseau et Lévi-Strauss, il dénonce la primauté traditionnelle de la parole, conçue comme « vie » et « présence », logocentrisme. Il « déconstruit » donc la métaphysique occidentale, cf le projet d’Heidegger.

- Deleuze et Guattari : L'Anti-Œdipe, la schizo-analyse, Déterritorialisation, Machines désirantes, Rhizome (le réseau déstructuré contre l'arbre structuré). L'Anti-Œdipe, publié en 1972, se donne pour tâche de revenir sur l'erreur que constitue selon eux le désir conçu comme manque (« l'inconscient n'est pas un théâtre, mais une usine, une machine à produire ») ; ce n'est pas la folie qui doit être réduite à l'ordre en général, mais au contraire le monde moderne en général ou l'ensemble du champ social qui doivent être interprétés aussi en fonction de la singularité du fou. Seul le désir – ou la dimension de l'événement que montre le désir – garantit la libre configuration des singularités et des forces en mesure de mettre l'histoire en mouvement. Ce (dé)constructionnisme définit typiquement le mouvement « schizoanalytique » qu’ils proposent contre le psychanalytique (« œdipien ») : le « schizoanalyste » vise la « chaosmose » comme bain de jouissance atteignable par n'importe qui et respectant la puissance de tous.

- À notre avis, il y a là confusion dénégatoire entre leur éparpillement hystérique et la gravissime désagrégation schizophrénique !!!

- Jean-François Lyotard : La condition post-moderne, La grande pellicule éphémère, Capitalisme énergumène. Lyotard soutient que les philosophies modernes légitimaient leurs prétentions à la vérité sur des histoires acceptées (ou « métanarrations »). Il suggère que, suite à l’effondrement des métanarrations modernes, les hommes développent un nouveau jeu de langage, un jeu qui ne revendique pas la vérité absolue mais qui glorifie plutôt un monde de relations perpétuellement changeantes (relations entre les personnes, ainsi qu’entre les personnes et le monde

- Jean Baudrillard : De la seduction, La violence du mondial. Il disait en toute chose : "Je ne trouve pas mes solutions dans la loi", et a compose la chanson “Suicide-moi” ! Inspiré par l'œuvre de Nietzsche, il s'intéresse aux événements de l'objet et à leurs règlements ou dérèglements : « séduction », « simulation » et « hyper-réalité ». L'une de ses thèses centrales, qui poursuit, d'une certaine façon, la critique de la société du spectacle entamée par Guy Debord, repose sur l'analyse de la « disparition du réel », auquel se substitue une série de simulacres qui ne cessent de s'auto-engendrer.

- Relativisme cognitif (ex: Isabelle Stengers). Réfuté par Evry Schatzmann (entre autres). Il repose sur un sophisme : Les contenus de la science ne décrivent aucun réel mais se ramènent aux conditions de leur production. "Tout se vaut", "la théorie de la relativité est une construction comme une autre, entièrement soumise aux conditions de sa naissance (origine sociale et personnalité du théoricien, pays où il travaille, financement de ses recherches etc.)". "Ce relativisme considère tous les discours sur le monde comme des fictions équivalentes : sciences, traditions religieuses et pseudosciences sont ainsi considérées comme également vraies."!!

    f. Destructuration de la clinique en psychiatrie, psychanalyse, psychologie : D.S.M. et “lobby des labos” ; atomisation, morcellement, constellation de symptômes-cible que vise l'arsenal thérapeutique, disparition de l’hystérie !!! Or les structures psychiques existent empiriquement ; cf la schizophrénie : destruction ou déstructuration de la personnalité

    g. Déstructuration psychique : non, c'est la seule exception, c'est impossible. Les structures psychiques sont des précipités stables. Déstructuration seulement possible “spontanément” par la démence (biologique) irréversible ou la schizophrénie (psychique) dont les phénomènes sont réversibles parce que le « matériel » est en bon état). En revanche les divers modes de pouvoir dans les différents domaines sont incapables de changer la structure psychique.

 

IV) Analyse des “complicités” inconscientes à la lumière de l’A.L.S., sans manichéisme (car tout manipulateur est manipulé par son inconscient, pas de “libre-arbitre” en psychanalyse)

 

A) Dans la structure psychologique du capitaliste est à l’œuvre le parler constructeur (ou “du progrès”) : arrivistes qui construisent leur narcissisme en bâtissant leur empire commercial, financier, politique ou universitaire, accumulant argent, pouvoir, diplômes ou érudition. Ils se construisent en détruisant souvent le reste : “Après moi, le déluge !”

 

B) Dans la structure psychologique du client consommateur est à l’œuvre le parler changement/destruction: “extraverti” influençable, psychoplastique, fashion victim voué au culte de l’éphémère et de l’obsolescence, au gaspillage.  “L'hystérique suit la mode”. Critère d’achat : “c’est nouveau, ça vient de sortir”. Mots-clé : NOUVEAUTÉ, CHANGEMENT (superficiel, jamais structural !)

- Pour Jean-Claude Michéa, il y a une différence entre idéologie de gauche («parti du mouvement») et socialisme : pour la gauche, idée d’un progrès essentiellement tourné vers l’avenir (“un militant de gauche éprouve immédiatement une terreur sacrée à l'idée que quelque chose ait pu aller mieux dans le monde d'avant”), d’où suspicion légitime de connivence fataliste avec le capitalisme dévastateur : “modernisons”, “on n’arrête pas le progrès”, “il existe un mystérieux sens de l'histoire, qui dirigerait mécaniquement l'humanité vers l'« avenir radieux » ou la « mondialisation heureuse ».” ; le socialisme, lui, serait lié à l’idée d’un tri entre structures à conserver et structures à transformer (“Orwell avait parfaitement raison de souligner le moment «conservateur» de tout projet politique révolutionnaire. La possibilité d'une véritable société socialiste dépendra en grande partie de la capacité des gens ordinaires à préserver les conditions morales et culturelles de leur propre humanité”).

- Ce parler changement/destruction alimente également

. le point de vue traditio-communautariste (P.-A. Taguieff), “qu'illustrent le droit à la différence (culturelle, ethnique, voire raciale), les droits des peuples à persévérer dans leurs traditions propres, l'idéal de préservation des identités de groupe”, qui s’oppose au point de vue individuo-universaliste, “qu'illustrent la revendication des droits de l'homme, la dénonciation des valeurs propres aux communautés « closes» en tant que racistes, l'idéal d'abolition des identités communautaires et des traditions « particularistes » en tant qu'obstacles au « progrès ».

 . et la “transgression légitimée” (décrite par Michel Oriol) : pour certains “extravertis” leur malignité destructrice se pare à titre tactique des plumes de l'orthodoxie (“intégrisme”, “fondamentalisme” de façade)

 

C) Le parler hésitant est également complice,  dans une moindre mesure, de la consommation aveugle : la boulimie d’achat (impulsif ou de réassurance) peut être un symptôme chez les phobiques. De plus, le doute sceptique désarme la contestation

 

D) Mais la consommation ne doit pas compter avec le parler conservateur ! (différence entre l’arriviste qui capitalise, donc acquiert, et l’introverti à la recherche du solide, de ce qui dure et qu’on ne jette pas, radin donc non consommateur)

 

E) Fantasmes, parlers, idéologies : Comment passe-t-on des fantasmes aux parlers, puis des parlers aux idéologies ?

Les parlers, d’origine inconsciente, regroupent les fantasmes en vertu d’une logique subjective que l’A.L.S. s’attache à décrire. Les idéologies en revanche, consciemment élaborées, fédèrent les fantasmes :

- soit en privilégiant une des logiques subjectives, donc en juxtaposant des fantasmes allant dans la même direction, avec des contenus surajoutés variables en quantité et en nature,

- soit en associant des fantasmes divers – voire opposés– dans une synthèse instable,

- soit en nouant à la logique subjective des pans de logique cognitive qui agencent « rationnellement » des contenus précis, d’où une allure pseudoscientifique parfois difficile à démasquer.

 

 

V) Conclusion et perspectives : paradoxe, “chiasme” entre destructuration et restructuration

 

A) Les structures psychiques existent, en psychiatrie, psychanalyse, psychologie, n'en déplaise au D.S.M ...

a. Freud dit dans la Traumdeutung : “Le désir indestructible modèle l'avenir selon l'image fixée du passé. Et Lacan reprend : L'avenir est structuré par l'indestructible désir en tant qu'il est toujours le même. La structure en tant que rapport à un certain savoir ]inconscient] n'en démord pas”. 

b. Et surtout :“L'inconscient est structuré comme un langage” 

 

B) Ce sont ces structures psychiques inconscientes, qui dans leur fonctionnement aveugle (automatisme de répétition) entraînent la déstructuration et/ou la destruction dans divers domaines.

a. (Le concept marxiste d’aliénation est contesté par Lacan : « L’inconscient est le lieu de l’autre, le désir de l’homme c’est le désir de l’autre » . Disons non pas aliénation mais plutôt déstructuration voire destruction)

b. Ces structures sont anachroniques, d’où la nécessité de la déstructuration que permet l’analyse, avec ou sans restructuration ultérieure.

c. “Au delà de l'identification” :

-   L’intérêt de l’apport de Lacan sur la dissolution du transfert « individuel », à la fin du Séminaire XI, est qu’il se réfère directement à un schéma de Freud dans Psychologie collective et analyse du Moi :

« Freud donne son statut à l’hypnose en superposant à la même place l’objet a comme tel et ce repérage signifiant qui s’appelle l’idéal du moi [désigné par I]. »

« Or, qui ne sait que c’est en se distinguant de l’hypnose que l’analyse s’est instituée ? Car le ressort fondamental de l’opération analytique, c’est le maintien de la distance entre le I et le a. [...] Le désir de l’analyste, par cette voie [l’interprétation] isole le a, il le met à la plus grande distance possible du I que lui, l’analyste, est appelé par le sujet à incarner. C’est de cette idéalisation que l’analyste a à déchoir pour être le support de l’a séparateur [...]. »

-    Le transfert se définissant comme « temps de fermeture lié à la tromperie de l’amour », l’analyse, en réalisant sa dissolution, fait décroître l’idéalisation amoureuse et l’intensité de la demande d’amour. Fidèle à l’étymologie, elle délie, défait les liens, désimaginarise car « il y a du semblable, où s’institue tout ce qui fait lien : c’est l’imaginaire. » (Milner). Là où l’identification subjective reposait sur la  connexion signifiant-affect, l’analyse déconnecte l’affect du signifiant (ainsi quand disparaît une phobie). Elle donne de l’autonomie au désir qui, chez le névrosé, s’était rivé à des objets anachroniques. Dernière dépendance destinée à défaire les précédentes par la dissolution du transfert, l’analyse apporte la contre-addiction, et relance l’esprit critique.

 

C)    Conclusion en forme de paradoxe :

 

- La psychanalyse, en opèrant une déstructuration progressive de la “triade subjective” (imaginaire, inconscient, fantasme), reconnecte le psychisme avec le Réel, dont elle facilite l’abord indirect par l’identification cognitive. Elle affaiblit l’anachronisme identificatoire, donc permet de limiter la prise des idéologies responsables des déstructurations et destructions, et d’envisager une dynamique de restructuration dans les domaines “sociaux” autres que psychiques

 

- En revanche mieux vaut éviter le recours aux thérapies du bonheur ou du soulagement immédiat : sous prétexte de pragmatisme, elles évitent de toucher à la structure, psycho-aspirine sans effet sur “l’usine à fabriquer des symptômes”.

 

- Se pose d’autre part le problème de la persistance, dans les milieux psychanalytiques, de la “triade subjective”, intriquant ses reliquats névrotiques au discours analytique (communautarisme, sectarisme).

 

- Pour une psychanalyse régénérée, il faut  sur le plan pratique travailler sur la passe, la technique analytique, la durée des analyses, et sur le plan théorique, développer les “analysciences” (dont notre A.L.S.), passerelles avec respect mutuel, ainsi que le galiléisme étendu. “Davantage de science” (ne pas lui tourner phobiquement le dos), mais d’une science augmentée, car il faut rattraper le retard pour résoudre et prévenir les problèmes. Le pourquoi de ce retard est donné par l’analyse,  non par la science (naïve quand aux pouvoirs explicatifs et préventifs du cognitif conscient).

 

- Notre métaphore du cycle de l’eau* montre cependant que le “cognitif éclairé” a aussi un rôle à jouer :

i. Étymologie de “mé-chant” : celui qui “tombe mal”, au mauvais moment, l’enfant non désiré

ii. Prévention (déjà chez Cousteau) : confier aux femmes l’économie domestique et la contraception ...

iii.     “Déclaration des droits du soft” : une éthique logique est à construire par delà le bien et le mal ...

 

 

* La métaphore du cycle de l'eau:

    - De l'océan des paroles, du "collectif" (du personnel), - du grand Autre dirait Lacan, émane la vapeur d'eau qui se condense en nuages (ce sont les paroles des adultes vivants puis morts lorsqu'elles se détachent de leurs « émetteurs » pour s'inscrire dans des supports-mémoire permettant leur repetition : mémoire des hommes, livres, supports magnétiques ou optiques...

    - Plus tard, ces nuages précipiteront en une pluie qui forme, du fait du hasard ("tuchè", contingence) du "relief local", de petits ruisseaux singuliers (analogie avec telle famille particulière où survient la naissance d'un enfant). Ce qui est singulier ici c'est la combinaison de paroles que véhicule chaque ruisseau, et non les éléments recombines eux-mêmes. L’inconscient qui littéralement « prend (un) corps », c’est alors l’impersonnel singulier, l’insu portable.

    - Ces petits ruisseaux, mus par la répétition (("automaton", pseudo-nécessité dont l’analogue serait ici le courant causé par la pente et la force de gravité, qui fait que tous les fleuves vont à l'océan), mettent en commun leur contenu liquide pour faire les grandes rivières, répétitives elles aussi.

    - Or tous les fleuves vont à la mer. L’eau réunie de ces rivières retourne à l’océan des paroles, à « l’inconscient collecteur », qui, loin d’être collectif et homogène, montre l’hétérogénéité de ses différents courants chauds, tièdes ou froids (les « parlers » de notre A. L. S.) : sorte d'auberge espagnole où chacun trouve ce qu'il apporte et se renforce avec ses semblables dans son sillon identificatoire, entretenant durablement les dialogues de sourds. De cet océan émaneront la vapeur et les nuages d’où naîtra la prochaine génération.

    La conséquence de ce parcours cyclique est que tout l’inanalysé « individuel » (singulier) modelé par le caprice des vallées fait retour dans l’océan comme malaise « collectif » (général) :

 

"De même que les petits ruisseaux font les grandes rivières,

de même les petits malheurs font le grand malaise"


   



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Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, axiologie, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, antiphilosophie, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne, malaise dans la civilisation, structuralisme, structure, langage

 


Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, axiology, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysispsychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identificationsubjective identification


Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 


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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:23

 

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L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

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A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, axiologie, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, antiphilosophie, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne, malaise dans la civilisation, structuralisme, structure, langage

 


Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, axiology, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysispsychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identificationsubjective identification


Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

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Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 


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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 09:56

 

L’ANALYSE DES LOGIQUES SUBJECTIVES

colombe.gif 

Une logique de la déraison, une micro-sémantique du fantasme ...

 

 

 



 

 

(Thème : Psychanalyse et propagande)

 

 

Fantasme, Discours, Idéologie

D’une transmission qui ne serait pas propagande

AuteurJean-Jacques Pinto

Psychanalyste et chargé de cours à l’Université de Provence 

 

(cliquer ici pour voir le résumé dans la revue Topique n°111)

 

 LA PROPAGANDE NE SE RENCONTRE PAS SEULEMENT SOUS SES FORMES PUBLICITAIRES ET POLITIQUES, qui ne font que la systématiser (propagande verticale, à distance, chez les décideurs politiques ou économiques). 

Elle est partout, adressée aux connaissances proches et au voisinage par la conversation et le bouche-à-oreille(propagande horizontale, de proximité, spontanéе оu récupéрéе par politique, religion et économiе). 

Elle trouve ses fondements dans une disposition générale inconsciente du psychisme humain, qui permet et favorise son émission, son acceptation et sa diffusion.

(La propagande doit trouver quelque chose à la réception pour pouvoir s'implanter).

2  CETTE STRUCTURE PSYCHIQUE, LA SUBJECTIVITÉ INCONSCIENTE, EST LE RESULTAT DE L'IDENTIFICATION SUBJECTIVE , laquelle ne se confond ni avec l'instinct, ni avec le conditionnement pavlovien, ni avec l'imitation.

    a) Instinct : "théorie naïve" du public qui pense que telle propagande va « réveiller ou flatter nos bas instincts»

- le réflexe est très simple (arc réflexe : deux neurones dans la moëlle épinière), différent de l'instinct, qui est une impulsion innée, héréditaire et spécifique, et est réputé « parfait, hautement complexe, et adapté »

- S'il existe chez l'homme, l'instinct n'est pas le plus fort: aucune main invisible ne retient le suicidaire (« instinct de conservation »), le « pervers » aux mœurs « contre-nature » (« instinct de reproduction »), le parent infanticide (« instinct maternel »). Il est donc surpassé par autre chose, que la psychanalyse nomme l'automatisme de répétition.

              b) imitation : "théorie naïve" du public qui traite les suiveurs de «moutons de Panurge»

L'imitation est à la charnière du conditionnement et de l'identification (primates). Mais chez l'humain :

 - Les mouvements de mode ou des élans de foule touchent préférentiellement un certain type de personnalité,

- La distance entre l'imitation d'un contenu et l'identification à une structure est celle séparant le mainate reproduisant indifféremment bruits et voix humaine, de l'enfant qui parvient "de l'intérieur" à la maîtrise de sa langue maternelle. Construction de phrases nouvelles, jamais entendues, Recombinaison, compréhension en profondeur (Comme les règles d'un jeu de cartes).

Ce qui chez l'humain simule l'imitation c'est la suggestion.

c) avec Pavlov : «la publicité nous conditionne» , «bourrage de crâne», offensive des T.C.C.

Cette explication par le conditionnement est caduque, même s'il a pu –avant de leur céder la place– jouer un rôle dans la mise en place des identifications: Cyrulnik

– Le réflexe conditionné qui permet l’apprentissage animal finit par s'éteindre s'il n'est pas entretenu.

– Il procède du code (relation biunivoque entre le stimulus et la réponse) et non du langage qui, fondamentalement ambigu et plurivoque, est doté de possibilités combinatoires quasiment infinies.

– Il ne saurait aller vers la recherche du déplaisir (mourir pour des idées, aller au supplice en chantant, s'immoler par le feu). exception faite des espèces domestiques qui présentent des ébauches de névrose. Or l'humain peut courir à sa perte en se remettant dans les mêmes impasses, mu par quelque chose «de plus fort que soi» et qui ne s'éteint jamais : dans l'expérience analytique le désir inconscient est indestructible.

Là où la mémoire animale servant l'adaptation au milieu utilise le souvenir pour éviter la répétition du déplaisir, lamémoire humaine est mise par le langage au service de la répétition, même douloureuse –voire suicidaire (automatisme de répétition), l'oubli n'étant qu'apparent (refoulement).  cf Zochtchenko,

d) C'est avec le langage, permis par la prématuration donc la dépendance à l’adulte nourricier sans laquelle l'enfant ne pourrait s’intéresser au langage, qu'apparaissent chez l'homme deux nouveaux types de solutions adaptatives : les versants cognitif et subjectif de l'identification.

- La face «connaissance» de l'identification sert l'adaptation 

Elle fournit à l'esprit humain des contenus mémoriels et des outils logiques qui le dispensent de devoir tout expérimenter, chaque génération disposant ainsi d'un savoir cumulatif considérable.

Ce savoir conscient ou préconscient est ouvert à la révision: si l'expérience le contredit ou si une argumentation le réfute, il pourra (en théorie) être questionné, remanié voire abandonné.

- Mais l'enfant n'apprend pas à parler avec un dictionnaire et une grammaire.

Il est introduit dans l'ordre symbolique par le discours de ses parents, discours où s'entrelacent inextricablement les connaissances et le désir. Impossible de s'y dérober quand on dépend vitalement d'eux: Ce «Que ta volonté soit faite» devient l'impératif inconscient de l'athée le plus convaincu.

C'est là le point de départ de l'identification subjective, qui, quoique fille du langage, s'oppose par bien des traits à l'identification cognitive. Inconscient, imaginaire et fantasme font d'elle la face «méconnaissance» de l'identification.

Support de la croyance à l’identité et prothèse psychique destinée à se substituer aux instincts défaillants, elle a initialement servi la survie de l’espèce en fournissant avec le désir sexuel, le désir d'enfant et le désir de vivre des substituts aux instincts sexuel, maternel et de conservation. Mais ce au prix de remplacer leur nécessité innée par lacontingence de désirs liés à la constellation familiale où ils prennent naissance.

Le savoir cognitif était révisable; mais non le savoir subjectif, du fait qu'il est inconscient : rebelle à l'expérience et à l'argumentation critique, il fait le lit de toute croyance dogmatique. L'inquisition contre Galilée, le créationnisme contre Darwin, contradiction structurale entre identification subjective et identification cognitive, ces sœurs ennemies.

L'identification subjective, définie comme la connexion signifiant-affect résultant d’une suggestion exercée par le parent sur l’enfant, conduit graduellement d'une situation où plaisir et déplaisir étaient suscités par les besoins (chez le nourrisson) à une situation où c'est le signifiant qui a acquis le pouvoir de les convoquer.

 

Langage cognitif CS <-----------> Langage subjectif ICS  <-------------> affects

        Cette face “méconnaissance” de l'identification entre en conflit avec la face “connaissance” de l'identification : l'identification cognitive (l'éducation, l'argumentation, la raison), toutes deux relevant du langage, qui est le propre de l'homme.

        C'est donc dans la relation parent-enfant que se constitue chez chacun cette subjectivité inconsciente, dont les caractéristiques feront le lit des propagandes futures :

  • l'automatisme de répétition favorisera l'accueil de slogans répétés et rythmés,

  • la connexion signifiant-affect inscrira tel un tatouage le verbe dans la chair, asseyant sa suprématie au point qu'on veuille «mourir pour des idées»,

  • la soumission à l'empire de la voix, la suggestibilité en principe diminuée chez l'adulte mais toujours vive dans la structure hystérique, permettra la prise et la propagation d'une parole directive,

  • le refoulement, qui soustrait les contenus inconscients à toute révision critique par la raison, permettra de conserver inentamés les fantasmes et croyances intimes que l'idéologie fédérera,

  • le couple Idéal du moi/Surmoi se substituera à la carotte et au bâton chers aux behaviouristes pour porter l'obéissance, au-delà de la souffrance, à la dimension du sacrifice fanatique.

  •  

    enfin, la demande d'amour trouvera un ersatz de satisfaction dans l'affirmation par le pouvoir religieux, politique ou économique de son amour pour ses fidèles.

3 Une description rapide de la forme et du contenu de la propagande nous conduira, en passant par le Socio-Styles-Système de B. Cathelat, à introduire l’Analyse des Logiques Subjectives (A.L.S.) comme moyen de description efficace des grands types de profils subjectifs plus ou moins sensibles à la propagande.

La forme:

  • La répétition sans variation de slogans et mots d'ordre renvoie à l'automatisme de répétition.

  • Le rythme et l'intonation renvoient à la suggestion hypnotique.

  • La forme et l'allure globale du discours de propagande peuvent être non spécifiques ou ciblées.

  • La syntaxe de phrase pourra se modeler sur la grammaire du fantasme. La propagande va ainsi jouer sur la simplification des énoncés dont l'aboutissement est le slogan.Le verbe qui centre le fantasme, aux trois voix active, passive et réfléchie, peut comme forme minimale apparaître à l'impératif ou à l'infinitif. Mais d'autres formes brèves promeuvent des noms ou des adjectifs spécifiques, ce qui reste à expliquer.

Le contenu

– Certains caractères communs relèvent de l'identification subjective en général :

  • le contenu voulu intangible d'un credo comme ceux du parti nazi ou de la vulgate marxiste à travers les vicissitudes de la Realpolitik,
  • la récompense et la menace, qui prennent leur effet du couple Idéal du moi/Surmoi reporté sur la personne du leader;
  • la réponse à la demande d'amour sous sa forme religieuse («Dieu est amour»), politique («Big Brother vous aime») ou commerciale («Monoprix ... tous les jours l'amour»).

– Mais la spécificité de chaque type de subjectivité réceptrice resurgit à plusieurs niveaux de l'analyse:. La subjectivité n'est pas une, COMME LA SUBJECTIVITÉ la propagande n'est pas homogène. Il y a des familles, d'où la nécessité d'une connaissance intuitive ou par sondage de ses courants principaux.

Sur une base statistique, le Socio-Styles-Système de B. Cathelat (Cathelat, 1992), abord psychosociologique des «Styles de vie», mentionne l'existence de Lexico-styles publicitaires qui correspondent à ce que livrera notre analyse de discours.

Il y a des points communs entre les propagandes publicitaire, politique, et quotidienne entre proches, non pas au niveau du contenu «macrosémantique» des thèmes abordés, mais au niveau «microsémantique» d'éléments minimaux affectivement investis. Après sa grammaire, c'est à une sémantique du fantasme qu'il nous faut désormais recourir.

PRÉSENTATION RÉSUMÉE DE L'ANALYSE DES LOGIQUES SUBJECTIVES (A.L.S.)

Les 4 Discours de Lacan : insuffisants, ils subsistent parfois paradoxalement dans le milieu analytique comme une certaine forme de propagande

            L'ALS héritière critique des 4 discours :méthode d’analyse des mots d’un texte parlé ou écrit qui travaille, sans recourir à la communication non verbale, sur la sémantique des métaphores en vue d'en déduire la structure identificatoire du locuteur et les réseaux de sympathie ou d'antipathie qu'il génère. N’analyser que les mots permet à l’A.L.S. de traiter des textes signés aussi bien qu'anonymes (propagande publicitaire). 

C'est le discours parental qui détermine le discours fantasmatique de l'enfant, différemment selon qu'il est idéalisé ourejeté (cas extrêmes). L'enfant, identifié au texte du désir parental, qualifiera et traitera désormais tout objet (y compris lui-même et son parent) comme on l'a qualifié et souhaité le traiter. C'est la satisfaction du parent, et non la sienne, qu'il exprime et recherche à son insu. Les adjectifs extraits des appréciations du parent, et les verbes décrivant le sort qu’il souhaite à l'enfant, fourniront les atomes valorisés dans les énoncés fantasmatiques, et constitutifs des séries.

Ces adjectifs décrivent l'objet tel qu'il est jugé par le parent (beaulaidconformeinattendu, etc.), et tel qu'il devrait être pour rendre possible l'action que le parent veut exercer sur lui ou le comportement qu'il en attend: léger… pour mieux s'en débarrasser s’il est «un fardeau»prudent s'il s'agit de le protéger.

Les verbes, eux, décrivent l'attitude du parent devant l'enfant idéalisé : aimeradorerprendre au sérieuxrespecter,regardervoircontemplerposséder, etc., ou devant l'enfant non désiré : verbes exprimant la déception, la surprise, l'étonnementla peurl'horreurhaïr, détester, maudire, ne pas prendre au sérieux, tourner en dérision, ainsi que les moyens de se débarrasser d'un tel enfant, de le faire changer, ou de l’ignorer, tous ces mots étant valorisés secondairement chez l'adulte que cet enfant deviendra.

Chaque parler subjectif se positionne quant à l'individu et au groupe: dans le parler I → I, l'individu isolé est valorisé: «il vaut mieux être seul que mal accompagné», dans le parler E → E c'est le groupe nombreux, la foule: «plus on est de fous, plus on rit», dans le parler I ou E le petit groupe d'amis offre un juste milieu entre la solitude néfaste et la foule objet de phobie (Brassens: «au-delà de quatre, on est une bande de c… s»). Quant au parler E → I dans sa variété arriviste, le groupe est utilisé comme tremplin pour l'ambition personnelle, puis abandonné ou dominé lorsqu'on est au sommet ( «tous pour un», mais non la réciproque...).

La logique des parlers dissipe le contresens qui voudrait faire des dictateurs propagandistes des  «psychorigides» obsessionnels voire paranoïaques. Si pour certains leur malignité destructrice se pare à titre tactique des plumes de l'orthodoxie («transgression légitimée» décrite par Michel Oriol), leur discours privé les révèlehystériques, parfois à la limite du paranoïde, peu soucieux du contenu (Mussolini et bien d'autres ont traversé le spectre politique), mais goûtant la forme violente et le meurtre. D'autres leaders politiques ou bâtisseurs d'empires commerciaux sont des «constructeurs» arrivistes.

Chaque parler veut prétendre à l'universel dans sa vision du monde, dont il se fait l'avocat.

Toute juxtaposition ou oscillation des séries ne signe pas forcément le parler «hésitant»: on peut les utiliser «sciemment», par exemple dans le parler E → I des arrivistes, pour rallier tous les suffrages (« ratisser large) en séduisant et les locuteurs «I», et les locuteurs «E». Exemple en politique: le changement (A +) dans la continuité (B +), la force (A +) tranquille (B +). Ou en publicité: «Cette voiture allie souplesse (A +) et fiabilité (B +)».

Toute perception, tout événement, tout contenu peut être commenté au moins de deux manières, dans deux formes différentes, tel le fameux verre «à demi plein» ou «à demi vide», puisqu'il existe deux points de vue, plus leurs combinaisons. On peut ainsi constituer une liste de termes parallèles contestant les synonymies traditionnelles, et qui seraient l'amorce d'une sorte de «dictionnaire bilingue» pour la traduction d'un point de vue dans l'autre.

En conclusion, les éléments sémantiques présents dans ces matrices verbales que sont les parlers vont gouverner à la fois le lexique et la syntaxe des énoncés subjectifs:

  • le lexique est évidemment à mettre en rapport avec le contenu de la propagande émise ou reçue.

  • la syntaxe des énoncés subjectifs va se trouvée infiltrée par la sémantique des éléments lexicaux, conférant cette fois sa forme à la propagande.

La microsémantique du fantasme qu'est l’Analyse des Logiques Subjectives permet :

        * d'une part de prédire et d'expliquer certaines des lignes de forces dégagées par d'autres analyses dans les textes de propagande,

        * d'autre part d'étudier précisément un des ressorts majeurs par lesquels la propagande agit sur l'organisation subjective: la structure du fantasme.


5 En allant du général au particulier,  VOICI QUELQUES APPLICATIONS DE L'A.L.S. À L'ETUDE DE LA PROPAGANDE.

Le cas général: hétérophiles vs hétérophobes (P.-A.Taguieff)

Un cas plus circonscrit: «en-deçà» vs «au-delà» (J.-P. Faye)

«Dans le "Dialogue entre Adolf Hitler et moi" [de Dietrich Eckart], le marxisme et le bolchevisme apparaissent comme des variétés de cette "affirmation de l'en-deçà", [...] qui serait la manifestation de "l'esprit juif". En cela, ils s'opposeraient aux hommes qu'habite «la poussée vers l'éternel, vers le psychique», á cet esprit d'Überwindung, dedépassement du monde que représente [...], en guise de prototype aryen, Savonarole... [...] Ce qui est saisissant, c'est le contraste qui se découvre sur ce thème [la lutte contre le Judaïsme] entre son langage völkische  [racisme nazi] et celui des Jungkonservative ou des Nationalrevolutionäre [droite autoritaire traditionnelle]. Pour Moeller van den Bruck, le christianisme "s'éloigne de nous et s'élimine de lui-même", car notre temps a "définitivement renoncé à toutes lesfaibles doctrines de l'au-delà" [...]. Pour Helmut Franke [...], à la question: Qu'est-ce que le Nouveau Nationalisme? il faut répondre: c'est "la religion de l'en-deçà"  [...].

Tandis que dans l'axe idéologique qui va des Jungkonservative aux Nationalrevolutionäre, la religiosité nationaliste est dressée contre les "faibles au-delà" dans une adhésion vigoureuse à l'en-deçà, voici que dans l'axe des langagesvôlkische ces relations se trouvent littéralement renversées: l'affirmation de l'en-deçà est "juive", celle de l'au-delà est "aryenne".[...] Le langage idéologique des Vôlkische, qui aura dans la réalité des conséquences redoutables, est une parole d'évasion. Une parole de survol, un détour par-dessus la réalité de son temps — une Überwindung en effet, et littéralement. Mais cette sorte de rotation exercée dans les mots à côté de la réalité, ce langage tout imaginaire ou latéral va pourtant se révéler un relais décisif dans un développement terriblement réel, tout à coup».

Un cas particulier : l'analyse des facettes du «fantasme de propager»

La propagande, qui s'appuie sur les fantasmes de l'auditoire, est elle-même sous-tendue par le fantasme de propager.

Le propagandiste est lui-même agi par un impératif verbal venu de sa subjectivité inconsciente, qui lui fait trouver positive l'idée même de propager avant qu'aucun contenu vienne remplir cette forme d'expression.

«Propager» est bien autre chose que «communiquer, publier, faire savoir, faire connaître, transmettre», compatibles avec les ressorts expérimentaux et argumentatifs de la conviction en sciences. Il suffit de relire la fin de l'exemple précédent (au-delàdépassement, évasiondétour par-dessus, franchissement de limites) pour voir que ce verbe prend naturellement place dans ceux de la série A (éclater, disperser, faire sortir, éloigner...).

6 FANTASME, PARLER, IDÉOLOGIE. Proposition de réponse à la question : "Quelles relations entretiennent les fantasmes individuels et les idéologies collectives ?"

Les démagogues habiles peuvent susciter un écho dans le psychisme de leurs victimes, mais non créer ex nihilo ce qui va répondre à leur appel

Les parlers, d'origine inconsciente, regroupent les fantasmes en vertu d'une logique subjective que l'A.L.S. s'attache à décrire.

Les idéologies en revanche, consciemment élaborées, fédèrent les fantasmes:

  • soit en privilégiant une des logiques subjectives, donc en juxtaposant des fantasmes allant dans la même direction, avec des contenus surajoutés variables en quantité et en nature,

  • soit en associant des fantasmes divers –voire opposés– dans une synthèse instable,

  • soit en nouant à la logique subjective des pans de logique cognitive qui agencent «rationnellement» des contenus précis, d'où une allure pseudo-scientifique parfois difficile à démasquer.

Ces combinaisons engendrent un éventail d'idéologies, des plus «irrationnelles» aux plus «scientifiques»:

  1.      Quand le propagandiste juxtapose des fantasmes coordonnés par une des logiques subjectives, le «segment de marché» visé par son idéologie tend alors à se confondre avec un «parler» donné.

  • Si la forme (le parler subjectif) prime sur un contenu cognitif pauvre et monomaniaque, on a quelques «niches de marché»: groupuscules, sectes, originaux avec leurs «délires à plusieurs».

  • Si on «remplit» une forme subjective de contenus plus importants, et divers voire opposés, on obtient des idéologies différentes mais potentiellement interchangeables: «le couple "rejet de la différence/éloge de la différence"

Ainsi la forme «protestataire» a pu aux yeux des politologues rendre compte du passage de l'électorat PCF au FN dans certaines élections municipales. Avant guerre, les transfuges furent nombreux de l'(extrême) gauche à l'extrême droite (Déat, Doriot). L'allemand, plus explicite que le français, nomme la forme extrémiste avant de la teinter de «droite» ou «gauche»: RechtsradikaleLinksradikale. Hannah Arendt, bien qu'en partie contestable, montre la parenté des totalitarismes stalinien et nazi.

Serge Maury (L'Évènement du Jeudi, «La fascination du mal», 11 au 17 mai 1989):

« Le mal brandit le drapeau de l'ordre ou celui du désordre [...] de droite au Brésil, de gauche au Pérou ... Il conquiert les croyances comme les incroyances. [...] L'invocation d'une Cause n'est alors qu'un prétexte pour ces enfants perdus[...] prompts à se glisser dans n'importe quel déguisement qui leur permette de brandir un bien fallacieux pour assouvirimpunément leur fascination pour le mal absolu ».

  1. Une idéologie peut fédérer des fantasmes divers, voire opposés. Juxtaposant des parlers issus de logiques subjectives parfois divergentes, ces synthèses instables ont des destins divers. Ce sont des consensus spontanés, ou provoqués par le propagandiste

  • Pour ce qui est des consensus spontanés, mais factices, sur le contenu, le politologue les constate, mais l'A.L.S. va plus loin, qui prédit leur fragilité en l'expliquant: Certains signifiants complexes, contenant des traits des deux séries A et B, verront leur sens déterminés par le contexte. cf Alain Duhamel à propos du traité de Maastricht.

  • Lorsque c'est le propagandiste qui, «ratissant large», cherche à fédérer des fantasmes divers, issus de logiques subjectives divergentes, il peut recourir à l'homonymie (comme pour «nature» ci-dessus), ou à l'oxymore (exemples précités du changement dans la continuité ou de la force tranquille).

  1.       Il est enfin des idéologies qui entrelacent des contenus résultant de démarches scientifiques, et des configurations fantasmatiques, créant des chimères rationalisantes auréolées du prestige de la science.

 

Le marxisme, matérialisme dialectique qui se réclamait du matérialisme scientifique a associé, de façon difficile à démêler, une démarche méthodique dont les fruits (Le Capital) peuvent être partiellement reconnus par les économistes, avec l'espoir messianique de lendemains qui chantent, d'une Société sans classes, de l'Homme total.

Symétriquement à droite, des hérauts de l'idéologie libérale n'ont-ils pas reçu la caution du Nobel?

La science engendre elle-même ses idéologies, à propagande heureusement limitée:

La psychanalyse n'est-elle alors, comme l'affirment ses détracteurs, qu'une simple idéologie disposant de ses propres moyens de propagande?

 

7 La psychanalyse étant parfois elle-même matière à propagande, 

QUELLE PSYCHANALYSE AUTO-CRITIQUE POURRAIT PERMETTRE UNE PRÉVENTION DES EFFETS DE LA PROPAGANDE ?

Syllogisme :

- Toute demande d'analyse émane d'une structure névrotique

- Et d'autre part il n'existe pas d'analyse terminée

- Donc on peut s'attendre à trouver chez tout analyste des restes inanalysés de sa structure névrotique première. 

Ainsi les voies inconscientes décrites plus haut comme permettant la diffusion de toute propagande subsistent-elles en partie dans la communauté analytique.

Qui pourrait prétendre que tout phénomène de suggestion et de dépendance transférentielle à un ou des maîtres ait disparu de ses institutions et modes de transmission?

Propagande verticale dans le népotisme analytique.

Exemples d'analystes «en vue» autorisant leurs analysants après des analyses bien trop brèves, puis maintenant avec eux une relation nourricière (en les pourvoyant de clients lors de leur installation) et fondée sur le maintien du transfert (en les incluant d'emblée dans leurs séminaires). Ils s'en font ainsi une cour inconditionnellement dévouée, comme celles que Régis Debray décrit en sciences humaines dans son article Savants contre docteurs (cliquer)

Propagande horizontale au sein des sociétés d'analystes

La propagande horizontale relative à la transmission du savoir au sein des sociétés d'analystes tient, entre autres, au transfert à la parole ou aux textes d'auteurs prestigieux le plus souvent décédés, certes porteurs d'innovations théoriques, mais parfois lus, ânonnés et cités sans le moindre esprit critique, donc sous l'empire de l'argument d'autorité.

[en attente : passage à résumer sur Freud et Lacan ...]


PRÉVENIR LA PROPAGANDE ? LA MÉTAPHORE DU CYCLE DE L’EAU : Conclusion plus générale sur le thème "propagande et « malaise dans la civilisation »".

Transformer la structure « individuelle » se répercute sur le « collectif », offrant un espoir de prévention là où échoue la rationalité éducative ou argumentative.
Pour l’illustrer avant de conclure, nous recourrons à la métaphore du « cycle de l’eau », métaphore filée sous-tendue par un proverbe, et qui rejoint l’allégorie :

De l’océan des paroles, du « collectif », du dépersonnel (J.-C. Milner), du grand Autre dirait Lacan, émane une vapeur d’eau qui se condense en nuages.

Ce sont les paroles des adultes vivants puis morts lorsqu’elles se détachent de leurs « émetteurs » pour s’inscrire dans des supports-mémoire permettant leur répétition : mémoire des hommes, livres, supports magnétiques ou optiques...

Plus tard, ces nuages précipiteront en une pluie qui forme, du fait du hasard (tuchè) du relief local, de petits ruisseaux singuliers: contingence de telle famille particulière où survient la naissance d’un enfant. Ce qui est singulier ici c’est la combinaison que véhicule chaque ruisseau, non les éléments recombinés. 

L’inconscient qui littéralement « prend (un) corps », c’est alors l’impersonnel singulier, l’insu portable... Ces petits ruisseaux, mus par la répétition (automaton), dont l’analogue serait ici le courant causé par la pente, mettent en commun leur contenu liquide pour faire les grandes rivières, répétitives elles aussi.

Or tous les fleuves vont à la mer. L’eau réunie de ces rivières retourne à l’océan des paroles, à « l’inconscient collecteur », qui, loin d’être collectif et homogène, montre l’hétérogénéité de ses différents courants chauds, tièdes ou froids (les « parlers » de notre A. L. S.) : sorte d’auberge espagnole où chacun trouve ce qu’il apporte, se renforce avec ses semblables dans son courant identificatoire, entretenant durablement les dialogues de sourds. De cet océan émaneront la vapeur et les nuages d’où naîtra la prochaine génération.

La conséquence de ce parcours cyclique est que tout l’inanalysé « individuel » (singulier) modelé par le caprice des vallées fait retour dans l’océan comme malaise « collectif » (général) :

« Comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, les petits malheurs font le grand malaise »

(Sur la substitution du couple singulier/universel au couple individuel/collectif, marqué de l’Imaginaire des touts, lire : Pinto, J.-J. & Pons, E.; (1981), Groupe, individu, sujet, Psychodrame, n°62, pp.35-44.)

À l’inverse, la résolution des petits malheurs, non par l’expédient commode de thérapies ne visant que le symptôme, mais par la déconstruction poussée le plus loin possible de la suggestibilité, de l’idéalisation, de la demande d’amour avec la dépendance qu’elle entraîne, laisse entrevoir une solution, certes lente mais du moins peu réversible, au grand malaise que les propagandistes de tous horizons, « manipulés » par leur inconscient, se feront toujours un devoir d’exploiter pour une finalité qui les dépasse.

 

* * * * * * *

 

 


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Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.




Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, axiologie, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, antiphilosophie, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, , structuralisme, structure, langa

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 17:13

 

 L’ANALYSE DES LOGIQUES SUBJECTIVES

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Une logique de la déraison, une micro-sémantique du fantasme ...

  


 

Différence entre relativisme relatif et relativisme absolu :
.
Relativisme relatif : de l'ordre de l'identification cognitive et de la science.
"Je sais que mon savoir est relatif et peut être remis en question, mais pour le moment, jusqu'à nouvel ordre et jusqu'à preuve du contraire, on peut s'appuyer sur les découvertes précédentes".
.
Relativisme absolu : de l'ordre de l'identification subjective. Dogmatisme dangereux (ex : Isabelle Stengers) qui peut déboucher sur le relativisme cognitif à mettre en relation avec les idéologies totalitaires (livre "La science menacée" de l'astrophysicien français Evry Schatzmann, voir en bas de page un résumé***) :

Il repose sur un sophisme : Les contenus de la science ne décrivent aucun réel mais se ramènent aux conditions de leur production. "Tout se vaut", "la théorie de la relativité est une construction comme une autre, entièrement soumise aux conditions de sa naissance (origine sociale et personnalité du théoricien, pays où il travaille, financement de ses recherches etc.)" :

"Le relativisme cognitif considère tous les discours sur le monde comme des fictions équivalentes: sciences, traditions religieuses et pseudosciences sont ainsi considérées comme également vraies."

Réfutation ébauchée ici, et développée par Alan Sokal.

Evry Schatzmann décrit ainsi le quasi-négationnisme des relativistes :

                "Les formes d'exercice de pouvoir chez les hommes sont certainement plus variées, souvent plus subtiles que chez les macaques. Par exemple, le désir de domination existe bien. Lorsque je lis, par exemple la description par Sokal et Bricmont de l'attitude de Bruno Latour, il me semble évident qu'à défaut de pouvoir exercer un pouvoir au sens propre du terme, Bruno Latour souhaite exercer au moyen du relativisme cognitif, sa supériorité sur l'ensemble des scientifiques professionnels. Ce besoin d'exercer sa supériorité se retrouve, dans le numéro déjà mentionné de La Recherche dans un bref article de Bruno Latour. A propos de la découverte du bacille de Koch en 1882, il laisse flotter l'idée que ce bacille n'existait pas avant sa découverte. Ce qui consiste à ne pas tenir compte de la découverte médicale en 1819 des caractéristiques physiologiques de la tuberculose par Laennec. Et dans l'article publié dans Le Monde au cours des débats avec Sokal, Bruno Latour a formulé l'idée que le même phénomène pouvait être dû à diverses lois de la nature, ce qui consiste en fait à rejeter le sens scientifique du terme loi de la nature.

                Les raisons de cette recherche d'une domination idéologique sur le milieu des scientifiques me paraît être un problème encore plus important que la mise en évidence de ces discours qui vont faire l'objet d'une critique aujourd'hui."

Ce doute systématique peut émaner soit de la personnalité hystérique ("parler changement/destruction"), soit de la personnalité phobique ("parler hésitant"), avec :

1) le coté "girouette", "retourneur de veste" de l'hystérique, qui sert un maître puis un autre : fasciné par un savoir, par le dernier qui a parlé, mais  éternel insatisfait ("l'herbe est plus verte AILLEURS"), il "brûle ce qu'il a adoré" et soutient, même en face d'un savoir temporairement éprouvé (par l'expérience), que : "Y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis". Puisque l'inconscient est régi par l'automatisme de RÉPÉTITION, il répète dogmatiquement qu'il n'a pas de dogme, jusqu'à sa prochaine conversion passionnelle à tel courant, et l'on sait que "les nouveaux convertis sont les plus fanatiques" ...

2) le côté hésitant du phobique, rationalisé en courant philosophique : le scepticisme, fondé dans l'Antiquité par Pyrrhon, et repris à la Renaissance par Montaigne. Voir en bas de page *****

Indices, en utilisant l'A.L.S., de ce balancement hésitant chez Montaigne :
« Certes, c’est un subject merveilleusement vain, divers, et ondoyant, que l’homme ». (Source : Existe-t-il un style sceptique ? Écriture et pensée du rebond chez Montaigne)

"Le questionnement moral se trouve engagé dans un mouvement de balancier "iudicio alternante", selon cette formule latine que Montaigne avait fait graver sur l’une des poutres d’angle de sa librairie." (Marc Foglia)
→ « Iudicio Alternante » : « alternance du jugement »

« Je la porte (sous-entendu : la loi du « Que sais-je ? ») à la devise d’une balance » : dans l’« Apologie de Raymond Sebond » (in Essais, Pierre VILLEY (éd.), PUF, « Quadrige », 1988, II, 12, p. 527), Montaigne rappelle cette phrase, gravée sur une médaille en 1576. Sur l’inscription de maîtres mots du scepticisme antique au plafond de la tour où les Essais furent composés, voir Alain LEGROS, Essais sur poutres. Inscriptions et peintures de la tour de Montaigne, berceau des Essais, Paris, Klincksieck, 2003, et notamment les inscriptions 38, « Solum Certum Nihil esse Certi et Homine Nihil Miserius aut Superbius », sur une solive de la troisième travée (p. 386-388), ou 51, « Judicio Alternante », sur une poutre maîtresse (p. 416-418), exégèses françaises de Pline l’Ancien ou des Hypotyposes Pyrrhoniennes de Sextus Empiricus. (Source : Les vies du doute, de Descartes à Abélard)
 "Solum certum nihil esse certi et homine nihil miserius aut superbius" : "Il n'y a rien de certain que l'incertitude, et rien plus misérable et plus fier que l'homme". PLINE, Histoire naturelle.

Le doute "névrotique" de Montaigne n'a rien à voir avec le doute de Descartes (qui est une des formes du doute scientifique, et qui lui permet de fonder la branche de la physique appelée Optique). 

En effet, Descartes tire de son doute hyperbolique une certitude : « Vous existez, et vous savez que vous existez, et vous le savez parce que vous doutez » (René DescartesLa Recherche de la Vérité, in Descartes : Œuvres Philosophiques, éd. cit., t. II, p. 1123)."

Montaigne nous dit :
"Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche." (contrairement à l'arriviste dans le "parler constructeur" E  I, qui vise un but et invente le chemin pour y parvenir) ...

Or les deux éléments de la personnalité/du caractère phobique décrits par les cliniciens sont précisément l'état constant d'alerte et le parti-pris de fuite !!! (voir ici à "Névrose phobique")

Le doute pyrrhonien est stérile, c'est un symptôme, c'est élever à la dimension d'une sagesse le refus névrotique de l'engagement. Cf Brassens
3) Nous avons volontairement écarté le doute obsessionnel ("ai-je bien fermé la porte, le gaz ; mes dires n'ont-ils pas offensé mon interlocuteur" etc.) car il est privé, interne (ruminations), et ne s'exprime pas dans les prises de position conversationnelles ou les professions de foi ...

.......................

***  Extrait du résumé (ici) de "La science menacée" :

La science est confondue avec les grandes entreprises technologiques de notre temps. C'est une autre raison de la désaffection du public, car on donne ainsi l'idée que la science est au service du pouvoir. Dans la réalisation de la bombe atomique, des savants se sont effectivement mis au service du pouvoir politique, ils pensaient servir une bonne cause. Grâce à l'appui de formidables moyens industriels et financiers, la réalisation de l'arme a été possible ; mais ce n'était pas une découverte scientifique, seulement une réalisation technique à partir de découvertes scientifiques antérieures.

        La guerre des étoiles est un exemple plus probant de prise d'autorité du politique sur la science. Le projet Manhattan de bombe atomique, et le projet Apollo de l'homme sur la lune, ont été des projets nains à côté du projet IDS[10], dit de guerre des étoiles : la mise en orbite d'un système de satellites détecteurs et destructeurs de missiles. Sur le plan idéologique ce projet apparut comme celui de la science triomphante, mais c'était une caricature de ce qu'on peut imaginer sur le rôle de la science. En réalité, le projet tendait à mettre les hommes de science sous la dépendance du pouvoir politique. Avec l'apparence d'une science toute puissante nous avions en fait une science asservie. Face à cette situation, des milliers de scientifiques travaillant dans des laboratoires américains, publièrent un serment de ne jamais travailler pour l'IDS. Au plan psychologique, le politique faisait appel à la bonne conscience du citoyen, pour sa défense contre la terreur nucléaire. On sait qu'en réalité ce projet, apparemment défensif, rendait au contraire possible la confrontation nucléaire jusque là improbable, en donnant au détenteur du bouclier la capacité de frapper le premier, puisqu'il aurait eu le moyen de parer la riposte. La question se pose, du contrôle démocratique sur de tels projets.

            Il y eut aussi une conception hitlérienne de la science. Au refus d'objectivité de la science s'ajoutait alors la notion de consensus au sein d'un groupe dominant. On arrivait ainsi à la conception hitlérienne de la science, fondée sur son utilité politique. Heidegger expliquait que la science ne pense pas, qu'elle dépend de ce que le philosophe pense.

        Par la même démarche on est arrivé aux notions de science bourgeoise et de science prolétarienne. La définition de la science comme associée à un groupe, ethnique, religieux, social ou autre, aboutit à des conceptions similaires à celle du national-socialisme . C'est le point de vue totalitaire de l'utilité et de l'exploitation politiques de la science."

 

A rapprocher de cette surprenante citation de Mussolini :

 

""Si le relativisme signifie mépris des catégories fixées et des hommes qui se prétendent porteurs d’une vérité extérieure objective, alors il n’y a rien de plus relativiste que les attitudes fascistes." ... "Du seul fait que les idéologies sont d’égale valeur, que les idéologies ne sont que fictions, le relativiste moderne infère que chacun a le droit de créer pour lui-même sa propre idéologie et de chercher à la renforcer avec toute l’énergie dont il est capable. "

 


**** Extrait d'un texte de Didier Moulinier :

l - Les formes communes ou « pré-philosophiques » du doute

1) Les formes psychologiques et affectives du doute : a) Je doute de mes capacités ou de la valeur de mes actions lorsque j'ai peur (éprouver le «trac» quand on se donne en représentation). b) Je peux douter de mes pensées, de mes souvenirs, de mes paroles: l'inconscient se manifeste dans ces troubles que seul le vaniteux semble ignorer (un spécialiste du doute existentiel : le névrosé « obsessionnel »).

2) Les formes idéologiques et sceptiques du doute : a) l'incrédulité, qui consiste à refuser systématiquement toute pensée autre et revient à une croyance intenable ("j'ai toujours raison"), et le relativisme vulgaire ("à chacun son opinion"), intolérant en fait puisqu'il veut rendre l'opinion (la sienne) inattaquable. b) Le scepticisme universel ou « pyrrhonien », du nom de Pyrrhon d'Elis : s'inspirant du relativisme du sophiste Protagoras, les pyrrhoniens reconnaissent l'impossibilité de distinguer le vrai et du faux et opposent leur méthode chercheuse ou « zététique » à l'attitude dogmatique (reconnaissance d'une vérité absolue).



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Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, axiologie, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, antiphilosophie, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne, malaise dans la civilisation

 


Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, axiology, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysispsychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identificationsubjective identification


Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 13:55

 

Deux articles du Nouvel Observateur se penchent sur cette question soulevée par l'emploi récent de cette épithète pendant la campagne des présidentielles :

 

L'Axe du Normal   (titre-jeu de mots sur "L'Axe du Mal" de G.W.Bush)

 

 La normalité selon Hollande (photo provenant du Net faute d'avoir trouvé l'article sur le site NouvelObs)

 

Un néologisme est apparu récemment : "normalitude", qui est peut-être un mot-valise résultant de la contraction de "normal" et "attitude" ...

 

*******

 

      Voici une première lecture en notation A.L.S. du 1er article (conventions d'usage : italique = série A, gras = série B,   italigras : parler E ->I, grasitalique : mot du parler hésitant ou mot mixte avec traits A et traits B, souligné =  mot valorisé par l'auteur, non souligné = mot dévalorisé par l'auteur) :


 

L'Axe du Normal

Par Fabrice Pliskin

En votant pour un homme «normal», la gauche intellectuelle française aurait-elle renié ses valeurs les plus immémoriales ? 

 
En votant pour un homme «normal» et qui prône la «normalité», la gauche intellectuelle française aurait-elle renié ses valeurs les plus immémoriales? Sans faire l’archéologie du mot, on n’oublie pas que le «normal» fut l’adversaire de tous les maîtres à subvertir, les maîtres à déconstruire, les maîtres à transgresser.

Depuis Victor Hugo, l’énorme contre la norme, à Derrida, l’explorateur des «Marges» et de la «différance», le normal ne recueillait que du goudron et des plumes. Revenu du diable vauvert, remis en goût par un quinquennat katangais et un nouveau renversement du kaléidoscope idéologique, le mot normal sonne, aujourd’hui, positivement et voluptueusement aux oreilles des hommes de bonne volonté. Fleurs du normal. On s’enivre de sa lyrique fadeur. Le normal est tout à coup indémodable. C’est la nouvelle petite robe noire. Désormais, on peut même employer le mot tout nu, sans culpabilité et sans guillemets. Sans ironie («l’homme dit normal») et sans soupçon («qu’est-ce qui se cache, se travestit et se refoule sous cette normalité?»). Le normal est en libre service. Le normal est «sympa». C'est presque une révolution. Liberté, égalité, normalité.

 

Normal, c’est-à-dire «Blanc»

Pourtant, si je me souviens bien, le normal, naguère, était un gros mot. Le normal n’était pas fréquentable. C’était l’ennemi du minoritaire, du différent, du multiple, du contradictoire, du suicidé de la société. Le normal avait le chic pour surveiller et punir qui n’était pas comme lui. L’homme normal était normal et, traditionnellement, il n’aimait pas les Arabes, les Noirs, les juifs, sans parler des homosexuels qu’il voulait normaliser. C’est normal.


Normal, c’est-à-dire «Blanc», disait Coluche. L’histoire du normal, c’était l’histoire d’un mec assez pénible, outrageusement occidental, aux hobbies génocidaires,  le genre à opprimer, à aliéner le monde entier. Le normal, c’était la Doxa honnie par Roland Barthes. La Doxa, c’est-à-dire, «le Consensus-Petit Bourgeois, la Voix du Naturel, la Violence du Préjugé». La Doxa, cette «masse gélatineuse» que Barthes ne comparait pas à un Flanby mais à Méduse qui «pétrifie ceux qui la regardent».


Dans la dialectique du Même et de l’Autre, le normal était toujours du côté du Même, du côté du manche, du côté du Moi. L’altérité n’était pas son truc. Droit dans ses bottes, l’homme normal n’était guère travaillé par l’inquiétude de l’infini qui se nie lui-même. Lui, c’était plutôt le grand méchant Tout, l’identité à soi, l’unité, et les vaches seront bien gardées. Pas mutant pour deux sous, le normal. Ni singulier, ni pluriel, il cultivait, si j’ose dire, la banalité du normal.


En 2002, l’homme de gauche ne voulait pas encore présider «normalement»; il voulait «présider autrement», selon le slogan de Jospin. Et, dans cet adverbe résonnait comme un écho burlesque de toute la rhétorique philosophique de l’après-guerre, taxidermisée par la langue de bois et le discours publicitaire. En 2012, autrui, c’est fini. Tout lasse. Place au Normal.



 

Zoo humain

 

Il ne m’en voudra pas, le normal, de rappeler qu’il était aussi considéré par la gauche comme méchamment phallocentrique, à la façon de Dirty Harry avec son 357 Magnum. La construction sociale et performative du genre? Vous plaisantez, j’espère? Ca, c’était pour les fiottes rococo dans notre genre. Le normal, c’était menottes pour tous, pour employer le vocabulaire mélodramatique de nos ancêtres les modernes.


Il vous mutilait et se mutilait lui-même. Il aimait à porter une blouse blanche et dans les cliniques, il séparait le normal et le pathologique, selon le titre de la thèse de Georges Canguilhem, l’ouvrage qui inspira à Michel Foucault son livre sur le concept de folie où le normal fomente, au XVII siècle, le grand renfermement des fous. Mauvais souvenir. Le normal, un maçon maléfique, un bâtisseur de murailles, de clôtures et de grilles, presque un directeur de zoo humain. C’est en enfermant son voisin qu’il se convainquait de son bon sens, pour faire mentir Dostoïevski. C’était l’homme aux «gestes obscurs, nécessairement oubliés dès qu’accomplis, par lesquels une culture rejette quelque chose qui sera pour elle l’Extérieur» (Foucault).

Hollande vs Héliogabale

Nouvelle ère : aujourd’hui, le normal a un visage humain et des vertus d’huiles essentielles. Loin d’enfariner les autres, il se laisse enfariner lui-même. Une marque de bonne éducation. Pourquoi a-t-il conquis et séduit la gauche intellectuelle, infusée à l’infernale anormalité de Rimbaud, Artaud ou Sade, éperdument amoureuse de tout ce qui est marginal, vagabond, sans patrie, dérangeant, insoumis, indécidable, inassignable, irréductiblePourquoi a-t-il conquis et séduit la gauche intellectuelle, infusée à l’infernale anormalité de Rimbaud, Artaud ou Sade, éperdument amoureuse de tout ce qui est marginal, vagabond, sans patrie, dérangeant, insoumis, indécidable, inassignable, irréductible ? Au deuxième tour des présidentielles, pourquoi cette gauche a-t-elle voté Hollande et non Héliogabale? Les gens normaux le savent bien.


Parce que la Démence, la Déraison et l’Ubris ne sont plus le propre du Fou, mais celui de la Bourse. Parce que Rimbaud n’est plus dans Rimbaud: c’est le capital, désormais, qui est rimbaldien. Le capital, bateau ivre. Ô, alchimie du marché. Ô, liberté libre de spéculer. L’économie mondiale s’est faite voyante par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens et de toutes les pulsions. «Je est un Autre», nous murmure Madoff à New York, en Touraine ou dans le Var. On n’est pas sérieux quand on a dix-sept milliards de dollars. Ecoutez le trader en enfer: «A moi. L’histoire d’une des mes folies…».


Fabrice Pliskin

(à suivre)
(page en construction)

 

 



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L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, isotopie subjective, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, antiphilosophie, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, prothèse psychique, homéopsychie, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, cognisème, subjisème, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne


Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysispsychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identificationsubjective identification

 
Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 08:46

 

Bonjour à tous,  


Le Dr Jean-Jacques PINTO donnera une conférence pour tous publics,  

le vendredi 3 juin 2011 à 17h30,  

dans la Salle de conférences de l'Alcazar, au sous-sol. 

(58 cours Belsunce, 13001 Marseille) 

 

En voici l'argument et le sommaire 

 


Psychanalyse et propagande 


 

1 La propagande ne se rencontre pas seulement sous ses formes publicitaires et politiques, qui ne font que la systématiser. Elle est partout, adressée aux connaissances proches et au voisinage par la conversation et le bouche-à-oreille. Elle trouve ses fondements dans une disposition générale inconsciente du psychisme humain, qui permet et favorise son émission, son acceptation et sa diffusion. 


2 Cette structure psychique, la subjectivité inconsciente, est le résultat de l'identification subjective, laquelle ne se confond ni avec l'instinct, ni avec le conditionnement pavlovien, ni avec l'imitation. 

        Cette face “méconnaissance” de l'identification entre en conflit avec la face “connaissance” de l'identification : l'identification cognitive (l'éducation, l'argumentation, la raison), toutes deux relevant du langage, qui est le propre de l'homme, 

        C'est dans la relation parent-enfant que se constitue chez chacun cette subjectivité inconsciente, dont les caractéristiques feront le lit des propagandes futures. 


3 Une description rapide de la forme et du contenu de la propagande nous conduira, en passant par le Socio-Styles-Système de B. Cathelat, à introduire l’Analyse des Logiques Subjectives (A.L.S.) comme moyen de description efficace des grands types de profils subjectifs plus ou moins sensibles à la propagande. 


4 Je ferai une présentation résumée de l'Analyse des Logiques Subjectives (A.L.S.), méthode qui permet : 

        * d'une part de prédire et d'expliquer certaines des lignes de forces dégagées par d'autres analyses dans les textes de propagande, 

        * d'autre part d'étudier précisément un des ressorts majeurs par lesquels la propagande agit sur l'organisation subjective: la structure du fantasme. 


5 Je présenterai, du général au particulier, quelques applications de l'A.L.S. à l'étude de la propagande. 


6 Je proposerai une réponse à la question : "Quelles relations entretiennent les fantasmes individuels et les idéologies collectives ?" 


7 (Si j'en ai le temps) La psychanalyse étant parfois elle-même matière à propagande, quelle psychanalyse auto-critique pourrait permettre une prévention des effets de la propagande ? 

8 Je terminerai par une conclusion plus générale sur le thème : propagande et « malaise dans la civilisation ».

 

  


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Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, microsémantique du fantasme, métaphore, psychanalyse, Lacan, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, poésie, littérature, Baudelaire, traduction, malentendu, expressions figées, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, fantasme, rêve, rébus, subjiciel, machina subjectiva, cognisème, subjisème

Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, psychoanalysis, Lacan, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, poetry, litterature, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, the unconscious, dream, rebus, subjiciel, machina subjectiva

Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 20:33

 

  Le dernier numéro de la revue Topique, sur le thème"Violence ou persuasion", publie ce mois ci une série d'articles, dont un rédigé par l'auteur de l'A.L.S. intitulé Fantasme,Discours, Idéologie - D'une transmission qui ne serait pas propagande. Ce texte offre un bon exemple d'application de l'A.L.S. à l'analyse d'un phénomène de société. 

 

Référence et texte de présentation (argument) :

 

Topique
Revue freudienne

 

Editeur : L’Esprit du temps

 

N° 111 (septembre 2010) Violence ou persuasion

 

 

Les techniques psychologiques de persuasion sur lesquelles s'appuient les propagandes en tous genres relèvent d'une vision associationiste du fonctionnement psychique, illustrée en son temps par Pavlov et perfectionnée depuis. Revenir sur cette question, c'est aussi plus profondément poser la question éthique et technique de ces méthodes qui visent à influencer ou à formater le sujet. Parce que la psychanalyse est riche d'une réflexion sur les fonctionnements du collectif qui ont occupé une très grande partie des préoccupations de Freud, elle offre un outil conceptuel pour analyser les processus en cause dans ce phénomène. L'illusion, on le sait, renonce à être confirmée par la réalité, mais elle va plus loin encore car elle construit aussi le fantasme de cette réalité pour un temps affirmé futur. Au nom de quoi elle va pratiquer la désinformation, le caviardage, la construction du faux.

Viol psychique ou séduction illusionniste, l'efficacité de la propagande nous met face à l'impuissance de la pensée critique face aux sirènes de l'affectivité; elles sont plus convaincantes car plus immédiatement sensibles.

Hier l'éloquence de l'orateur, aujourd'hui le matraquage audio-visuel médiatique se mettent au service non pas de la conviction fondée sur une pensée mais sur le court-circuit du passage à l'acte. Mais même si la propagande est capturée par le pouvoir qui l'organise comme une arme au service de l'obéissance des masses, ces dernières peuvent aussi s'en emparer et retourner sa stratégie à l'employeur.

On envisagera ici la propagande dans ses divers aspects: politique bien sûr mais aussi publicitaire, l'un n'étant pas très éloigné de l'autre. Répondre au désir, à la haine, à la peur, à l'angoisse narcissique en les confirmant n'est pas très difficile. L'approche par la psychanalyse de l'avenir des illusions et du besoin de croire qui engendre la préférence pour les mythes plutôt que pour l'histoire peut expliquer le désir d'auto-aliénation qui rend la propagande si efficace.

 

 

Présentation du numéro : cliquer sur le lien ci-dessous 

http://analogisub.over-blog.com/ext/http://www.cairn.info/revue-topique.htm

 

puis sur

2010/2 (n° 111)   Violence ou persuasion .......................................    [ Consulter ce numéro ]

Mots-clé :

Subjectivité, Identification, Fantasme, Métaphore, Analyse des Logiques Subjectives, Réseaux de suggestibilité

 

 

 

************************

 

 

Fantasma, discorso, ideologia. Riguardo una trasmissione che non sia propaganda

 

Sintesi:

La propaganda si trova ovunque, non solamente nella pubblicità o nella politica. Prima di essere verticale e indirizzata a lontani sconosciuti, è orizzontale e si indirizza a conoscenti prossimi. Perché essa infatti riposa/si basa su una struttura psichica atta a riceverla ed a ritrasmetterla, struttura che è il risultato dell’identificazione soggettiva, incosciente quindi non modificabile dalla cognizione, l’argomentazione, la ragione.

La forma e il contenuto della propaganda si spiegano dalla soggettività incosciente piuttosto che da Pavlov. Questa si può descrivere nel contesto sociale dalla nostra “Analisi delle Logiche Soggettive” (erede critica della teoria dei Quattro Discorsi di Lacan, insufficiente in molti aspetti).

Passeremo dall’analisi delle sfaccettature del “fantasma del propagare” (attraverso i dettagli delle espressioni che ne costituiscono le realizzazioni) alla descrizione dei rapporti/delle relazioni tra il Fantasma, il Discorso e l’Ideologia: come i subdoli/furbi suscitano un eco nella psiche delle loro vittime collegando fantasmi diversi -o opposti- in una sintesi instabile ma la cui ripetizione ha come effetto di mantenerla.

In psicanalisi, trasmettere senza propaganda non è solamente possibile ma desiderabile: orizzontalmente tra gli analisti, a condizione di sventare l’argomento dell’autorità e verticalmente in ogni analisi, disfando nell’analizzato le reti di suggestione.

Infatti la psicanalisi, invece di limitarsi alla semplice sparizione  dei sintomi individuali, ha per vocazione più ambiziosa quella di contribuire a decostruire il “ malessere nella cultura”. Allora si sarà in diritto di parlare di un’autentica “prevenzione della propaganda”.

 

Parole chiavi

 

Soggettività- Identificazione- Fantasma- Metafora- Analisi delle Logiche Soggettive- Reti di suggestione.

 

(Traduction effectuée par Francesca MARCATO)


 

  ************************

 

 

Fantasma, Discurso, Ideología. Sobre una transmisión que no sería propaganda

 

 

Resumen :
 
 
La propaganda se haya en todas partes, no solo en la publicidad o en la política. Antes de ser vertical y dirigida a desconocidos distantes, es horizontal y se dirige a los conocidos próximos. Esto es así porque se basa en realidad en una estructura psíquica apta para recibirla y darle eco, estructura que resulta de la identificación subjetiva, que es inconsciente y por lo tanto no modificable mediante la cognición, la argumentación o la razón.


Más que a través de Pavlov, la forma y el contenido de la propaganda se explican mediante la subjetividad inconsciente. Esta puede describirse en el campo social a través de nuestro "Análisis de las lógicas subjetivas" (heredero crítico de la "teoría de los Cuatro discursos" de Lacan, deficitaria desde muchos puntos de vista).


Del análisis de los aspectos del "fantasma de propagar" (a partir de las expresiones que constituyen sus realizaciones), pasaremos a la descripción de las relaciones entre Fantasma, Discurso e Ideología o cómo los hábiles producen un eco en el psiquismo de sus víctimas conjugando una serie de fantasmas diferentes -o incluso opuestos- en una síntesis inestable pero que se conserva gracias a una paciente repetición.


En el psicoanálisis, transmitir sin propaganda no solo es posible sino deseable, en sentido horizontal para los analistas, evitando el argumento de autoridad, y en sentido vertical en cada análisis, desmontando en el analisante las redes de sugestibilidad. Puesto que el psicoanálisis, lejos de restringirse a la simple desaparición de los síntomas individuales, tiene la vocación más ambiciosa de ayudar a deconstruir el "malestar en la civilización". Tendríamos entonces derecho a hablar de una auténtica "prevención de la propaganda".
 
Palavras-clave:


Subjetividad, identificación, fantasía, metáfora, análisis de las lógicas subjetivas, redes de sugestibilidad.

 

(Traduction effectuée par Ricardo COVELO, avec le concours de Delia SANCHEZ)


 

  ************************

 

 

Fantasma, Fala, Ideologia. Sobre uma transmissão que não seja propaganda


 
A propaganda se encontra em todos lugares, não só na publicidade ou na política. Antes de ser vertical e endereçada aos desconhecidos distantes, ela é horizontal e endereça-se aos conhecidos íntimos.  É assim porque ela basea-si em realidade em uma estrutura psíquica capaz de receber-a e de ecoar-a, estrutura que é o resultado da identificação subjetiva, que é inconsciente e por isso não modificável pela cognição, a argumentação, a razão.


Em lugar de atravès Pavlov, a forma e o conteúdo da propaganda expliquem-se pela subjetividade inconsciente. Esta pode ser descrevida no campo social pela nossa "Análise das Lógicas Subjetivas" (herdeira critica da "teoria das Quatro Falas" de Lacan, insuficiente em muitos aspectos).
 
 
Nós passaremos da análise das facetas do "fantasma de propagar " (detalhando as expressões que constituam as realizações dele) à descrição das conexões entre Fantasma, Fala e Ideologia : como os hábeis despertam um eco na psique das vítimas deles federando fantasmas diversos -até mesmo opostos- numa síntese instável, mas que sua repetição paciente tem o efeito de manter.


Em psicanálise, transmeter sem propaganda é não só possível mas desejável : horizontalmente entre os analistas, na condição de contrariar o argumento de autoridade, e verticalmente em toda análise, desfazendo no analisante as redes da sugestibilidade. Pois a psicanálise, longe de se restringir ao desaparecimento simples dos sintomas individuais, tem por vocação mais ambiciosa de contribuir a deconstruir o "mal-estar na civilização". Nós seríamos então intitulados para falar de uma autêntica "prevenção da propaganda".


Palavras chaves:

Subjetividade, Identificação, Fantasma, Metáfora, Análise das Lógicas Subjetivas, Redes da sugestibilidade

  (Traduction effectuée par Jean-Jacques PINTO)

 


 

  ************************

 

 

 

Фантазм, Диску́рс, Идеология. О передаче, которая не была бы пропагандой 



Резюме

 

Пропаганда встречается везде, не только в рекламе или в политике. Прежде чем распространяться по вертикали и быть направленной на далёких незнакомцев, она по горизонтали обращается на близких знакомых. Дело в том, что она фактически основывается на психической структуре, способной ее получать и ее отражатьструктуре, которая следует из субъективной, бессознательной идентификации и, следовательно, не изменяется познавательной способностью, не поддается аргументации, разуму.

 

Скорее чем по Павлову, форма и содержание пропаганды объясняются бессознательной субъективностью. Она может быть описанной в социальном поле нашим « Анализом Субъективных Логик » (критическим наследником теории Четырех Дискурсов Жака Лакана, имеющей недостатки по многочисленным аспектам). 


Мы перейдем от анализа различных граней « фантазма пропагандирования » (через детали выражений, которые представляют его реализацию) до описании отношений между Фантазмом, Дискурсом и Идеологией: как удается умелым и ловким людям вызывать в психике их жертв некое эхо, объединяя различные – даже противоположные – фантазмы в неустойчивом синтезе, который, благодаря терпеливоему повторению, удается тем не менее поддержать.


 В психоанализе, передача чего-либо без пропаганды не только возможна, но желательна: у психоаналитиков она идет горизонтально, при условии нейтрализации фактора авторитета, и вертикально в каждом анализе, распуская у анализанта сети внушаемости. Действительно психоанализ, далеко не ограничивается простым исчезновением индивидуальных симптомов, он имеет более амбициозное предназначение – способствовать деконструкции « недовольство культурой ». Только тогда можно было бы по праву говорить о подлинной « профилактике от пропаганды ».

 

  (Traduction effectuée par Françoise et Vladimir KOVALENKO)


                                                [À suivre]

 

  


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Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.

Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, isotopie subjective, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, antiphilosophie, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, prothèse psychique, homéopsychie, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, cognisème, subjisème, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne

Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, psychoanalysis, Lacan, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, poetry, litterature, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, the unconscious, dream, rebus, subjiciel, machina subjectiva

Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 15:19

 
      C'est ce que semble indiquer l'analyse de Jean-Paul Sartre dans sa préface de 1952 à l'Edition Gallimard NRF des Poésies de Stéphane Mallarmé. Par exemple dans cette affirmation :

"On entrevoit chez Mallarmé une métaphysique pessimiste : [...] L'homme est un raté, un « loup » parmi les « loups ». Sa grandeur est de vivre son défaut de fabrication jusqu'à l'explosion finale.",

où l'on reconnait aisément la thématique du parler Extraverti, que l'A.L.S. met en rapport avec le rejet parental.

       Nous mettrons bientôt en ligne un commentaire détaillé de cette analyse.

       Au passage, mentionnons que l'assonance (paronomase) du titre de ce billet, qui est spontanément venue à notre esprit, n'a été trouvée qu'une seule fois par Google sur le site http://www.encresjetees.com/Encres-Jetees-01/12_13.shtml :

                           Mallarmé mal aimé s'alarme de l'oubli
                           Qui a mis au rebut ses sonores rébus
                           Mots bibelots désuète quincaillerie
                           Tintinnabulante de cliquetis confus

      Autres extraits de la préface de Sartre qui feront l'objet de notre commentaire :

"Mallarmé sent croître en lui de bonne heure une révolte qui ne trouve pas son point d'application. La société, la Nature, la famille, il conteste tout"

"Bien sûr, il faut faire sauter le monde"

"Sa violence — je le dis sans ironie — est si entière et si désespérée qu'elle se change en calme idée de violence. Non, il ne fera pas sauter le monde : il le mettra entre parenthèses. Il choisit le terrorisme de la politesse"

"Mallarmé déteste sa naissance : il écrit pour l'effacer."

"On dissimulera le ressentiment et la haine qui incitent á s'absenter de l'être en prétendant qu'on s'éloigne pour rejoindre l'idéal."

"Mallarmé, à Tournon, à Besançon, à Avignon, a très sérieusement envisagé le suicide."

"Flaubert, déjà, faisait tenter saint Antoine en ces termes : « (Donne-toi la mort.) Faire une chose qui vous égale á Dieu, pense donc. Il t'a créé, tu vas détruire son oeuvre, toi, par ton courage, librement. »"

"Il y a dans le suicide qu'il médite quelque chose d'un crime terroriste. Et n'a-t-il pas dit que le suicide et le crime étaient les seuls actes surnaturels que l'on puisse faire."

"Ce suicide est un génocide. Disparaître : on rendrait á l'être sa pureté."

"Sacrifice et génocide, affirmation et négation de l'homme, le suicide de Mallarmé reproduira le mouvement des dés : la matière se retrouve matière."

"C'est le mouvement même du suicide qu'il faut reproduire dans le poème. Puisque l'homme ne peut créer, mais qu'il lui reste la ressource de détruire, puisqu'il s'affirme par l'acte même qui l'anéantit, le poème sera donc un travail de destruction."

"Blanchot : « ce langage dont toute la force est de n'être pas, toute la gloire d'évoquer, en sa propre absence, l'absence de tout »."

"Pas un jour ne s'est écoulé sans qu'il ne fût tenté de se tuer"

"Mais cette mort en sursis lui donnait une sorte d'ironie charmante et destructive"

"Il fut tout entier poète, tout entier engagé dans la destruction critique de la poésie par elle-même"

Le poème est la seule bombe ». C'est au point qu'il lui arrive de croire qu'il s'est tué pour de bon."

"Puisque le poème est suicide de l'homme et de la poésie, il faut enfin que l'être se referme sur cette mort"

"Le défaut d'être est une manière d'être."

 

On peut en attendant consulter le billet suivant :

 

Application de l'A.L.S. au corpus des Fleurs du Mal de Ch. Baudelaire




[
Article ébauché, à suivre ]


D'autres analyses d'extraits de poésie et littérature :

Application de l'A.L.S. au corpus des Fleurs du Mal de Ch. Baudelaire

Mallarmé mal aimé ?

La personnalité de Cyrano vue par l'A.L.S.

Un passage de "Cyrano de Bergerac", d'Edmond Rostand

La tirade des "Non merci !" de Cyrano de Bergerac


Un personnage d'Albert Camus à "diagnostiquer"

Une citation d'Antonin Artaud

Un texte d'Hélène Cixous


Un texte de Luce Irigaray

Un "Manifeste" de Witold Gombrowicz

Un texte d'Henry de Montherlant

Baudelaire : Notes nouvelles sur Edgar Poe

Quelle est la "personnalité" de Du Bellay ?

De Du Bellay à Piaf : regretter ou non ?

L'avant-lire et les préfaces de "Le libertinage", d'Aragon

Une courte critique littéraire à analyser

Une chanson de Georges Brassens, "Le pornographe"


Passage extrait du livre de H. Miller "Le monde du sexe"

Application de l'A.L.S. à la traduction

 

 


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Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, microsémantique du fantasme, métaphore, psychanalyse, Lacan, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, poésie, littérature, Baudelaire, traduction, malentendu, expressions figées, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, fantasme, rêve, rébus, subjiciel, machina subjectiva, cognisème, subjisème

Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, psychoanalysis, Lacan, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, poetry, litterature, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, the unconscious, dream, rebus, subjiciel, machina subjectiva

Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

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