. Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, lexicologie, subjilecte, métaphore, psychanalyse, Lacan, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, poésie, littérature, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, expressions figées, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, rêve, rébus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, subjiciel, points de vue, subjectivité artificielle, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie
"Il est moins évident en revanche d'envisager que « s'éclater, se défoncer, s'envoyer en l'air,
se fendre la gueule » puissent résulter de la transformation pronominale d'un « je l'éclate, je
le défonce, je l'envoie en l'air, je lui fends la gueule » parental. C'est pourtant une des implications
fortes de notre hypothèse. Il s'agit en fait là tout simplement de la thèse freudolacanienne
de la réversibilité du sujet et de l’objet dans le fantasme (« Ce
sujet qui croit pouvoir accéder à lui-même à se désigner dans l’énoncé, n’est rien d’autre qu’un tel objet » (Lacan, 1966 souligné par nous)), du reste parfaitement illustrée par le poème de Baudelaire «
L'Héautontimo-rouménos » (le bourreau de soi-même) :
[…] Je suis la plaie et le couteau !
Je suis le soufflet et la joue !
Je suis les membres et la roue !
Et la victime et le bourreau !
Cette auto-agressivité qui va de l'exposition au danger jusqu'au suicide se double, chez
l'extraverti, d'une hétéro-agressivité qui va du non-respect d'autrui à sa mise en pièces pure et
simple, les deux se conjoignant dans l'exemple du terroriste sautant avec sa bombe."
[ À suivre ]