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  • : TOUT SUR L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©)
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  • : Blog scientifique sur l'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©), méthode originale d'analyse de discours partant des métaphores quotidiennes et de la psychanalyse. Applications dans de nombreux domaines des Sciences Humaines et Sociales : linguistique, littérature (Camus), poésie (Baudelaire), traduction, rhétorique, argumentation, psychologie sociale. Textes, articles, exercices, discussions,dictionnaires.Google+
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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 09:48

 

Du schéma L au schéma P ?

 

(suite et fin)



— Deuxième schéma, à quatre termes, qui montre :

 

  • d'une part comment le Logique (terme dérivé de Logos) s'interpose entre perçu et affect,

 
  • d'autre part comment le Logique irrigue et structure "sans faire de jaloux" aussi bien le rationnel (en rapport avec l'identification cognitive) que l'irrationnel (en rapport avec l'identification subjective) :

 

« C’est avec le langage, permis par la prématuration, donc la dépendance à l’adulte nourricier sans laquelle l’enfant ne pourrait s’intéresser au langage, qu’apparaissent chez l’homme deux nouveaux types de solutions adaptatives : les versants cognitif et  subjectif de l’identification.

—  La face “connaissance” de l’identification sert l’adaptation en fournissant à l’esprit humain des contenus mémoriels et des outils logiques qui le dispensent de devoir tout expérimenter, chaque génération disposant ainsi d’un savoir cumulatif considérable. [...] Ce savoir conscient ou préconscient est ouvert à la révision : si l’expérience le contredit ou si une argumentation le réfute, il pourra (en théorie) être questionné, remanié voire abandonné.

—  Mais l’enfant n’apprend pas à parler avec un dictionnaire et une grammaire. Il est introduit dans l’ordre symbolique (le grand Autre”) par le discours des petits autres” que sont ses parents, discours où s’entrelacent inextricablement les connaissances et le désir. Impossible de s’y dérober quand on dépend vitalement d’eux. [...] C’est là le point de départ de l’identification subjective, qui, quoique fille du langage, s’oppose par bien des traits à l’identification cognitive. Inconscient,imaginaire et fantasme font d’elle la face “méconnaissance” de l’identification. [...] Le savoir cognitif était révisable ; mais non le savoir subjectif, du fait qu’il est inconscient : rebelle à l’expérience et à l’argumentation critique, il fait le lit de toute croyance dogmatique. L’inquisition contre Galilée, le créationnisme contre Darwin, voilà, transposée à l’échelle de la société, la contradiction structurale entre identification subjective et identification cognitive, ces sœurs ennemies. »  

in Fantasme, Discours, Idéologie D’une transmission qui ne serait pas propagande, par Jean-Jacques Pinto, Revue Topique

(http://www.cairn.info/revue-topique-2010-2-page-31.htm)


Schéma P (intermédiaire) Id°s 

 

Sur le schéma, ces deux faces de l'identification relient à l'affect les branches Rationnel("connaissance”) et Irrationnel (“méconnaissance”) du Logique, selon notre proposition de définir l'identification comme la connexion signifiant-affect (thèse à développer ailleurs).

 

 

 

— Troisième et dernier schéma, également à quatre sommets, qui amène trois nouveaux termes et précise leurs relations avec les précédents :

 

• les termes introduits sont l'Imaginaire, le fantasme, et l'inconscient (au sens restreint), qui constituent la triade subjective :

 

           —   l'Imaginaire, on l'a vu, consiste dans la fiction de l'Un (“être”, “totalité”, “unité”, “indivisibilité”, “identité à soi-même”, etc., ce “Un-de-sens” ne devant pas être confondu avec le “Un comptable”). Insistons sur le fait que cet Imaginaire, fils duLogos, donc post-verbaln'a plus grand chose à voir (à part l'alibi de la Gestalt, de la forme perçue) avec l'imaginaire animal, qui est lui pré-verbal. : « Le double effet de l’imaginaire en tant qu’écran opposant son filtre à la communication du message inconscient, et en tant qu’élément constitué du code symbolique, a été confondu par eux (les psychanalystes) en une seule puissance, qu’ils n’ont pu dès lors apprécier qu’à des effets de résonance, aux interférences de plus en plus obscurcies. » (Lacan, même conférence que ci-dessus)

 

—  l'inconscient (a-grammatical dans les rébus, calembours, contrepèteries, anagrammes, où il brise les unités lexicales, “les mots”),                                                

    et le fantasme (grammatical, car, consistant en une formule phrastique, il respecte “les mots” et leur séquence temporelle, syntagmatique).

 

 Schema-P--avance-.jpg

 

• leur mise en relation avec les termes précédents :

 

l'Imaginaire est la résultante du Logos (terme parfois utilisé par Lacan comme équivalent à "Symbolique") et du perçu où cet Imaginaire verbal prend alibi de la Gestalt, de la forme perçue)                                                      

 

—  l'inconscient et le fantasme sont reliés en haut à l'Imaginaire, sur lequel ils s'appuient, et dont on pourrait dire qu'ils sont les rejetons indirects (thèse à développer ailleurs...), et en bas à l'affect, qu'ils mobilisent.

 

• un point mérite une explication plus approfondie : les termes inconscient et fantasme dérivant de l'Imaginaire et connectés à l'affect devraient ne se trouver que sur la partie droite de notre schéma, du côté de l'identification subjective et de l'Irrationnel. Mais en fait :

 

  •  de même que nos avons précisé dans le schéma 2 qu'en dépit des visions simplistes le Logique structurait aussi bien l'Irrationnel que le Rationnel,

 

  •  de même, en sens inverse, nous rappelons ici qu'indépendamment des succès que le cognitif et le rationnel obtiennent en débouchant "par distillation" sur la science moderne “galiléenne” empirique et mathématisée (voir Koyré repris par Lacan dans L'Œuvre claire de J.-C. Milner : http://analogisub.over-blog.com/article-33727797.html)

 

  •  ainsi se trouve justifié que les termes inconscient et fantasme figurent également sur la partie gauche du schéma ci-dessus, du côté de l'identification cognitive et du Rationnel , qu'on se réfère à la "pulsion épistémophile" décrite par Freud, ou au "mythe objectiviste" (voir note 3) de Lakoff et Johnson dans leur livre Les métaphores dans la vie quotidienne, livre analysé en détail dans mon article Métaphore et connaissance : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00802474/document.

 

 

Application de ces schémas et conclusion sont encore à rédiger... Patientez quelques jours

 

________________________________________________________________________

 

 

(note 3)  Le mythe de l’objectivisme :

« Le monde est constitué d’objets indépendants de l’observateur ... Nous acquérons notre connaissance du monde en faisant l’expérience des objets qui le constituent ... Nousappréhendons les objets du monde au moyen de catégories et de concepts quicorrespondent à des propriétés inhérentes des objets et à des relations entre les objets ... La réalité objective existe. La science peut en dernier ressort nous donner une explicationcorrecte, définitive et générale de la réalité ... Les mots ont des sens fixes ... Les hommes peuvent être objectifs ... s’ils usent d’un langage qui est clairement et précisément défini,direct et sans ambiguïté, et qui correspond à la réalité ... ».

 

Quelques exemples de ce mythe :

 

Parker 1666 (Groupe μ, 1982) : « Ainsi les imaginations débauchées et luxuriantes (des termes métaphoriques) se faufilant dans le lit de la Raison, non seulement le souillent par leurs caresses impures et illégitimes, mais, au lieu de notions et de conceptions vraies des choses, elles imprègnent l’esprit de fantasmes inconsistants »...

 

Hobbes (Molino, 1979b) : « Pour conclure, la lumière de l’esprit humain, ce sont les mots clairs, épurés, en premier lieu, et purgés de toute ambiguïté par des définitions exactes ... Au contraire, les métaphores, les mots ambigus ou qui ne veulent rien dire, sont comme des feux follets : s’en servir pour raisonner, c’est errer parmi d’innombrables absurdités ; leur aboutissement, ce sont les conflits, les discordes, le mépris »...

 

Charles Bally1666 (Groupe μ, 1982) : « le premier homme qui a appelé un bateau à voile une voile [synecdoque] a fait une faute »... Et ailleurs : « Toutes les fois qu’on peut remonter à la source d’une image, on se heurte à quelque infirmité de l’esprit humain ... La plus grande imperfection dont souffre notre esprit est l’incapacité d’abstraire absolument, c'est-à-dire de dégager un concept, de concevoir une idée en dehors de toutcontact avec la réalité concrète ... Telle est l’origine de la métaphore » …

 

Le mythe du subjectivisme, toujours d’après Lakoff et Johnson :

« Nos propres sens et nos intuitions sont les meilleurs guides pour l’action ... Ce qui compte le plus dans notre vie, ce sont les sentiments, la sensibilité esthétique, lespratiques morales et la conscience spirituelle, qui sont purement subjectifs ... L’art et lapoésie transcendent la rationalité et l’objectivité et nous mettent en contact avec la réalité de nos émotions et de nos intuitions ... Le langage de l’imagination, en particulier la métaphore, est nécessaire pour exprimer les aspects de notreexpérience qui sont uniques... L’objectivité peut être dangereuse, injuste, inhumaine. La science ne nous est d’aucune aide pour les questions les plus importantes de notre vie ... » …

 

Quelques exemples :

 

Baudelaire (Groupe μ, 1982) : « Le beau est toujours bizarre »...

 

Le Guern (Le Guern M., 1972) parlant des surréalistes : « la véritable métaphore a besoin de trop de liberté pour s’épanouir dans le cadre d’une série d’analogies préétablies etcontraignantes. C’est ce besoin de liberté qui explique la dévotion des surréalistes à une métaphore qui ne soit que métaphore, refusant d’être symbole »....”

 


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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 08:44

 

Du schéma L au schéma P ?

 

Cheminement dans le temps et l'espace, d'un schéma à un autre,

en essayant de parvenir à compter jusqu'à quatre...


 

Page 1

(le résultat ci-dessus est amené par le développement qui suit)


 

Compter jusqu'à quatre... Le propos se voulant justement "schématique" (!!!), ce jalonnement n'est ici qu'évoqué et illustré d'exemples, mais pas véritablement argumenté. L'abondante littérature sur le sujet pourra sans peine se consulter...

 

 

 "Un" (au sens qu'il a dans "unité") relève de l'Imaginaire :


« Quelque chose "dans le Réel Parlant" (le langage) se met à fonctionner de telle sorte que la fiction de l'Un apparaît ("être", "totalité", "unité", "indivisibilité", "identité à soi-même", etc., ce "Un-de-sens" ne devant pas être confondu avec le "Un comptable"). C'est l'Imaginaire ».

(   Alternative à la triade "Réel, Symbolique, Imaginaire" )

Par exemple : "Ce qui parle sans le savoir me fait je, sujet du verbe" (Lacan, Séminaire Encore)...

 

 

 "Deux" relève du fantasme :


" Au fil des identifications, un certain nombre de signifiants sont considérés par le Moi comme ne faisant pas partie de lui-même ("Je suis ceci et pas cela") et attribués à l'autre imaginaire. Si ces signifiants ont une connotation favorable, l'autre imaginaire en porte le mérite et devient digne d'amour. Dans le cas contraire, il est rendu coupable du "choix" des signifiants qu'on lui attribue, et devient alors le "bouc émissaire" celui qu'on ne veut surtout pas être et qu'il faut éventuellement détruire. "

( http://langaginconscient.zeblog.com/admin-langaginconscient-41180 )

De ce fait, les dichotomiesprésentes dans les énoncés théoriques devront "faire leur preuve", un principe de précaution méthodologique invitant à les suspecter de seulement reconduire des oppositions fantasmatiques dûment recensées auparavant (voir la note 1).


 

 "Trois" marque un progrès dans la description et la théorisation :


  • En linguistique, Saussure substitue au couple "les mots et les choses" la triade signifiant / signifié / référent...


  • En psychanalyse, Lacan introduit le ternaire Réel / Symbolique / Imaginaire (R, S, I), qui, énoncé dans l'ordre initial (S, I, R) n'est pas sans rapport analogique avec la triade linguistique précédente.


  • Dans la foulée de ce dernier, je propose : « Il n'y a pas, comme le croient les positivistes ou leurs adversaires amateurs de paranormal, une opposition binaire rationnel irrationnel, mais trois termes : rationnel, irrationnel, logique, le logique (logos !) structurant de façon différente le rationnel et l'irrationnel. Et la logique de l'irrationnel, c'est principalement la psychanalyse, quand toutefois elle veut bien être logique !!! »

    ( https://hal-univ-diderot.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/798138/filename/Psychanalyse-neurosciences.pdf)


  • ... et ailleurs je resitue la bien connue triade subjective Imaginaire / fantasme / inconscient (au sens restreint) sur un schéma proposant une alternative aux termes du ternaire lacanien... (voir la note 2)

    (http://analogisub.over-blog.com/article-25294615.html)

 

  • Enfin, dans mon article de 2010 sur "Psychanalyse et propangande" (revue Topique n° 111), je substitue à nouveau à l'opposition binaire "pensée critique / affectivité (le cœur et la raison) un modèle à trois termes cognition (verbale) / subjectivité (verbale) / affect (biologique) :


« L’identification subjective, définie comme la connexion signifiant-affect résultant d’une suggestion exercée par le parent sur l’enfant, conduit graduellement d’une situation où plaisir et déplaisir étaient suscités par les besoins (chez le nourrisson) à une situation où c’est le signifiant qui a acquis le pouvoir de les convoquer (chez l’enfant plus grand qui, déjà repu et choyé, demande « raconte-moi une histoire », puis chez l’adulte, qui ne manquera jamais de ressources pour s’en inventer).

C’est cette alliance intimement scellée dans l’enfance entre le motet l’émotion qui, jointe au refoulement, rendra compte de « l’impuissance de la pensée critique face aux sirènes de l’affectivité » : le ressenti passe pour l’étalon du vrai (« l’éprouvé ne ment pas »), et loin que ces sirènes fassent directement triompher le cœur sur la raison, c’est de leur parolesmobilisant des affects qu’elles tirent le pouvoir de faire taire la critique intérieure ou extérieure.

Ëtre refoulés dans l’inconscient et liés aux affects n’enlève pas aux motsleur qualité verbale, et le conflit cognitif vs subjectif n’est nullement réductible au conflit intellect vs affect : « le cœur a ses raisons... » puisque dans le texte subjectif opère une logique(logos), et l’on se trouvera fondé à proposer ci-après une « Analyse des Logiques Subjectives » applicable au phénomène de la propagande. »   (http://www.cairn.info/revue-topique-2010-2-page-31.htm )

 

 

 

"Quatre" serait finalement, à suivre Lacan, le "top du top" en matière de description et de théorisation :

 

« Une structure quadripartite est depuis l’inconscient toujours exigible dans la construction d’une ordonnance subjective (Kant avec Sade, Écrits, p. 774) ».

 

  • Exemple 1 : "Le schéma L est censé décrire la structure du sujet telle qu’elle se manifeste dans la relation analytique, qui n’est pas une relation duelle mais une relation quaternaire comparable à une partie de bridge [Lacan, 1966, p. 589]. Voici comment l’auteur présente lui-même la version simplifiée de son schéma L que nous reproduisons ci-après. « La condition du sujet S (névrose ou psychose) dépend de ce qui se déroule en l’Autre A. Ce qui s’y déroule est articulé comme un discours (l’inconscient est le discours de l’Autre) […] À ce discours comment le sujet serait-il intéressé s’il n’était pas partie prenante ? Il l’est, en effet, en tant que tiré aux quatre coins du schéma : à savoir S, son ineffable et stupide existence, a, ses objets, a’, son moi, à savoir ce qui se reflète de sa forme dans ses objets, et A le lieu d’où peut se poser à lui la question de son existence » [Lacan, 1966, p. 549]. "

       (http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=RDM_037_0253)                                                                                 Schéma L original

 

 

  • Exemple 2 : Les quatre discours, s'écrivant chacun des quatre mêmes lettres permutées en quatre places

 

  • Exemple 3 : Le nœud borroméen à quatre ronds 

 

                                                * * * * *

 

Ce schéma L à quatre termes de Lacan donne lieu dans les Écrits à une complexificationsous la forme du schéma R,et à une distorsion-désarticulation(dans le cas de la psychose) sous la forme du schéma I. J'avais, dans mon mémoire de psychiatrie sur la psychothérapie des psychoses, développé le schéma R en trois dimensionssuivant les abondantes notes complémentaires fournies par Lacan. Ce schéma développé se trouve ici, longuement commenté :

   https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10202942952432148&set=pb.1153523537.-2207520000.1421683568.&type=3&theater

 

 

Belle source d'inspiration que ce schéma : il m'a donné l'idée d'essayer de faire figurer, là aussi avec quatre sommets, les rapports entre des termes revenant fréquemment dans les textes évoqués ci-dessus.

 

 

 Premier schéma, à deux termes seulement, présentant l'hypothétique relation directe, "originelle" et peut-être bien mythique, entre ce qui est perçu (le perceptum, en latin, dans le texte de Lacan sur la psychose) et l'affect (plaisir / déplaisir), avant la prise du langage sur le psychisme humain. C'est d'autre part la représentation fallacieuse — qu'auraient "l'homme de la rue" mais aussi l'intellectuel méconnaissant la psychanalyse — de l'existence (évidemment impossible) d'une telle relation directe chez l'adulte  :

 

Schema-P--minimal--copie-1.jpg

 

Insistons déjà sur le fait que, s'il n'est mentionné ici que l'affect, c'est que Lacan insiste dans son texte sur l'inexistence d'un percipiens, d'un sujet percevant unifié : "Nous osons en effet mettre dans le même sac, si l’on peut dire, toutes les positions qu’elles soient mécanistes ou dynamistes en la matière, que la genèse y soit de l’organisme ou du psychisme, et la structure de la désintégration ou du conflit, oui, toutes, si ingénieuses qu’elles se montrent, pour autant qu’au nom du fait, manifeste, qu’une hallucination est un perceptum sans objet, ces positions s’en tiennent à demander raison au percipiens de ceperceptum, sans que quiconque s’avise qu’à cette requête, un temps est sauté, celui de s’interroger si le perceptum lui-même laisse un sens univoque au percipiens ici requis de l’expliquer." (l'idée d'un sujet univoqueunifié, relève de l'Imaginaire).

 

Ce premier schéma ne vaut en fait que par ce qui va s'y superposer dans les suivants.

 

(la suite se trouve ici...)


___________________________________

 

 

(note 1) L'A.L.S. se fonde sur le constat de ces oppositions binaires dans la langue:

 

"Il existe dans une langue comme le français des sous-langues subjectives (les « parlers ») qui, bien que différentes, se comprennent tant bien que mal en se retraduisant l’une dans l’autre. Ces parlers sont des combinaisons de mots simples ou complexes affectés d’une valeur positive ou négative.


Les mots simples (« atomes » de sens) sont toujours des adjectifs exprimant des propriétés simples (ouvert/fermé, nouveau/ancien), distribués dans deux listes d’opposés, les séries :


- La série « A » concerne l’extérieur, le changement, le désordre, la destruction de l’ancien. Elle se compose d’adjectifs simples comme : ouvert, souple, varié, changeant, nouveau, libre..


La série « B » concerne au contraire l’intérieur, le non-changement, l’ordre, la conservation. Elle se compose d’adjectifs simples comme : sérieux, ferme, stable, ancien, solide, durable.

(...) Les séries d'atomes A et B sont donc des listes de traits sémantiques minimaux (ou sèmes) opposés terme à terme, par exemple ouvert/fermé, souple/rigide, lointain/proche.

Le discours, dans son fonctionnement fantasmatique, réduit les « éventails » cognitifs, par exemple les états de la matière, à deux traits opposés (ici : fluide/non fluide). C'est la nécessité d'argumenter, de défendre « son » identification, qui place le locuteur dans un camp ou l'autre même s’il peut en changer au cours de son argumentation. Lakoff et Johnson (1985) font remarquer, au sujet des « mythes » de l’objectivisme et du subjectivisme dans la culture, que : "
l’objectivisme et le subjectivisme ont besoin l’un de l’autre pour exister. Chacun se définit par opposition à l’autre et voit en lui un ennemi." (souligné par nous).


C'est pourquoi nous ne retrouvons que deux séries — recombinables ensuite dans des proportions très diverses. C'est le fantasme qui est réducteur, dichotomique, manichéen, pas notre description. Le même historien des religions qui aura recensé des dizaines de dieux grecs ou égyptiens ne peut faire autrement que de dénombrer en Perse à telle époque DEUX divinités et DEUX seulement, et se trouve fondé à décrire l'opposition binaire d'Ormuzd et d'Ahriman sans la croire inscrite ailleurs que dans la conviction de leurs sectateurs. Notre description procède d'un constat, non d'un simplisme dogmatique. 

 (https://hal.inria.fr/file/index/docid/785724/filename/ML_logiciste.pdf)

(note 2) L'Imaginaire de Lacan est ici rebaptisé Réel Parlant Unifiant...

 


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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 20:15

 

  IDENTIFICATION COGNITIVE

ET IDENTIFICATION SUBJECTIVE


extrait de l'article publié en 2010 dans la revue Topique :

 

" Fantasme, Discours, Idéologie.

D’une transmission qui ne serait pas propagande "

 

 

 

 

" TRISTE ÉPOQUE QUE LA NOTRE ! IL EST PLUS FACILE
DE DÉSINTÉGRER UN ATOME QU'UN PRÉJUGÉ... "

 

atome > préjugé

 

 

(Commentaire explicatif ci dessous : "désintégrer un atome"

relève de l'IDENTIFICATION COGNITIVE, alors que les "préjugés"

relèvent de l'IDENTIFICATION SUBJECTIVE)

 

                                                                .........

 

Voyons en quoi consiste cette configuration psychique inconsciente déjà en place en tout sujet, qui permet à la propagande, spontanée ou élaborée, de trouver ses sources, ses voies, l’assurance de ses effets, et jusqu’aux motivations de ses promoteurs.

Cette structure, la subjectivité inconsciente, résulte de l’identification subjective, que son caractère inconscient rend non maîtrisable par l’identification cognitive (l’éducation, l’argumentation, la raison). À la question du « savoir-faire avec le milieu », le vivant fournit en effet un éventail de solutions : instinct, apprentissage, imitation, identification. Mais chez l’humain seule la dernière peut rendre compte de l’observation tant sociologique que psychanalytique.

(...)

C’est avec le langage, permis par la prématuration, donc la dépendance à l’adulte nourricier sans laquelle l’enfant ne pourrait s’intéresser au langage, qu’apparaissent chez l’homme deux nouveaux types de solutions adaptatives : les versants cognitif et subjectif de l’identification.

La face « connaissance » de l’identification sert l’adaptation en fournissant à l’esprit humain des contenus mémoriels et des outils logiques qui le dispensent de devoir tout expérimenter, chaque génération disposant ainsi d’un savoir cumulatif considérable. Une part de cette connaissance d’abord très empirique évolue vers des énoncés scientifiques de plus en plus formalisés (« le mathématique est fils du vernaculaire »). Ce savoir conscient ou préconscient est ouvert à la révision : si l’expérience le contredit ou si une argumentation le réfute, il pourra (en théorie) être questionné, remanié voire abandonné.

Mais l’enfant n’apprend pas à parler avec un dictionnaire et une grammaire. Il est introduit dans l’ordre symbolique (le « grand Autre ») par le discours des « petits autres » que sont ses parents, discours où s’entrelacent inextricablement les connaissances et le désir. Impossible de s’y dérober quand on dépend vitalement d’eux : « Le dit premier décrète, légifère, aphorise, est oracle. Il confère à l’autre réel son obscure autorité. » (Lacan, Écrits, p. 808). Ce « Que ta volonté soit faite » devient l’impératif inconscient de l’athée le plus convaincu. C’est là le point de départ de l’identification subjective, qui, quoique fille du langage, s’oppose par bien des traits à l’identification cognitive.

Inconscient, imaginaire et fantasme font d’elle la face « méconnaissance » de l’identification. Support de la croyance à l’identité et prothèse psychique destinée à se substituer aux instincts défaillants, elle a initialement servi la survie de l’espèce en fournissant avec le désir sexuel, le désir d’enfant et le désir de vivre des substituts aux instincts sexuel, maternel et de conservation quasi-introuvables chez l’homme. Mais ce au prix de remplacer leur nécessité innée par la contingence de désirs liés à la constellation familiale où ils prennent naissance.

Le savoir cognitif était révisable ; mais non le savoir subjectif, du fait qu’il est inconscient : rebelle à l’expérience et à l’argumentation critique, il fait le lit de toute croyance dogmatique. L’inquisition contre Galilée, le créationnisme contre Darwin, voilà, transposée à l’échelle de la société, la contradiction structurale entre identification subjective et identification cognitive, ces sœurs ennemies.

 

  Unpleasant truths


L’identification subjective, définie comme la connexion signifiant-affect résultant d’une suggestion exercée par le parent sur l’enfant, conduit graduellement d’une situation où plaisir et déplaisir étaient suscités par les besoins (chez le nourrisson) à une situation où c’est le signifiant qui a acquis le pouvoir de les convoquer (chez l’enfant plus grand qui, déjà repu et choyé, demande « raconte-moi une histoire », puis chez l’adulte, qui ne manquera jamais de ressources pour s’en inventer). C’est cette alliance intimement scellée dans l’enfance entre le mot et l’émotion qui, jointe au refoulement, rendra compte de « l’impuissance de la pensée critique face aux sirènes de l’affectivité » : le ressenti passe pour l’étalon du vrai (« l’éprouvé ne ment pas »), et loin que ces sirènes fassent directement triompher le cœur sur la raison, c’est de leur paroles mobilisant des affects qu’elles tirent le pouvoir de faire taire la critique intérieure ou extérieure(1). Être refoulés dans l’inconscient et liés aux affects n’enlève pas aux mots leur qualité verbale, et le conflit cognitif  vs subjectif n’est nullement réductible au conflit intellect  vs affect : « le cœur a ses raisons... » puisque dans le  texte subjectif opère une logique (logos), et l’on se trouvera fondé à proposer ci-après une « Analyse des Logiques Subjectives » applicable au phénomène de la propagande.


(1) Cyrano, analyste d’un instant, ne s’y trompe pas: son parler d’amour a induit le tendre élan qui pousse Roxane à offrir un baiser à Christian, et même son ressenti :
                         « Baiser, festin d’amour dont je suis le Lazare !
                            Il me vient de cette ombre une miette de toi./
                            Mais oui, jesens un peu mon cœur qui te reçoit,
                            Puisque sur cette lèvre où Roxane seleurre
                            Elle baise les mots que j’ai dits tout à l’heure ! ».


Cyrano...

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 17:42

 

Mme Heloisa Grobman a eu l'amabilité de réviser ma traduction en portugais du texte ci-dessous. Qu'elle en soit ici vivement remerciée.

  Comoedia

 

Resume da conferencia « PSICOANÁLISE E NEUROCIENCIAS »

(A conferencia « Psicoanálise e Neurociencias » foi feita por Jean-Jacques PINTO na terça-feira, 8 de novembro de 2011 a as 18h 30 no Teatro Comoedia em AUBAGNE, Bouches-du-Rhône, França)

 

 

 

PSICANÁLISE E NEUROCIÊNCIAS

 

                            Conferencia de Jean-Jacques Pinto, psicanalista, 

             No teatro Comoedia de Aubagne, terça-feira 8 de novembro de 2011

 


ARGUMENTO :


Destacando a especificidade de cada um dos dois enfoques quanto à abordagem do psiquismo humano, o conferencista intenciona, designadamente apoiando se entre outras coisas numa analogia simples e num método original de análise de discurso, demonstrar isso :

 

Contrário às posições dogmáticas (acompanhadas da rejeição mútua) que emanam dos incondicionais partidários entrincheirados em seus respectivos territórios, trabalha nas pontes e possibilidades de cooperação frutífera entre neurociências e psicanálise.

 

Entende como condição essencial para este diálogo que seja redefinido o que nunca deveria ter deixado de inspirar ambas : o enfoque científico, considerado ao mesmo tempo 

— nas suas variantes adaptadas às ciências da natureza e às ciências humanas , 

— e na sua preocupação de demostração e de refutação no que se refere tanto ao caso específico como à lei geral. 



 

INTRODUÇAO : fazemos o inventário das posições sobre este tema. 

 

 

I) Os dogmáticas enfrentam-se 


Informa-se de « grande debate às vezes mortífero » entre partidários do homem como máquina e do homem como unicamente « mente e ideias ». Fala-se também de « luta fratricida » etc. 

 

— Vê-se do lado das neurociências os reducionistas do « homem neuronal »: a arquitetura cerebral é pretendida por ela dando conta de todo o funcionamento psíquico. « O cérebro segrega o pensamento assim como o fígado segrega a bílis », a circulação dos mediadores químicos no cérebro bastaria para explicar qualquer funcionamento mental.

 

Os partidários do materialismo filosófico recusam a existência de um princípio imaterial, e a mente é concebida como manifestação de fenômenos fisiológicos regidos pelas leis da física. 

 

O eliminativismo considera que nossa compreensão cotidiana do mental é um erro radical e que as neurociências revelarão um dia que os estados mentais não se referem à nada real. Para alguns, o conceito de consciência será eliminado pelos progressos das neurociências. O eliminativismo foi suplantado pelo computacionalismo, teoria que concebe a mente como um sistema de processamento da informação e compara o pensamento à um cálculo, mais precisamente à aplicação de um sistema de regras.

 

Segue aqui um rodeio metodológico com os seis enfoques identificados por J. Herman : o enfoque positivista, os enfoques compreensivos, o enfoque dialético, o enfoque funcionalista, o enfoque estruturalista e o enfoque praxeológico

 

O positivismo deve reconhecer-se como um dos ramos do materialismo. 

 

Algumas palavras sobre o positivismo de Freud 

 

— Existe por outro lado reducionistas entre os que trabalham com psicanálise, psicanalistas refugiando-se nas esferas etéreas de um psiquismo desencarnado, reunindo-se por alí ao misticismo e às pseudociências.

 



II) Estas duas atitudes reducionistas  dogmáticas são vãs. Seria então necessário recurrir aos partidários da convergência entre neurociências e psicanálise ? Estas são pseudo-convergências :

 

— A de F. Ansermet e P. Magistretti (neuroplasticidade) que consideram que hoje a biología deve saber colocar-se à serviço da psicanálise e a psicanálise à serviço da biología. Querem “reintroduzir o sujeito na biología”.

 

— A da neuropsicanálise, pseudo-convergencia muito bem refutada por Laurent Vercueil.

 

 

 

III) Nossa posição : existem dois objetos diferentes e complementários explorados por duas modalidades diferentes e complementárias na investigação científica 

 

De feito, vamos esquematicamente encontrar uma combinatória de posições sobre o tema: 

 

 

UM ÚNICO OBJETO
     
INCOMPATIBILIDADE

     Um único objeto por reducionismo pois o otro objeto e o otro enfoque são descalificados

 

     COMPATIBILIDADE

       Um único objeto sob dos ângulos diferentes neuroplasticidade, neuropsychanális

 

DOIS OBJETOS 

     INCOMPATIBILIDADE

     Dois objetos diferentes, pelo tanto de enfoques incompatíveis (Chaperot, Celacu e Pisani)

     COMPATIBILIDADE

     Dois objetos e dois enfoques diferentes e complementare (nossa posição)

 

 

A) Volta sobre o computacionalismo


Teoria que concebe a mente como um sistema de processamento da informaçãoe compara o pensamento à um cálculo e, mais precisamente, àaplicação de um sistema de regras. O computacionalismo não pretende que qualquer pensamento se reduzaàum cálculo deste tipo, mas sim que seja possível compreender certas funções do pensamento seguindo este modelo. É uma síntese entre o realismo intencional que afirma a existência ea causalidade dos estados mentais (enfoque compreensivo) e o fisicalismo que afirma que qualquer entidade existente é uma entidade física (enfoque positivista).


  Pois esta teoria não é necessariamente um materialismo : mesmo se o pensamento se apóia num suporte material (o cérebro), pode-se estudá-lo sem preocupação com este suporte (diferentemente de um certo enfoque materialista reducionista corrente nas neurociência) : uma mesma idéia pode expressar-se por suportes físicos muito diferentes (pela voz, sobre papel, sobre uma parede, sobre um computador, etc.). Nesta medida, o computacionalismo se assemelha à um conductismo metodológico : diferentemente do conductismo ontológico, não afirma que não existem estados mentais.

 

B) Vygotski elabora uma teoria das funções psíquicas superiores graças ao método genético, concebido como uma « historia social», quer dizer (teoria sobre a « excentração » de Leontiev) :

« As transmissões não são simplesmente de caráter hereditário mas também culturais ». A inteligência se desenvolveria graças às ferramentas psicológicas que a criança encontraria no seu meio ambiente, incluindo a linguagem (ferramenta fundamental). A  atividade prática se interiorizaria em atividades mentais cada vez mais complexas graças às palavras, origem da formação dos conceitos. A linguagem « egocêntrica » da criançatem um caráter social e se transformará logo em linguagem« interior » no adulto. Ela seria um mediador necessário ao desenvolvimento e ao funcionamento do pensamento.

 

C) Argumento proporcionado pelas neurociências em si mesmas :

« As funções superiores do cérebro exigem interações com o mundo e com outras pessoas. ». O fenômeno de atrição consiste no fato de que os neurônios presentes no nascimento degenerariam se não fossem utilizados. Uma « conexão » com o exterior é necessária, e particularmente para o ser humano que não pode se desenvolver fora da linguagem e da cultura.

 

D) Nossa analogia ao computador, limitada e discutível, masesclarecedora :

 

A mente esta ao corpo o que o programa (« software ») esta ao computador (« hardware »).

 

*assim como o computador quando sai da fábrica está quase vazio, pois  podendo garantir uma diversidade de funções apenas se nele estabelecemos distintos programas, assim mesmo o corpo ao nascimento está equipado de funções psíquicas mínimas, mas a mente, com sua diversidade de funções, virá à ele somente através das contribuições do ambiente.

 

Quando sai da fábrica, o computador está equipado de sua placa eletrônica. Computadores idênticos adquirem competências diferentes (processador de texto, desenho, cálculo, música, etc.) em função dos programas que seus proprietários escolhem implantar neles. Assim, no nascimento, o corpo está equipado somente de seu equipamento hereditário. Crianças indenes de qualquer patologia hereditária ou congênita, eventualmente “idênticos” (verdadeiros gêmeos), adquirirão competências diferentes (língua, conhecimentos concretos e abstratos, regulação dos afetos, estrutura de personalidade…) em função das formas e conteúdos que seus “pais” (no sentido amplo) implantarão neles, em maior parte sem o saber..

 

 

*assim como o desenho, a fabricação, a manutençãoe a reparação do computador são competência do técnico eletrônico, e não tem nada a ver com o desenho, a redação, a manutenção e a correção dos programas, que são competência do técnico informático, mesmo assim,a manutenção e as terapêuticas do corpo são competência da medicina, mas a mente em seu funcionamento normal ou perturbado é competência de profissões (psicólogo e psicanalista) que não devem nada à medicina, exceto por metáforas dependendo de fantasmas fáceis a por em evidencia.

 

“A circulação dos neurotransmissores no cérebro bastaria para explicar qualquer funcionamento mental”. Não, esta circulaçãopermite e acompanha, sem mais, a execução dos programas mentais vindos do exterior. A possibilidade de ouvir por alto-falante o ruído do programa que se efetua no computador (veja E.E.G, imageria cerebral) não muda em nada o fato de que o programa é exterior desde o principio ao computador, construído com outras regras, e remodelável independentemente da sua implementação.


Há naturalmente limites à esta analogia…



IV) Como trabalhar de forma complementar : compartilhando-seas tarefas complementares

 

Existe acordo sobre a existência do determinismo entre as neurociências e a psicanálise, a qual postula o determinismo da vida psíquica (veja experiências em neurociências como as de Benjamin Libet).

 

A) « O cego e o paralítico » (fábula do fabulista francês Florian)

 

A ciência moderna (ciência galileana) combina empiricidade  eformalização. Sua historia é a de um movimento em direcção à escritura lógico-matemáticado Real tal como o exploram empíricamente as « ciências exatas ».

 

O discurso psicanalítico aparece conectado em derivação ao da ciência moderna que, com efeito, permite a aparição da psicanálise. Assim como a ciência o faz para o Real do mundo físico, ele desmente sem dúvida os enunciados unificadores quanto à descrição do psiquismo humano (subjetividade), mas Imaginário, inconsciente e fantasma continuam impregnando-o. A psicanálise, permitida pela ciência, é uma disciplina desimaginarizante, mas não é uma ciência.

 

A psicanálise moderna não tem nenhuma crítica pertinente à dirigir ao planejamento científico. Diz somente que a ciência necessitou até agora, para funcionar, dar a espalda à subjetividade, pois proibir à si, por construção mesmo, tomá-la por objeto de estúdio. Digamos que a ciência é aqui « o cego ». Ela se cega para avançar, e tem êxito com isso.

 

A psicanálise, ela, « vê » a subjetividade mas «falta-lhe pernas ». Os discípulos se interessam somente pelos mestres, aos quais dedicam um culto anacrônico. Eles dormem nos lauros de seus iniciadores. Intransmissibilidade e segredo dos deuses fazem da psicanálise atual « o paralítico », já que falta-lhe « pernas » metodológicas para fazer avançar suas hipóteses.

 

Agora bem, ciência e psicanálise têm em comum o não-todo, o não-sentido, a  dissolução da noção de ser. Elas caminham contra o Imaginário. Mas elas se comportam como irmãs inimigas (maior e menor), numa intercrítica estéril às vezes de aspecto ideológico. A necessidade de uma negociação e de pontes se faz sentir.

 

Advogamos aqui modestamente por uma cooperação entre o cego e o paralítico.

 

 

A ciência descuidava o inconsciente. Mas não mais, com o inconsciente cognitivo, sendo que não é o mesmo que o inconsciente subjetivo (descrito detalhadamente no meu artigo sobre “Psicanálise e propaganda”, aqui :

http://analogisub.over-blog.com/pages/Psicanalise_e_propaganda_Topique_n111-4863602.html).

Exemplo : os experimentos com percepções infraliminais que favorecem a resolução de um problema, sem passar pela consciência.


Na França, o livro de Lionel Naccache em 2006 [« L'inconscient à venir», “O inconsciente a advir”] planta a questão das relações entre a perspectiva psicanalítica e a perspectiva “neurocognitiva”.  Agora bem seus argumentos são em parte refutáveis.

 

*Naccache rende homenagem a Freud. Reconhece que a consciência não é toda a mente, mas pensa que o inconsciente de Freud é uma reasignação de funções que dependem em realidade da consciência. Nega a repressão, sem considerar que esta poderia sera obra do programa vendo do exterior, e não de os circuitos recorridos por o inconsciente cognitivo.

 

*Como a polícia em A carta roubada de Edgar Poe, Naccache não busca talvez no bom lugar, por tanto seus quatro inconscientes não podem coincidir com o de Freud.

 

*Se o inconsciente de Freud parece funcionar seguindo as leis do (pré)consciente, pode ser porque são as declarações conscientemente emitidas pelo entorno familiar que, interiorizadas, fazem sentir seus efeitos fora da consciência do sujeito.

 

*Como Naccache explica o ressurgimento pela hipnose o em análise de recordações muito antigas, “esquecidas”?

 

*Como Naccache explica o esquecimento “em directo” dos sonhos? Pelo inconsciente cognitivo ? Este esquecimento irrefreável, comparável ao esquecimento das consignas ditadas pela hipnose, é um argumento em favor da repressão e do inconsciente subjetivo.

 

O inconsciente subjetivo, em relação à complexidade da linguagem, se baseia em outros fundamentos que o inconsciente cognitivo.

 

 

B) Critérios de científicidade :

 

1) O planejamento científico com suas variantes

 

Parece apropriado rejeitar espalda a espalda dos defeitos caricaturais :

 

* O imperialismo das Ciências Exatas pretendendo colonizar as CiênciasHumanas : número-rei e positivismo dos feitos.

 

- A estatística é objetável (p.ex. : os hieroglíficos, a palavra “régime” em francês) já que a linguagem humana não é um código biunívoco.

“Nos separamos pelo tanto de um ponto de vista amplamente estendido, segundo o qual só há ciência do quantificável. Diremos melhor : não ha ciência senão do matematizável, e ha matematização tão pronto como há literalização e funcionamento cego. ” Milner, J.-C. (1989). Introduction à une science du langage. Des Travaux. Seuil, Paris.


- é importante também redefinir o termo“feito” em ciência : a lingüística trabalha sobre corpus transcritos o gravados, portanto bem materiais.

 

*E o desenfoque artístico, o incluso autístico, dos que em Ciências Humanas e em psicanálise rechaçam qualquer formalização.

 

A solução poderia vir da lingüística, critério exterior para colocar de acordo os psicanalistas e os neurobiólogos, posto que os  unsfalam de inconsciente-linguagem e os outros não podem negar que haja linguagem, e que a própria ciência passa através da linguagem.


Imaginemos um índio Hurón (Voltaire, L'Ingénu,1767) ante um computador ligado : não haveria necessidade de situar onde residem e como se executam os programas para constatar que se executam, utilizar-los e perguntar-se sobre seus princípios lógicos…! As descrições e análises lingüísticas sobre corpus funcionam muito bem sem que seja necessário saber como isso se realiza no cérebro !

 

 

*A análise logicista de Gardin e Molino : este é umamodelização lógica tão rigorosa como a das matemáticas, com :

 

................validação interna dosmodelos teóricos e das análises por expertos/peritos

................validação externa deestos análise por a fabricação de simulacros.

 

* O estructuralismo, enterrado demasiado pronto, deve ser reabilitado à condição de livrá-lo dos desastrosos efeitos da moda.

O enfoque estruturalista soluciona a oposição entre enfoque positivista em busca de feitos e enfoque compreensivo baseado na introspecção : há uma objetividade, uma materialidade logicizável do discurso do protagonista social, ou do falante, ou do paciente, independentemente da exatidão deste à que se refere. J.-C. Milner fala de « galileismo estendido » :

« A sua maneira, o estructuralismo em lingüística é também um método de redução das qualidades sensíveis. As línguas naturais só tocam a matéria sensível pela forma fônica. Porém neste âmbito, o método tem efeitos óbvios.

Pode-se falar aqui de uma matematização estendida, rigorosa e forçada, mas também autônoma relativamente ao aparato matemático. A lingüística passou à ser nos anos 50 uma disciplina tão literal como a álgebra ou a lógica, mas independente delas, com êxitos empíricos para o conjunto das línguas naturais. Se comportava estritamente em ciência galileana. Galileismo estendido baseado em uma matemática estendida, e estendido à objetos inéditos.

Este objeto era a linguagem,que separa a raça humana do reino da natureza. Do mesmo modo, a antropologia lévi-straussiana obtinha, com métodos comparáveis aplicados a objetos não-naturais – os sistemas de parentesco –, uma apresentação exaustiva, exata e concludente dos funcionamentos. O apoio que Lévi-Strauss encontrava na lingüística residia numa analogia dos procedimentos e especialmente dos pontos de vista constitutivos.

Sobre este fundamento, lingüística e antropologia, se desdobrou um movimento de pensamento cuja unidade metodológica e importância epistemológica não deixam lugar a dúvida. Que Lacan, cujo informe ao galileismo é principista, e que colhe seu objeto mais do lado da cultura que da natureza, se acha contado no número dos estructuralistas, isso é eminentemente explicável. »

 

 

2) O caso particular e a lei geral


* Uma das críticas das Ciências Exatas à psicanálise se baseia na idéia errônea de que não há ciência se não do universal (Aristóteles)

 

*  Agora bem, a lei estadística que resulta do método indutivo pode revelar-se, se à vemos, não pertinente quando a linguagem está em jogo.

 

* Pelo contrário, um análise exaustiva de um caso, se é materialmente comunicável, é igualmente generalizável e vale tanto como uma coleção de casos manejados pelo método indutivo.

* Uma anali-ciência seria, segundo uma definição ainda provisória, uma disciplina híbrida entre psicanálise e ciência. Para justificar a criação deste termo, convém referir-se à possibilidade de um diálogo entre a ciência moderna e a psicanálise.

 

 

3) As “anali-ciências” e a Análise das Lógicas Subjetivas (A.L.S). 


« Anali-ciência» é um termo proposto pelo autor da A. L. S. (Jean-Jacques Pinto) em 2008.

 

Uma anali-ciência seria, segundo uma definição ainda provisória, uma disciplina híbrida entre psicanálise e ciência. Para justificar a criação deste termo, convém referir-se à possibilidade de um diálogo entre a ciência moderna e a psicanálise.

 

A A.L.S. poderia assim ser candidata à etiqueta de anali-ciência. Se agente define-la esquemáticamente como uma “micro-semântica do fantasma”, este :

 

1. é um conceito que resulta de uma experiência « águas acima » (sessões de análise) ;

 

2. tem um esboço de formalização: $ ◊ a ; pode receber uma definição linguística ;

 

3. o eixo de que este conceito inclui uma série de frequências verbais é demonstrável « águas abaixo » pela A.L.S cuja material é mostrável, por tanto testável. Os procedimentos de análise da A.L.S são por outro lado testáveis e reprodutíveis por qualquer pessoa manualmente, e simuláveis informáticamente.

 

A A.L.S. permite analizar em parte os dogmatismos antes citados, subtendidos por fantasmas que podem ser modelizados.



CONCLUSÃO

 

Propomos, para concluir, não opor as « ciências duras » da natureza às « ciências brandas » do homem, mas sim asociar às ciências do duro, do « hardware » as ciências do brando, do « software » no estudo complementar dos dois pólos da interface característica do humano, da « condição humana » (André Malraux), estos dos pólos sendo :

 

- o cérebro como máquina biológica (o « biordenador »)

 

- o programa informático verbal humano (o « verbisoft », subdividido em « cognisoft » e « subjisoft »).

 

A interconecção tem lugar durante a infância, é o processo de identificação com suas duas vertentes : identificação cognitiva (« cognisoft ») e identificação subjetiva (« subjisoft »). Pode-se, para estudá-los (simulándo-los), fabricar de todas as partes :

 

- « cognisofts », que dependem da inteligência artificial e que simulam o resultado da identificação cognitiva, por exemplo por « sistemas expertos », que diferem das redes neuronais de aprendizagem (que se poderia nomear « interfasofts » !)

 

- e « subjisofts », que inauguram a subjetividade artificial e que simulam o resultado da identificação subjetiva.

 

Não ha, como acreditam os positivistas ou seus adversários aficcionados de paranormal, uma oposição binária racional / irracional, mas três termos :  racional / irracional / lógico, este lógico (Logos !) estruturando de diferente maneira o racional e o irracional. E a lógica do irracional, é principalmente a psicanálise, quando está disposta a ser lógica !!!

 
Convidamos qualquer investigador inspirado pelo espírito científico à contribuir com o desenvolvimento destas anali-ciências.

 

 

  * * * * *

 


 


Merci de bien vouloir laisser un commentaire ci-dessous


 


 
Français
L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice. It is "microsemantics of phantasy".

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft. Es ist eine Microsemantik der Phantasie

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir. É uma microsemântica do fantasma.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir. Es una microsemántica de la fantasía.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre. È una microsemantica del fantasma.




Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, axiologie, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, Hocquenghem, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, antiphilosophie, anti-philosophie, Cyrano, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne, malaise dans la civilisation, structuralisme, structure, langage, définition apophatique de la psychanalyse, définition récursive de la psychanalyse

 


Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, axiology, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysispsychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identificationsubjective identification


Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva








































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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 16:48

 

(Primera parte del resumen aqui)

 

IV) Cómo trabajar de forma complementaria : compartiéndose las tareas complementarias

 

Hay acuerdo sobre la existencia del determinismo entre las neurociencias y el psicoanálisis, el cual postula el determinismo de la vida psíquica (véase experiencias en neurociencias como las de Benjamin Libet).

 

A) « El ciego y el paralítico » (fábula del fabulista francés Florian)

 

La ciencia moderna (ciencia galileana) combina empiricidad y formalización. Su historia es la de un movimiento hacia la escritura logico-matemática del Real tal como lo exploran empíricamente las « ciencias exactas ».

 

El discurso psicoanalítico aparece conectado en derivación a el de la ciencia moderna que, en efecto, permite la aparición del psicoanálisis. Así como la ciencia lo hace para el Real del mundo físico, él desmiente sin duda los enunciados unificadores en cuanto a la descripción del psiquismo humano (subjetividad), pero Imaginario, inconsciente y fantasma continúan impregnándolo. El psicoanálisis, permitido por la ciencia, es una disciplina desimaginarizante, pero no es una ciencia.

 

El psicoanálisis moderno no tiene ninguna crítica pertinente que dirigir al planteamiento científico. Dice solamente que la ciencia necesitó hasta ahora, para funcionar, dar la espalda a la subjetividad, pues prohibirse, por construcción mismo, tomarla por objeto de estudio. Digamos que la ciencia es aquí « el ciego ». Ella se ciega para avanzar, y tiene éxito en eso.

 

El psicoanálisis, él, « ve » la subjetividad pero « falta de piernas ». Los discípulos se interesan sólo por los maestros, a los cuales dedican un culto anacrónico. Ellos se duermen en los laureles de sus iniciadores. Intransmisibilidad y secreto de los dioses hacen el psicoanálisis actual « el paralítico », ya que falta de « piernas » metodológicas para hacer avanzar sus hipótesis.

 

Ahora bien ciencia y psicoanálisis tienen en común el no-todo ,el no-sentido, la disolución de la noción de ser. Ellas van contra el Imaginario. Pero ellas se comportancomo hermanas enemigas (mayor y menor), en una intercrítica estéril a veces de aspecto ideológico. La necesidad de una negociación y de puentesse hace sentir.

 

Abogamos aquí modestamente por una cooperación entre el ciego y el paralítico.

 

La ciencia descuidaba el inconsciente. Pero ya no, con el inconsciente cognitivo, sino que no es lo mismo que el inconsciente subjetivo (descritodetalladamenteen mi artículo sobre “Psicoanálisis y propaganda”, aqui :

http://analogisub.over-blog.com/pages/Resumen_Psicoanalisis_y_propaganda_Topique_n111-4863558.html).

Ejemplo : los experimentos con percepciones infraliminales que favorecen la resolución de un problema, sin pasar a través de la conciencia.


En Francia el libro de Lionel Naccache en 2006 [«
L'inconscient à venir», “El inconsciente a venir”] plantea la cuestión de las relaciones entre la perspectiva psicoanalítica y la perspectiva “neurocognitiva”.  Ahora bien sus argumentos son en parte refutables.

 

  • Naccache rinde homenaje a Freud. Reconoce que la conciencia no es toda la mente, pero piensa que el inconsciente de Freud es una reasignación de funciones que dependen en realidad de la conciencia. Niega la represión, sin considerar que éste podría ser la obra del programa venido del exterior y no de los circuitos recorridos por el inconsciente cognitivo.

  • Como la policía en La carta robada de Edgar Poe, Naccache no busca quizá al buen lugar, por lo tanto sus cuatro inconscientes no pueden coincidir con el de Freud.

  • Si el inconsciente de Freud parece funcionar según las leyes del (pre)consciente, puede ser porque son las declaraciones conscientemente emitidas por el entorno familiar que, interiorizadas, hacen sentir sus efectos fuera de la conciencia del sujeto.

  • ¿Cómo Naccache explica el resurgimiento bajo hipnosis o en análisis de recuerdos muy antiguos, “olvidados”?

  • ¿Cómo Naccache explica el olvido “en directo” de los sueños? ¿Por el inconsciente cognitivo? Este olvido irrefrenable, comparable al olvido de las consignas dictadas bajo hipnosis, es un argumento en favor de la  represión y del inconsciente subjetivo.

 

El inconsciente subjetivo, en relación con la complejidad del lenguaje, se basa en otros fundamentos que el inconsciente cognitivo.

 

B) Criterios de científicidad :

 

1) El planteamiento científico con sus variantes

 

Parece apropiado devolver espalda a espalda dos defectos caricaturales :

 

  • El imperialismo de las Ciencias Exactas pretendiendo colonizar las Ciencias Humanas : número-rey y positivismo de los hechos.

 

La estadística es objetable (p.ej. : los jeroglíficos, la palabra “régime” enfrancés) ya que el lenguaje humano no es un código biunívoco.

Nos separamos por lo tanto de un punto de vista ampliamente extendido, según el cual sólo hay ciencia del cuantificable. Diremos más bien : no hay ciencia sino del matematisable y hay matematización tan pronto como hay literalización y funcionamiento ciego. ” Milner, J.-C. (1989). Introduction à une science du langage. Des Travaux. Seuil, Paris.


Es importante también redefinir el término “hecho” en ciencia : la lingüística trabaja sobre corpus transcritos o grabados, por lo tanto bien materiales.

 

  • Y el desenfoque artístico, o incluso autístico, de los que en Ciencias Humanas y en psicoanálisis rechazan cualquier formalización.

 

La solución podría venir de la lingüística, criterio exterior para poner de acuerdo a los psicoanalistas y a los neurobiólogos, puesto que los unos hablan de inconsciente-linguaje y que los otros no pueden negar que haya linguaje, y que la propia ciencia pasa a través del linguaje.


Imaginémosnos a un indio Hurón (Voltaire, L'Ingénu, 1767) ante un ordenador encendido :¡no necesidad de situar dónde residen y cómo se ejecutan los programas para constatar que se ejecutan, utilizarlos y preguntarse sobre sus principios lógicos…! ¡Las descripciones y análisis lingüísticos sobre corpus funcionan muy bien sin que sea necesario saber cómo eso se realiza en el cerebro!

 

  • El análisis logicista de Gardin y Molino : este es una modelización lógica tan rigurosa como la de las matemáticas, con :

 

...........................validación interna de los modelos teóricos y dos análisis de expertos

...........................validación externa de estos análisis por la fabricación de simulacros.

 

  • El estructuralismo, enterrado demasiado pronto, debe ser rehabilitado a condición de quitarlo de los desastrosos efectos de moda.

El enfoque estructuralista soluciona la oposición entre enfoque positivista en busca de hechos y enfoque comprensivo basado en la introspección : hay una objetividad, una materialidad logicizable del discurso del protagonista social, o del hablante, o del paciente independientemente de la exactitud de este a que se refiere. J.-C. Milner habla de « galileismo extendido » :

« A su manera, el estructuralismo en lingüística es también un método de reducción de las calidades sensibles. Las lenguas naturales sólo tocan a la materia sensible para la forma fónica. Pero en este ámbito, el método tiene efectos obvios.
Se puede hablar aquí de una
matematizaciónextendida, rigurosa y forzada, pero también autónoma relativamente al aparato matemático. La lingüística pasó a ser en los años 50 una disciplina tan literal como la álgebra o la lógica, pero independiente de ellas, con éxitos empíricos para el conjunto de las lenguas naturales. Se comportaba estrictamente en ciencia galileana. Galileismo extendido basado en una matemática extendida, y extendido a objetos inéditos.

Este objeto era el lenguaje, que separa la raza humana del reino de la naturaleza. Del mismo modo, la antropología lévi-straussianaobtenía, con métodos comparables aplicados a objetos no-naturales – los sistemas de parentesco –, una presentación exhaustiva, exacta y concluyente de los funcionamientos. El apoyo que Lévi-Strauss encontraba en la lingüística residía en una analogía de los procedimientos y especialmente de los puntos de vista constitutivos.

Sobre este fundamento, lingüística y antropología, se desplegó un movimiento de pensamiento cuya unidad metodológica e importancia epistemológica no dejan lugar a duda. Que Lacan, cuyo informe al galileismoes principista, y que coge su objeto más del lado de la cultura que de la naturaleza, se haya contado en el número de los estructuralistas, eso es eminentemente explicable. »

 

2) El caso particular y la ley general

  • Una de las críticas de las Ciencias Exactas al psicoanálisis se basa en la idea errónea que no hay ciencia sino del universal (Aristóteles)

  • Ahora bien la ley estadística que resulta del método inductivo puede revelarse, se lo vio, no pertinente cuando el lenguaje está en juego.

  • Por el contrario, un análisis exhaustivo de un caso, si es materialmente comunicable, es igualmente generalizable y vale tanto como una colección de casos manejados por el método inductivo.



3) Las “anali-ciencias” y el Análisis de las Lógicas Subjetivas (A.L.S).

  • « Anali-ciencia» es un término propuesto por el autor de la A. L. S. (Jean-Jacques Pinto) en 2008.

  • Una anali-ciencia sería, según una definición aún provisional, una disciplina híbrida entre psicoanálisis y ciencia. Para justificar la creación de este término, conviene referirse a la posibilidad de un diálogo entre la ciencia moderna y el psicoanálisis.

El A.L.S. podría así ser candidata a la etiqueta de anali-ciencia. Si se lo define esquemáticamente como una “microsemánticadel fantasma”, este :

 

1. es un concepto que resulta de una experiencia « aguas arriba »(sesiones de análisis) ;

 

2. tiene un esbozode formalización: $ ◊ a ; puede recibir una definición lingüística ;

 

3. el hecho de que este concepto incluye una serie de frecuencias verbales es demostrable « aguas abajo »por el A.L.S cuyo material es mostrable, por lo tanto testable. Los procedimientos de análisis del A.L.S son por otra parte testables y reproductibles por cualquiera manualmente, y simulables informáticamente.

El A.L.S. permite analizar en parte los dogmatismos antes citados, subtendidos por fantasmas que pueden ser modelizados.

 

 

CONCLUSIÓN

 

Proponemos, para concluir, no oponer las « ciencias duras » de la naturaleza a las « ciencias blandas» del hombre, sino asociar las ciencias del duro, del « hardware » a las ciencias del blando, del « software » en el estudio complementario de los dos polos de la interfaz característica del humano, de la « condición humana » (André Malraux), estos dos polos siendo :

  • el cerebro como máquina biológica (el « biordenador »)

  • el programa informático verbal humano (el « verbisoft », subdividido en « cognisoft » y « subjisoft »).

Lainterconexión tiene lugar durante la infancia, es el proceso de identificación con sus dos vertientes :identificacióncognitiva (« cognisoft ») y identificaciónsubjetiva (« subjisoft »). Se puede, para estudiarlos simulándolos, fabricar de todas las partes :

- « cognisofts », que dependen de la inteligencia artificial y que simulan el resultado de la identificacióncognitiva, por ejemplo por « sistemas expertos”, que diferen de las redes neuronales de aprendizaje (¡ que se podría nombrar « interfasofts » !)

- y « subjisofts », que inauguran la subjetividad artificial y que simulan el resultado de la identificaciónsubjetiva.

 

No hay, como lo creen los positivistas o sus adversarios aficionados de paranormal, una oposición binaria racional/irracional, pero tres términos :  racional / irracional / lógico, este lógico (Logos!) estructurando de diferente manera el racional y el irracional. ¡ Y la lógica del irracional, es principalmente el psicoanálisis, cuando está dispuesto a ser lógico !!!


Invitamos a cualquier investigador inspirado por el espíritu científico a contribuir al desarrollo de estas anali-ciencias.

 

 

 


Merci de bien vouloir laisser un commentaire ci-dessous


 


Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice. It is "microsemantics of phantasy".

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft. Es ist eine Microsemantik der Phantasie

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir. É uma microsemântica do fantasma.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir. Es una microsemántica de la fantasía.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre. È una microsemantica del fantasma.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, axiologie, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, Hocquenghem, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, antiphilosophie, anti-philosophie, Cyrano, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne, malaise dans la civilisation, structuralisme, structure, langage, définition apophatique de la psychanalyse, définition récursive de la psychanalyse

 


Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, axiology, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysispsychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identificationsubjective identification


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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 17:51

Resumen de la conferencia " PSICOANALISIS Y NEUROCIENCIAS "

( La conferencia " Psicoanálisis y Neurociencias " ha sido hecha por Jean-Jacques PINTO el martes, 8 de noviembre de 2011 a las 18h 30 en el Teatro Comoedia en AUBAGNE, Bouches-du-Rhône)


 

Psicoanálisis y neurociencias

 

Conferencia de Jean-Jacques Pinto, psicoanalista,

En el teatro Comoedia de Aubagne, el martes, 8 de noviembre de 2011

 


ARGUMENTO:


Destacando la especificidad de cada uno de estos dos enfoques en cuanto al acceso al psiquismo humano, el conferenciante intentará, apoyándose entre otras cosas en una analogía simple y un método original de análisis de discurso, mostrar esto:

 

Contrariamente alas posiciones dogmáticas (acompañadas de rechazo mutuo) emanando de los incondicionales partidarios atrincherados en sus respectivos territorios, existen puentes y posibilidades de una cooperación fructífera entre neurociencia y psicoanálisis.

 

Una condición esencial para este diálogo es que sea vuelto a definir lo que nunca habría debido dejar de inspirarlos : el enfoque científico, considerado a la vez

- en sus variantes adaptadas a las ciencias de la naturaleza y a las ciencias humanas,

- y en su preocupaciónde demostración y de refutación en lo que se refiere tanto al caso particular que a la ley general.

 

 

Introducción: hagamos el inventario de las posiciones sobre este tema.


I) Los dogmáticos se afrontan

 

Se informa de « gran debate a veces mortífero » entre partidarios de humanos como máquina y humanos como únicamente mente y ideas". Se habla también de « lucha fratricida » etc.
Hay del lado de las neurociencias los reduccionnistas del « hombre neuronal »:la arquitectura cerebral rendiría a ella sólo cuenta de todo el funcionamiento psíquico.« El cerebro secreta el pensamiento como el hígado secreta la bilis », la circulación de los mediadores químicos en el cerebro bastaría para explicar cualquier funcionamiento mental.

 

Los partidarios del materialismo filosófico niegan la existencia de un principio inmaterial, y la mente está concebida como la manifestación de fenómenos fisiológicos regidos por las leyes de la física.
El eliminativismo considera que nuestra comprensión cotidiana del mental es un error radical y que las neurociencias revelarán un día que los estados mentales no se refieren a nada real. Para algunos, el concepto de conciencia será eliminado por los progresos de las neurociencias. El eliminativismo ha sido suplantado por el computacionalismo, teoría que concibe la mente como un sistema de procesamiento de la información y compara el pensamiento a un cálculo, más precisamente a la aplicación de un sistema de reglas.

 

Aquíviene un rodeometodológico con los seis enfoques identificados por J. Herman: el enfoque positivista, los enfoques comprensivos, el enfoque dialéctica, el enfoque funcionalista, el enfoque estructuralistay el enfoque praxeológico.

 

El positivismo debe reconocerse como una de las ramas del materialismo.

 

Algunas palabras sobre el positivismo de Freud

 

Existen por otra parte reduccionistas entre los que trabajan en psicoanálisis, psicoanalistas refugiándose en las esferas etéreas de un psiquismo desencarnado,reuniendose por allí al misticismo y a las pseudociencias.

 


 

II) Estas dos actitudes reduccionistas, dogmáticas son vanas .¿ Es necesario entonces recurrir alos partidariosde la convergencia entre neurociencias y psicoanálisis ? Estas son pseudoconvergencias:


  • La de F. Ansermet y P. Magistretti (neuroplasticidad) que consideran que hoy la biología debe saber ponerse al servicio del psicoanálisis y el psicoanálisis al servicio de la biología. Quieren “reintroducir el sujeto en la biología”.

 

  • La del neuropsicoanálisis, pseudoconvergencia muy bien refutada por Laurent Vercueil.

 

III) Nuestra posición: hay dos objetos diferentes y complementarios explorados por dos modalidades diferentes y complementarias de la investigacióncientífica

 

De hecho , se va esquemáticamente a encontrar una combinatoria de posiciones sobre el tema :

 

 

INCOMPATIBILIDAD

COMPATIBILIDAD

UN ÚNICO OBJETO

Un único objeto por reduccionismo porque el otro objeto y el otro enfoque son descalificados

Un único objeto bajo dos ángulos diferentes neuroplasticidad, neuropsychoanálisis

DOS OBJETOS

Dos objetos diferentes, por lo tanto dos enfoques incompatibles (Chaperot, Celacu y Pisani)

Dos objetos y dos enfoques diferentes y complementarios




A) Vuelta sobre el computationalismo


Teoría que concibe la mente como un sistema de procesamientode la información y compara el pensamiento a un cálculo y, más precisamente, a la aplicación de un sistema de reglas. El computationalismo no pretende que cualquier pensamiento se reduce a un cálculo de este tipo, pero que es posible comprender ciertas funciones del pensamiento según este modelo. Es una síntesis entre el realismo intencional que afirma la existencia y la causalidad de los estados mentales (enfoque comprensivo) y el fisicalismo que afirma que cualquierentidad existente es una entidad física (enfoque positivista).


  Pues esta teoría no es necesariamente un materialismo: incluso siel pensamiento se apoya en un soporte material (el cerebro), se puede estudiarlo sin preocuparse de este soporte (a diferencia dealguno enfoque materialista reduccionista corriente en las neurociencias): una misma idea puede expresarse en soportes físicos muy diferentes (por la voz, sobre papel, sobre una pared, sobre un ordenador, etc). En esta medida, el computationalismo se emparienta con un conductismo metodológico: a diferencia delconductismo ontológico, él no afirma que no hay estados mentales.



B) Vygotski elabora una teoría de las funciones psíquicos superiores gracias al método genético, concebido como una « historia social » es decir (teoría sobre la "excentración" de Leontiev) :

 « las transmisiones no son simplemente de carácter hereditario pero también culturales ». La inteligencia se desarrolla gracias a las herramientas psicológicas que el niño encontraría en su medio ambiente, incluyendoel lenguaje (herramienta fundamental). La actividad práctica se interiorizaría en actividades mentales cada vez más complejas gracias a las palabras, origende la formación de los conceptos. El lenguaje « egocéntrico » del niño tiene un carácter social y se transformará luego en lenguaje « interior » en el adulto. Él sería un mediador necesario al desarrollo y al funcionamiento del pensamiento.



C) Argumento proporcionado por las neurociencias sí mismas:

« las funciones superiores del cerebro exigen interacciones con el mundo y con otras personas. ». El fenómeno de atrición consiste en el hecho que las neuronas presentes al nacimiento degeneran si no son utilizados. Una "conexión" con el exterior es necesaria, y muy particularmente para el ser humano que no puede desarrollarse fuera del lenguaje y la cultura.



D) Nuestra analogía del ordenador, limitada y discutible, pero esclarecedora :

 

La mente es al cuerpo lo que el programa (« software ») es al ordenador (« hardware »).

 

  • así como el ordenador a su salida de la fábrica está casi vacío, y pues podrá  garantizar una diversidad de funciones sólo si se en él establecen distintos programas, así mismo el cuerpo al nacimiento está equipado de funciones psíquicas mínimas, pero la mente con su diversidad de funciones vendrá a él sólo de las contribuciones del ambiente.

Asu salida de la fábrica el ordenador es equipado de su sola electrónica.Ordenadores idénticos adquirirán competencias diferentes (procesador de texto, dibujo, cálculo, música, etc) en función de los programas que sus propietarios escogerán implantar en ellos. A su nacimiento, el cuerpo es equipado de su solo equipamiento hereditario. Niños indemnes de cualquier patología hereditaria o congénita, eventualmente “idénticos” (verdaderos gemelos), adquirirán competencias diferentes (lengua, conocimientos concretos y abstractos, regulación de los afectos, estructura de personalidad…) en función de las formas y contenidos que sus “padres” (en el sentido amplio) implantarán en ellos, en su mayor parte sin saberlo.

 

 

  • así como el diseño, la fabricación, el mantenimiento y la reparación del ordenador son competencia del técnico  electrónico, y no tienen nada que ver con el diseño, la redacción, el mantenimiento y la corrección de los programas, que son competencia del técnico informático, así mismo el mantenimiento y las terapeúticas del cuerpo son competencia de la medicina, pero la mente en su funcionamiento normal o perturbado es competencia de profesiones (psicólogo y psicoanalista) que no deben nada a la medicina, excepto por metáforas dependiendo de fantasmas fáciles a poner en evidencia.

“La circulación de los neurotransmisores en el cerebro bastaría para explicar cualquier funcionamiento mental”. No, esta circulación permite y acompaña, sin más, la ejecución de los programas mentales venidos del exterior. La posibilidad de oír por altavoz el ruido del programa que se efectúa en el ordenador (véase E.E.G, imageria cerebral) no retira nada al hecho de que el programa sea exterior desde el principio al ordenador, construido con otras reglas, y remodelable independientemente de su implementación.


Hay naturalmente límites a esta analogía…

 

 


.............................. (continuará aqui) ............................

 


 


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L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice. It is "microsemantics of phantasy".

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft. Es ist eine Microsemantik der Phantasie

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir. É uma microsemântica do fantasma.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir. Es una microsemántica de la fantasía.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre. È una microsemantica del fantasma.




Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, axiologie, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, Hocquenghem, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, antiphilosophie, anti-philosophie, Cyrano, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne, malaise dans la civilisation, structuralisme, structure, langage, définition apophatique de la psychanalyse, définition récursive de la psychanalyse

 


Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, axiology, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysis, psychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identification, subjective identification


Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:05

 

 

 

L’ANALYSE DES LOGIQUES SUBJECTIVES

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Une logique de la déraison, une micro-sémantique du fantasme ...

 

_____________________________________________________________________________________________________________________________

 

 

L'« antiphilosophie » de Lacan,

éléments pour une réflexion



1) Citations de Lacan sur ce sujet :

 

Lacan, "Écrits", 1966 : 

 

(in "DU SUJET ENFIN EN QUESTION")

 

        Sans doute le praticien non endurci n'est-il pas insensible à une réalité rendue plus nostalgique de se soulever à sa rencontre, et répond-il en ce cas au rapport essentiel du voile à son expérience par des ébauches de mythe.

        Un fait contredit à cette qualification, c'est qu'on y reconnaisse non pas des mythes authentiques (entendons simplement de ceux qui ont été relevés sur le terrain), lesquels ne manquent jamais de laisser lisible la décomplétion du sujet, mais des fragments folkloriques de ces mythes, et précisément ceux qu'en ont retenu les religions de propagande dans leurs thèmes de salut. Le discuteront ceux pour qui ces thèmes abritent leur vérité, trop heureux d'y trouver à la conforter de ce qu'ils appellent herméneutique.

        (Exploitation à quoi une saine réforme de l'orthographe permettrait de donner la portée d'une pratique famillionnaire : celle du faufilosophe par exemple, ou de la flousophie, sans mettre plus de points ni d'i.)

 

Lacan, Séminaire XX "Encore", 1972

 

        "Par le discours analytique, le sujet se manifeste dans sa béance, à savoir dans ce qui cause son désir. S'il n'y avait pas ça, je ne pourrais faire le point avec une topologie qui pourtant ne relève pas du même ressort, du même discours, mais d'un autre, combien plus pur, et qui rend combien plus manifeste le fait qu'il n'est genèse que de discours. Que cette topologie converge avec notre expérience au point de nous permettre de l'articuler, n'est-ce pas là quelque chose qui puisse justifier ce qui, dans ce que j'avance, se supporte, se s'oupire, de ne jamais recourir à aucune substancede ne jamais se référer à aucun être, et d'être en rupture avec quoi que ce soit qui s'énonce comme philosophie ?

Tout ce qui s'est articulé de l'être suppose qu'on puisse se refuser au prédicat et dire l'homme est par exemple sans dire quoiCe qu'il en est de l'être est étroitement relié à cette section du prédicat." (21 NOVEMBRE 1972)

 

        "Déjà, rien qu'à nous avancer dans le courant du discours analytique, nous avons fait ce saut qui s'appelle conception du monde, et qui doit pourtant être pour nous ce qu'il y a de plus comique. Le terme de conception du monde suppose un tout autre discours que le nôtre, celui de la philosophie.

Rien n'est moins assuré, si l'on sort du discours philosophique, que l'existence d'un monde. Il n'y a qu'occasion de sourire quand on entend avancer du discours analytique qu'il comporte quelque chose de l'ordre d'une telle conception." (...)

 

        "D'une façon générale, le langage s'avère un champ beaucoup plus riche de ressources que d'être simplement celui où s'est inscrit, au cours des temps, le discours philosophique. Mais, de ce discours, certains points de repère sont énoncés qui sont difficiles à éliminer complètement de tout usage du langage. Par là, il n'y a rien de plus facile que de retomber dans ce que j'ai appelé ironiquement conception du monde, mais qui a un nom plus modéré et plus précis, l'ontologie.

L'ontologie est ce qui a mis en valeur dans le langage l'usage de la copule, l'isolant comme signifiant. S'arrêter au verbe être - ce verbe qui n'est même pas, dans le champ complet de la diversité des langues, d'un usage qu'on puisse qualifier d'universel - le produire comme tel, c'est là une accentuation pleine de risques." (...)

 

        "Toute dimension de l'être se produit dans le courant du discours du maître, de celui qui, proférant le signifiant, en attend ce qui est un de ses effets de lien à ne pas négliger, qui tient à ceci que le signifiant commande. Le signifiant est d'abord impératif." (...) "La dernière fois, je vous ai fait entrevoir le discours philosophique comme ce qu'il est, une variante du discours du maître."

 

        "C'est là que de toujours s'est marquée l'impasse, la vacillation résultant de cette cosmologie qui consiste dans l'admission d'un monde. Au contraire est-ce qu'il n'y a pas dans le discours analytique de quoi nous introduire à ceci que toute subsistance, toute persistance du monde comme tel doit être abandonnée ?

Le langage - la langue forgée du discours philosophique - est tel qu'à tout instant, vous le voyez, je ne peux faire que je ne régisse dans ce monde, dans ce supposé d'une substance qui se trouve imprégnée de la fonction de l'être."

 

        "Je me distingue du langage de l'être (...) cet être, on ne fait que le supposer à certains mots, individu par exemple, ou substance. Pour moi, ce n'est qu'un fait de dit (...). C'est là que j'arrive au sens du mot sujet dans le discours analytique. Ce qui parle sans le savoir me fait je, sujet du verbe (...). Le je n'est pas un être, c'est un supposé à ce qui parle."

 

Lacan, l'Étourdit : « Pour être le langage le plus propre au discours scientifique, la mathématique est la science sans conscience dont fait promesse notre bon Rabelais, celle à laquelle un philosophe ne peut que rester bouché. »

 

Lacan,  Intervention au Congrès de Rome (31.10.1974 / 3.11.74), "Comment vous sortir de la tête l'emploi philosophique de mes termes, c'est-à-dire l'emploi ordurier, quand d'autre part il faut bien que ça entre, mais ça vaudrait mieux que ça entre ailleurs. Vous vous imaginez que la pensée, ça se tient dans la cervelle."

 

 

 

2) passage de mon résumé de Milner sur mon site, à lire ABSOLUMENT tant il est LIMPIDE et ÉCLAIRANT …

 

Résumé du livre de J.-C. Milner : L’Œuvre claire, chapitre IV

 

Référence : Jean-Claude Milner : L’Œuvre claire (Paris : Seuil. 1995)

CHAPITRE IV. Le second classicisme lacanien

 

5. L'antiphilosophie

La psychanalyse est discours du sujet, mais n'a plus besoin de la philosophie pour faire entendre ce qu'est un sujet. La philosophie lui est inutile, et même nocive. C'est le moment de l'antiphilosophie.

Le mot a surpris. Là où Freud était plus disposé à s'appuyer des lettres et des arts, Lacan faisait constamment  référence aux philosophes. Avait-il décidé de se démentir lui-même ?

Le thème naît avec la réorganisation, en 1975, du département de psychanalyse de Paris-VIII. Il resurgit en 1980 dans une polémique engagée par L. Althusser. Mais rien des circonstances d'anecdote ne légitime un mot aussi violent. Les causes sont à rechercher dans le second classicisme, dans le mathème.

Longtemps Lacan hésita à s'inscrire dans l'Université. Après 1970, il accepta qu'un département se réclamât directement de lui. Changement de causes multiples.  Lacan semblait interpréter le bouleversement de l'institution universitaire française en 1968 comme une décadence, et en conclut qu'il ne coûterait plus grand-chose d'utiliser les moyens encore disponibles au sein d'une institution obsolescente.

De plus, l'institution universitaire repose sur un acte de transmission ; la légitimité d'un département universitaire se soutient donc d'une doctrine assurée de la transmissibilité de la psychanalyse. L'Université a pu devenir un lieu approprié à l'enseignement de Lacan parce que la doctrine du mathème était désormais complète. L'activation de la voie universitaire requiert le second classicisme comme sa condition nécessaire.

Or, la réorganisation du département se résume sous le chef de l'antiphilosophie, qui est donc seulement un autre nom du mathème.

La thèse est :

  • `il y a mutuelle exclusion entre la philosophie et le mathème de la psychanalyse'.


L'argument  prend à la lettre ce que tant de philosophes disent : qu'ils dépendent de la philosophie grecque. Or celle-ci est nouée au monde de l'
epistèmè, qui n'est entièrement autorisée que par la philosophie. En retour, le philosophe ne peut être indifférent à l'epistèmè (qu'il nie ou affirme sa possibilité), à ce savoir qui requiert l'âme et la convoque.

Le mot 
"philosophie" touche aux fondements d'un tel monde. Le nécessaire, la ressemblance, l'âme, voilà ce que la philosophie et l'epistèmè déploient ; le nom qui les résume est "sophia", cette sagesse qu'il faut aimer comme soi-même (philein). La science moderne renonce à celà. La psychanalyse déploie cette renonciation. Elle est donc l'inverse de la philosophie.

Conclusion :

'il n'y a pas de philosophie qui soit intégralement synchrone de la science moderne, en serait-elle contemporaine'.

La philosophie contemporaine de la science moderne témoigne de dispositifs qui lui sont étrangers ; d'où son apparentement à la mathématique, pour peu qu'elle ne soit pas définie en termes langagiers.

Mais la psychanalyse est synchrone de la science moderne, donc d'un autre temps que la philosophie. Pour dire sa propre synchronie, elle ne disposait plus, après Freud, que du langage adultéré de la science idéale. Dans le premier classicisme, Lacan use de la philosophie pour insérer un coin entre la psychanalyse et la science idéale de Freud. En témoignent l'axiome du sujet et son homonymie métaphysique.

Le recours de Freud à la culture humaniste – littérature, histoire, archéologie – n'avait pas suffi, surtout après l'effondrement des contrées où l'humanisme classique avait longtemps survécu. La science idéale avait gagné en puissance depuis 45. La victoire de la démocratie libérale des ingénieurs et des marchands était aussi celle de la plus obtuse des sciences.


Pour le retour à Freud et contre le scientisme dévoyé de l'Internationale, les armes de la philosophie étaient désormais plus fortes que celles de la culture. Pour montrer son appartenance à l'univers de la science, Lacan dissout la fausse appartenance construite par la psychanalyse anglophone. À cette fin, la philosophie seule se présente, dans l'ordre de la systématicité et de la démonstration, comme Autre que la science.

L'usage alors répété de la philosophie par Lacan ne contredit pas la mutuelle exclusion avec la psychanalyse, mais la suppose. L'usage de la philosophie est le revers exact de l'
antiphilosophie, qui en est l'avers.

Un retournement s'est produit, avec la création du mot, de la pile à la face. Lacan a sans doute jugé gagnée sa première bataille contre la science idéale des WASP. Grâce peut-être à des causes externes : 68, qui aurait mis un point d'arrêt à son expansion. Peut-être aussi le LEM alunissant, irruption du réel réussie par la science, qui la délivre de ses lestages imaginaires pour la convoquer à sa seule mathématisation.

Il s'y s'adjoint une cause interne : l'émergence du mathème, consolidé par l'apparition du nœud. Au temps du premier classicisme, le nom d'antiphilosophie, qui concerne spécifiquement la transmission, n'a pas à être proféré parce que la transmissibilité intégrale de la psychanalyse n'a pas été abordée de front. Durant cette période, Lacan maintient haut la relation de la psychanalyse à la science moderne et use incessamment d'objets mathématiques, mais ne dit pas que la seule transmission possible s'opère par la lettre mathématique, parce qu'il n'a pas entièrement autonomisé la doctrine de la lettre et qu'il ne définit pas la mathématique par la lettre.

Dès que sont proférées les thèses touchant la lettre, la mathématique et la transmission, le retournement peut s'accomplir : « Pour être le langage le plus propice au discours scientifique, la mathématique est la science sans conscience dont fait promesse notre bon Rabelais, celle à laquelle un philosophe ne peut que rester bouché » ; « L'avènement du réel, l'alunissage s'est produit [ ... ] sans que le philosophe qu'il y a en chacun par la voie du journal s'en émeuve... »  ; « Je m'insurge, si je puis dire, contre la philosophie. Ce qui est sûr, c'est que c'est une chose finie. »

Alors, après avoir fréquenté les textes philosophiques, lu Hegel, traduit Heidegger, commenté Platon et Descartes, cité Aristote et saint Thomas d'Aquin, Lacan invente un mot que les philosophes ont pris pour une injure.

Il en va de la philosophie comme de la politique  : « La métaphysique n'a jamais rien été et ne saurait se prolonger qu'à s'occuper de boucher le trou de la politique. ». Car la politique aussi se révèle désynchronisée de l'univers moderne.

Parlant d'État, de démocratie, de domination, de liberté, elle parle grec et latin. Par cette fondamentale dyschronie, elle appelle de la part de la psychanalyse une indifférence de principe. Elles n'appartiennent ni au même monde ni au même univers.

De même que la science et la politique n'ont rien à faire ensemble – sinon commettre des crimes, de même la psychanalyse n'a rien à faire avec la politique – sinon dire des bêtises. Telle était la position de Freud : « agnosticisme politique », « indifférence ». 
Antipolitique parallèle à l'antiphilosophie.

L'indifférence ne conduit pas nécessairement à se taire sur ce dont la politique parle. Lacan n'est pas demeuré toujours muet à cet égard : la théorie des quatre discours est une intervention dans le champ empirique des objets dont la politique s'occupe. Elle ne corrige en rien la radicale indifférence de Freud, puisque les propos politiques les plus opposés peuvent y apparaître comme les valeurs différentes d'une même variable.

Il y a de même une radicale indifférence philosophique de la psychanalyse. Tel est le ressort des surabondantes références au corpus philosophique. Il faut être profondément indifférent en philosophie pour user avec autant de liberté, d'autant de concepts et d'allusions, et considérer que la philosophie forme une constellation de textes étincelants, mais pas une pensée. On retrouve l'antiphilosophie, sous la forme de la culture philosophique la plus étendue.

Comme pour l'indifférence politique, l'antiphilosophie ne doit pas empêcher de parler de ce dont parle la philosophie. La psychanalyse a non seulement le droit, mais le devoir de parler de ce dont parle la philosophie, parce qu'elle a exactement les mêmes objets.

Son point d'intervention est le passage de l'instant antérieur où l'être parlant pourrait être autre qu'il n'est, à l'instant ultérieur où du fait de sa contingence même, il est devenu pareil à une nécessité éternelle. La psychanalyse ne parle que de la conversion de chaque singularité subjective en une loi aussi nécessaire que les lois de la nature, aussi contingente qu'elles et aussi absolue.

Or, la philosophie n'a cessé de traiter cet instant, elle l'a proprement inventé; mais le décrit par les voies du hors-univers. Or, la psychanalyse maintient qu'il n'y a pas de hors-univers. Là seulement réside ce qu'il y a de structural et de non chronologique dans sa relation à la science moderne.

Donc la philosophie et la psychanalyse parlent de la même chose en termes d'autant plus identiques qu'ils visent un effet opposé. Le mot "antiphilosophie" est construit comme le nom d'Antéchrist – tel qu'avant Nietzsche le présentait saint Jean : « Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres ».

Ainsi pourraient parler des lacaniens les philosophes : l'Antéchrist doit parler exactement comme le Christ. Son discours requiert le discours dont il n'a que faire, il lui ressemble absolument, il parle des mêmes choses, en usant des mêmes termes, et cela parce qu'il n'a aucun rapport avec lui.

La différence avec saint Jean, c'est que les modernes ne croient pas à la finitude, donc au Jugement dernier. Si l'Antéchrist et le Christ poursuivent la disparition l'un de l'autre, c'est parce que les Temps sont proches. Pour l'antiphilosophie et la philosophie, en revanche, les temps sont ouverts, infiniment. Dans cette infinité, leur mutuelle exclusion se convertit en un enveloppement réciproque.

 

 

3) Citation indirecte de Freud :

 

- Dans l'article La psychanalyse n’est pas une école de sagesse, Patrice Fabrizi écrit, non sans humour (je souligne) :

 

"Visions du monde et bonnets de nuit

 

Ce désir philosophique, on sait que Freud, à l’orée de ses découvertes, s’en méfiait, au point de se priver de la lecture de certaines œuvres, dont celle de Nietzsche. Il s’en justifiait par la crainte que la démarche spéculative du philosophe et la rencontre soudaine d’intuitions communes eussent pu le rendre aveugle à l’objection des faits et du matériau clinique. Prudence positiviste, de l’avis de Freud. Plus précisément, à mon sens, une position assez kantienne, non formulée comme telle, mais qui est un des épicentres constants de l’épistémologie freudienne en tant que celle-ci a à résoudre le problème suivant : il y a du transcendantal (origine phylogénétique de l’Œdipe pour Freud, logique du signifiant depuis Lacan), ce n’est pas une raison pour donner dans le délire théorique, l’expérience doit rester la pierre de touche.

 

On ne s’étonnera donc pas (trop) de voir Freud, dans la 35e des Nouvelles conférences critiquer la philosophie au même titre que la religion, réduire leurs productions à des systèmes dogmatiques et complets, des Weltanschauung(en), des « construction(s) intellectuelle(s) qui réso(lvent), de façon homogène, tous les problèmes de notre existence à partir d’une hypothèse qui commande le tout, où, par conséquent, aucun problème ne reste ouvert, et où tout ce à quoi nous nous intéressons trouve sa place déterminée ». 

 

À cet égard, un passage de cette même 35e conférence pourrait être éclairant. Il s’agit d’un petit distique de Heine, cité donc par Freud, et qui raille le philosophe :

 

« Avec ses bonnets de nuit et les loques de sa robe de chambre, il bouche les trous de l’édifice du monde »

 

Retenons-en d’abord quelques traits :

 

l’époque : un moment de l’histoire du monde où, justement, ça ne fait plus monde, cosmos. Plus de macrocosme, microcosme, correspondance entre l’un et l’autre ; partant : plus de réglage du second sur le premier, ce qui faisait définition de la sagesse. (...) "

 

 

- Et dans l'article La métaphysique, c’est l’hystérie, Marc Morali compare Freud et Lacan (je souligne) :

 

" Freud s’est empêtré dans la notion de représentation :

 

« Cet inconscient auquel Freud ne comprenait rien, ce sont des représentations inconscientes. Unbewuste Vorstellungen, j’ai essayé de fomenter cela pour l’instituer au niveau du symboliquequi n’a rien n’a faire avec des représentations [...] l’inconscient n’a de corps que de mots. [...] L’idée de représentation inconsciente est une idée totalement vide, folle. C’est une abstraction qui ôte au Réel tout son poids concret » (J. Lacan, Propos sur l’hystérie, 1977).

 

Sur le concept d’inconscient, Lacan s’était déjà séparé de Freud dès 1976. Il tire ici une des conditions de ce franchissement. Cela le conduit alors à souligner la propension de l’hystérique à se retrancher derrière des représentations de circonstances, concluant par une formule péremptoire : la métaphysique, c’est l’hystérie.

 

Comme il n’a jamais cessé de le répéter, Lacan est lecteur de Freud, précisément parce qu’il sait que Freud anticipe scientifiquement la déconstruction de la métaphysique :

 

« Je pense que pour une bonne part, la conception mythologique du monde [...] n’est pas autre qu’une psychologie projetée dans le monde. L’obscure connaissance des facteurs et faits psychiques de l’inconscient (autrement dit la perception endopsychique) se reflète (...) dans la construction d’une réalité suprasensible que la science transforme en une psychologie de l’inconscient. On pourrait se donner pour tache de décomposer les mythes relatifs à Dieu, au bien et au mal, et de traduire la métaphysique en métapsychologie ».

 

Quand la métaphysique bouche le trou du politique

 

La métaphysique, c’est l’hystérie ! Le poids de cette formule s’apprécie lorsqu’on se souvient de la critique de Lacan à Heidegger : la métaphysique bouche le trou du politique. Nous pourrions aisément rajouter : comme l’hystérie comble la faille ouverte par le sexuel.

 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Freud, dans une phrase empruntée à Heinrich Heine, chassait déjà sur ces mêmes terres :

 

« Avec ses bonnets de nuit et les loques de sa robe de chambre, (le philosophe) bouche les trous de l’édifice du monde ». "

 

 



(À suivre... )


 

 


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Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, axiologie, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, Hocquenghem, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, antiphilosophie, anti-philosophie, Cyrano, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne, malaise dans la civilisation, structuralisme, structure, langage

 


Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, axiology, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysispsychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identificationsubjective identification


Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:04

 

 L’ANALYSE DES LOGIQUES SUBJECTIVES

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Une logique de la déraison, une micro-sémantique du fantasme ...

  


 

 
La subjectivité artificielle
 

 

Définitions extraites du Glossaire de l'A.L.S.© :
  • subjectivité artificielle :
    1. pléonasme, s'il est exact que la subjectivité humaine ne peut être qu'artificielle, cf infra subjiciel
    2. terme proposé par l'auteur de l'A.L.S.© (Jean-Jacques Pinto) pour faire pendant à celui d'Intelligence artificielle
  • subjiciel© : terme forgé (et déposé comme marque à l'I.N.PI. en 1984) par l'auteur de l'A.L.S. © (Jean-Jacques Pinto)
    1. programme subjectif "naturel", mais il se pourrait bien que la subjectivité humaine ne puisse être qu'artificielle : il n'y a pas de "nature humaine", seulement une "condition humaine"(1). Les subjiciels sont au service de l'identification subjective comme les cogniciels sont au service de l'identification cognitive
    2. logiciel de subjectivité artificielle écrit par des humains pour simuler la subjectivité humaine "naturelle", et en particulier les  subjilectes ou lectes subjectifs. À ce propos, signalons que dès 1983, inspirés par le titre du livre de William Skyvington, Machina sapiens. Essai sur l'intelligence artificielle. Seuil, 1976, nous avons proposé l'expression Machina subjectiva pour désigner l'ensemble des projets tendant à construire cette subjectivité artificielle.

                                                                                                    (1)Voir La métaphore de l'oignon 
 

 

Délimitation du cadre de recherche et de la problématique :
 
Puisque nous cherchons à la simuler, qu'entendons-nous par subjectivité ?
 
Le processus d'identification subjective, distincte de l'identification cognitive, mais comme elle liée aux effets du langage sur l'humain (au sens biologique), conduit à la mise en place de la triade subjective inconsciente : Imaginaire, fantasme, et inconscient au sens restreint
 
Triade subjective inconsciente : son moteur est inconscient, mais ses productions observables et analysables sont conscientes, simplement le sujet méconnaît leur origine : on sait qu'on dit « je », on énonce consciemment des fantasmes (à part ceux véhiculés par les rêves), on entend ses lapsus, etc.
La connexion signifiant-affect (qui définit le processus d'identification subjective) rend compte du fonctionnement psychique normal et pathologique, mais en psychanalyse moderne l'affect (de même que le besoin) ne fait pas partie de l'inconscient (son étude est en revanche légitime en psychologie animale).
 
Simuler la subjectivité, c'est donc simuler uniquement cette triade subjective verbale : on n'a pas à s'interroger sur la possibilité d'une conscience artificielle dans la machine, ni à chercher à simuler les affects (« ordinateurs biologiques » ?), on ne travaille que sur des productions verbales.
 
Dans cette triade :
  • l'Imaginaire n'a pas à faire l'objet d'un simulation particulière : il est présent constamment, comme la prose chez M. Jourdain ! Non seulement l'énonciation de phrases contenant des pronoms personnels ou des noms propres l'actualise à tout instant, mais plus généralement tout énoncé contenant des substantifs (censés nommer des êtres, des entités, des essences) véhicule cet Imaginaire (voir sa définition précise dans l'article précité). Seul le logico-mathématique, abstrait ou appliqué (sciences galiléennes et galiléisme étendu), et qui n'est déjà plus du langage parlé ou écrit, est une écriture capable d'aller vers une « désimaginarisation » poussée.
  • L'inconscient au sens strict, a-grammatical, est trop complexe à simuler à ce stade d'exploration.
  • Reste donc le fantasme, possible à simuler, car :
  1. C'est un concept qui résulte d'une expérience en amont, sur un matériel non montrable, donc non testable (séances d'analyse) ;
  2. Mais il a une ébauche de formalisation : $ a ; il peut recevoir une définition linguistique : J.-C. Milner (1989) rappelle que "selon la théorie freudienne, un fantasme se laisse toujours exprimer par une phrase, ou plus exactement par une formule phrastique, dont chaque variante répond en principe à un fantasme distinct ;
  3. Le fait que ce concept subsume une série d'occurrences verbales est corroborable en aval par notre méthode (l'A.L.S.©) dont le matériel est montrable, donc testable. Les procédures d'analyse de l'A.L.S.© sont par ailleurs testables et reproductibles par quiconque manuellement, et simulables informatiquement.
        Analyses et simulations effectuées par des logiciels, toujours sur des sous-ensembles bien délimités du domaine exploré, permettent d'éviter les éternels et stériles débats abstraits pour ou contre les limites de l'Intelligence Artificielle  : nul a priori métaphysique sur ce qu'il est possible ou impossible d'atteindre, on se contente humblement de constater a posteriori que l'on a pu (ou non !) analyser et simuler telle petite portion des discours subjectifs. J.-C. Gardin parle, à propos de sa méthode de validation, d'épistémologie pratique (Gardin, J.-C., Lagrange, M.-S., Martin, J.-M., Molino, J., Natali-Smit, J. (1987). La logique du plausible. Essais d'épistémologie pratique en sciences humaines. Paris : Éditions Maison des sciences de l'homme)
        L’A.L.S.© répond en grande partie aux critères de l'approche logiciste de Gardin : (1) modèle à base linguistique d’objets et de structures relevant de la psychanalyse et des sciences de la culture, dans des corpus de discours courant augmentés de la dimension de l’inconscient ; (2) modèle opérationnel, efficient, reproductible, corroborable et utilisable par les non-experts. Elle pourrait dès lors s’inscrire dans un nouveau courant de recherches faisant dialoguer, sur le mode logiciste, science et psychanalyse par le biais de la modélisation linguistique.

 

 

Caractérisation et limites de la notion de subjectivité artificielle (S.A.):

 

− On l'a vu ci-dessus, elle n'inclut pas la simulation des affects (voir Wikipedia : Rosalind Picard sur l'émotion artificielle), mais elle peut simuler leur déclenchement par l'effet de la connexion signifiant-affect, ainsi que l'expression verbale des affects (s'affichant à l'écran).

− Elle recouvre, rappelons-le, une partie de la subjectivité consciente et une partie de la subjectivité inconsciente telles que les décrit la psychanalyse moderne, plus précisément la « triade subjective » : imaginaire, fantasme, inconscient (ce dernier étant le plus difficile à simuler dans un premier temps), et leurs intersections.

On peut simuler grâce à l'A.L.S.© une réaction subjective à une œuvre littéraire et plus généralement aux arts prenant une forme textuelle, sous la forme d'un commentaire. Mais pour l'instant on ne voit pas comment on pourrait travailler sur la perception subjective d'une œuvre non textuelle (peinture, sculpture, musique, architecture). La photo et le cinéma offrent un cas de figure intermédiaire. On peut également simuler grâce à l'A.L.S.© une réaction subjective à un texte humoristique, sous la forme d'un commentaire.

Les objections à la possibilité d'une subjectivité artificielle("Parvenir un jour à faire de l'I.A. peut-être, mais de la S.A. jamais, au grand jamais"), qui montrent un recul pied à pied comparable à celui de l'Église devant la théorie de l'Évolution, démontrent a contrario cette possibilité, puisqu'elles réfutent la simulation de CE QUE LA SUBJECTIVITÉ N'EST PAS, et reposent sur la méconnaissance de la nature de la subjectivité à simuler :

méconnaissance de "l'inconscient structuré comme un langage", donc machinique(1) au sens de la machine de Turing, et du fantasme comme formule phrastique parfaitement possible à générer,

méconnaissance du fait que cet inconscient et ce fantasme ne sont pas autonomes, nés par "génération spontanée", mais programmés à son insu par l'autre (l'adulte qui parle à l'enfant),

méconnaissance de "la moitié du ciel", de l'existence de la programmation heuristique, à côté de la programmation algorithmique. En I.A., dans les Systèmes-experts, au lieu d'un exécution linéaire du programme, il y a une effectuation des règles (combinatoire, voir en (1) la citation de Lacan) qui engendre des formes "nouvelles" (l'élève dépasse le maître) par des règles génératives et transformationnelles pourtant déterminées. Cette méconnaissance ordinaire est analogue à celle de l'existence, à côté des figures topologiques bilatères, de figures unilatères telles que Bande de Mœbius, Bouteille de Klein, Cross-cap, Surface de Boy etc., pourtant tout aussi constructibles que les premières.

     Charybde et Scylla, deux écueils à éviter : il n'existe pas de libre-arbitre, de subjectivité libre donc non simulable (car il y a déterminisme de la vie psychique), mais d'autre part la répétition inconsciente n'est pas un simple psittacisme : de même qu'un enfant (ou l'ordinateur en I.A. !) recombine des unités linguistiques déterminées pour produire de phrases inédites, mais calculables, de même la diversité et la nouveauté apparente des énoncés subjectifs de l'enfant n'empêchent pas ces derniers d'être engendrés (programmation heuristique) par des règles en nombre fini : le démontrer est la tâche à laquelle s'attaque l'A.L.S.©. Il n'en est évidemment pas de même des énoncés cognitifs, en relation avec des perceptions actuelles "réelles", et de ce fait susceptibles de contenir du "véritable nouveau"...

On pourra consulter avec intérêt, dans un domaine de recherche différent, les travaux d'Alain Cardon sur la Conscience Artificielle.

  1. "A quoi l'on voit que cet Autre n'est rien que le pur sujet de la moderne stratégie des jeux, comme tel parfaitement accessible au calcul de la conjecture, pour autant que le sujet réel, pour y régler le sien, n'a à y tenir aucun compte d'aucune aberration dite subjective au sens commun, c'est–à–dire psychologique, mais de la seule inscription d'une combinatoire dont l'exhaustion est possible." (Lacan, Écrits, 1966)

 

 

Rappel de l'article Linguistique et psychanalyse : pour une approche logiciste :


« 5.1.4. Résultats : traitement informatique de l'A.L.S.

      Une recherche menée avec le G.R.T.C (Groupe de Représentation et Traitement des Connaissances, C.N.R.S. Chemin Joseph Aiguier, Marseille) a conduit à une validation partielle de l'A.L.S à l'aide d'un langage d'Intelligence Artificielle (J.-J Pinto, 1987).

      Les programmes déjà réalisés opèrent le diagnostic automatique de la série des mots complexes (molécules) par leur décomposition en atomes ; le calcul sémantique sur les expressions et locutions pour en déterminer la série en fonction du contexte ; la synthèse automatique de petits « dialogues de sourds ».

      Les programmes envisagés ou en cours de réalisation concernent : la génération automatique des séries d'atomes A et B à partir des énoncés parentaux ; la validation interne : Système-Expert d'analyse automatique de textes fournissant un diagnostic ; la validation externe : génération automatique de textes caractéristiques des différents parlers (pastiches), avec « traduction » d'un contenu « neutre » dans différents lectes subjectifs (« 
subjilectes »), à la manière des Exercices de style de Raymond Queneau.


      L'analyse semi-automatique de textes : bien moins ambitieuse que les programmes de validation précités, elle offre un outil informatisé facilement disponible et relativement fiable de visualisation de textes en vue de leur comparaison. Nous ne la détaillerons pas ici. »
 

 

[ À suivre ]

 

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Français
L'A.L.S. (
Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (
Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (
Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.

 


Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.



Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, antiphilosophie, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne

Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysispsychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identificationsubjective identification

Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:25

 

L’ANALYSE DES LOGIQUES SUBJECTIVES

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Une logique de la déraison, une micro-sémantique du fantasme ...

  


 

 

A lire, signer et faire signer par tous ceux qui approuvent cette déclaration :
 
"Campaign to Abolish Psychiatric diagnostic Systems such as ICD and DSM"

 

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L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, oxymore, isotopie subjective, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, antiphilosophie, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, subjectivité, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, homéopsychie, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, Jean Molino, cognisème, subjisème, prothèse psychique, identification cognitive, identification subjective, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne


Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, semantics, microsemantics, microsemantics of phantasy, logics of irrationality, lexicology, subjilecte, metaphor, paradiastole, subjective isotopy, homonym, homonymy, pseudo synonym, psychoanalysis, Lacan, Real Symbolic Imaginary, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, logics, free logics, poetry, litterature, surrealism, antiphilosophy, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, unconscious, dream, rebus, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, machina subjectiva, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propaganda, propaganda and psychoanalysis, psychoanalysis and propaganda, neurosciences, neurosciences and psychoanalysispsychoanalysis and neurosciences, logicist approach, Jean-Claude Gardin, cogniseme, subjiseme, galileism, extended galileism, extended galileanism, galilean science, cognitive identificationsubjective identification

 
Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 22:58

(La conférence "Psychanalyse et Neurosciences" a été faite par Jean-Jacques PINTO le mardi 8 novembre 2011 à 18 h 30 au Théâtre Comoedia à AUBAGNE, Bouches-du-Rhône)


* * * * * * * *

Psychanalyse et neurosciences

Conférence de Jean-Jacques Pinto, psychanalyste, 
au théâtre Comoedia d'Aubagne, le mardi 8 novembre 2011

 
ARGUMENT
       Tout en marquant la spécificité de chacune de ces deux approches quant à l’abord du psychisme humain, le conférencier tentera, entre autres à l’aide d’une analogie simple et d’une méthode originale d’analyse de discours, de montrer ceci :
     À l’encontre des positions dogmatiques (assorties de rejet mutuel) émanant des camps retranchés d’inconditionnels partisans, il existe des passerelles et des possibilités de coopération fructueuse entre neurosciences et psychanalyse.
     Une condition essentielle pour ce dialogue est que soit redéfini ce qui n’aurait jamais dû cesser de les inspirer : la démarche scientifique, considérée à la fois
                - dans ses variantes adaptées aux sciences de la nature et aux sciences humaines,
               - et dans son souci de démonstration et de réfutation en ce qui concerne aussi bien le cas particulier que la loi générale.

 
      Introduction : Faisons l'inventaire des positions sur ce sujet.


      I) Les dogmatiques s'affrontent

      On fait état de « grand débat parfois meurtrier » entre partisans de l'homme comme machine et de l'homme comme étant uniquement esprit et idées ». On parle aussi de « lutte fratricide »  etc.
      Il y a du côté des neurosciences les réductionnistes de « l'homme neuronal » : l'architecture cérébrale rendrait à elle seule compte de tout le fonctionnement psychique. « Le cerveau sécrète la pensée comme le foie sécrète la bile », la circulation des médiateurs chimiques dans le cerveau suffirait à expliquer tout fonctionnement mental.
      Les tenants du matérialisme philosophique refusent l'existence d'un principe immatériel, et l'esprit est conçu comme la manifestation de phénomènes physiologiques régis par les lois de la physique.
      L'éliminativisme considère que notre compréhension quotidienne du mental est une erreur radicale et que les neurosciences montreront un jour que les états mentaux ne se réfèrent à rien de réel. Pour certains, le concept de conscience sera éliminé par les progrès des neurosciences. L'éliminativisme a été supplanté par le computationalisme, théorie qui conçoit l'esprit comme un système de traitement de l'information et compare la pensée à un calcul, plus précisément, à l'application d'un système de règles.
Détour méthodologique avec les six approches recensées par J. Herman : l'approche positiviste, les approches compréhensives, l'approche dialectique, l'approche fonctionaliste, l'approche structuraliste et l'approche praxéologique.
      Le positivisme doit se reconnaître comme une des branches du matérialisme.
      Quelques mots sur le positivisme de Freud
      Il existe d'autre part des réductionnistes parmi ceux qui travaillent en psychanalyse, des psychanalystes se réfugiant dans les sphères éthérées d'un psychisme désincarné, rejoignant par là le mysticisme et les pseudo-sciences.


II) Ces deux attitudes réductionnistes, dogmatiques sont vaines. Faut-il alors se tourner vers les tenants de la convergence entre neurosciences et psychanalyse ? Ce sont de pseudoconvergences :

  • Celle de F. Ansermet et P. Magistretti  (neuroplasticité) qui considèrent qu’aujourd’hui la biologie doit savoir se mettre au service de la psychanalyse et la psychanalyse au service de la biologie. Ils veulent « réintroduire le sujet dans la biologie ».
  • Celle de la neuropsychanalyse, pseudoconvergence fort bien réfutée par Laurent Vercueil.


III) Notre position : il y a deux objets différents et complémentaires explorés par  deux modalités différentes et complémentaires de la démarche scientifique

En effet, on va schématiquement rencontrer une combinatoire de positions sur la question :

  INCOMPATIBILITÉ COMPATIBILITÉ 
UN SEUL OBJET un seul objet par réductionnisme car l'autre objet et l'autre approche sont disqualifiés  un seul objet sous deux angles différents    neuroplasticité, neuropsychanalyse
DEUX OBJETS deux objets différents, donc deux approches incompatibles (Chaperot, Celacu et Pisani) deux objets et deux approches différents et complémentaires


A) Retour sur le computationalisme

      Théorie qui conçoit l'esprit comme un système de traitement de l'information et compare la pensée à un calcul et, plus précisément, à l'application d'un système de règles. Le computationalisme ne prétend pas que toute pensée se réduit à un calcul de ce style, mais qu'il est possible d'appréhender certaines fonctions de la pensée selon ce modèle. C'est une synthèse entre le réalisme intentionnel qui affirme l'existence et la causalité des états mentaux (approche compréhensive) et le physicalisme qui affirme que toute entité existante est une entité physique (approche positiviste). 
      Donc cette théorie n'est pas nécessairement un matérialisme : même si la pensée s'appuie sur un support matériel (le cerveau), on peut l'étudier sans se soucier de ce support (contrairement à une certaine approche matérialiste réductionniste courante dans les neurosciences) : une même idée peut être exprimée sur des supports physiques très différents (par la voix, sur papier, sur un mur, sur un ordinateur, etc.). Dans cette mesure, le computationalisme s'apparente à un behaviorisme méthodologique : contrairement au behaviorisme ontologique, il n'affirme pas qu'il n'y a pas d'états mentaux.

B) Vygotski élabore une théorie des fonctions psychiques supérieures grâce à la méthode génétique, conçue comme une « histoire sociale » c'est-à-dire (théorie sur l'« excentration » de Leontiev) :
      « les transmissions ne sont pas simplement d'ordre héréditaire mais aussi culturelles ». L'intelligence se développe grâce aux outils psychologiques que l'enfant trouverait dans son environnement, dont le langage (outil fondamental). L'activité pratique serait intériorisée en activités mentales de plus en plus complexes grâce aux mots, source de la formation des concepts. Le langage « égocentrique » de l'enfant a un caractère social et se transformera ensuite en langage « intérieur » chez l'adulte. Il serait un médiateur nécessaire dans le développement et le fonctionnement de la pensée.

C) Argument fourni par les neurosciences elles-mêmes :
      « les fonctions supérieures du cerveau exigent des interactions avec le monde et avec d'autres personnes. ». Le phénomène d'attrition consiste dans le fait que les neurones présents à la naissance dégénèrent s'ils ne sont pas utilisés. Un "branchement" sur l'extérieur est nécessaire, et tout particulièrement pour l'être humain qui ne peut se développer hors le langage et la culture.

D) Notre analogie de l'ordinateur, limitée et contestable, mais éclairante :

L'esprit est au corps ce que le programme ("software") est à l'ordinateur ("hardware").

  • de même que l'ordinateur à sa sortie d'usine est quasiment vide, et ne pourra donc assurer une diversité de fonctions que si on lui apporte différents programmes, de même le corps à la naissance est pourvu de fonctions psychiques minimales, mais l'esprit avec sa diversité de fonctions ne lui viendra que des apports de l'entourage.
À sa sortie d'usine l'ordinateur est muni de sa seule électronique. Des ordinateurs identiques acquerront des compétences différentes (traitement de texte, dessin, calcul, musique, etc.) en fonction des programmes que leurs propriétaires choisiront d'y implanter. À sa naissance, le corps est muni de son seul équipement héréditaire. Des enfants indemnes de toute pathologie héréditaire ou congénitale, éventuellement "identiques" (jumeaux vrais), acquerront des compétences différentes (langage, connaissances concrètes et abstraites, régulation des affects, structure de personnalité ...) en fonction des formes et contenus que leurs "parents" (au sens large) implanteront chez eux, en majeure partie à leur insu.

  • de même que la conception, la fabrication, l'entretien et la réparation de l'ordinateur relèvent du métier d'électronicien, et n'ont rien à voir avec la conception, la rédaction, la maintenance et la correction des programmes, qui relèvent du métier d'informaticien, de même l'entretien et les thérapeutiques du corps relèvent de la médecine, mais l'esprit dans son fonctionnement normal ou perturbé relève de métiers (psychologue et psychanalyste) qui ne doivent rien à la médecine, sauf par métaphores relevant de fantasmes faciles à mettre en évidence.
« La circulation des médiateurs chimiques dans le cerveau suffirait à expliquer tout fonctionnement mental ». Non, cette circulation permet et accompagne sans plus l'effectuation des programmes mentaux venus de l'extérieur. La possibilité d'entendre sur haut-parleur le bruit du programme qui s'effectue dans l'ordinateur (cf E.E.G, imagerie cérébrale) n'enlève rien au fait que le programme soit à l'origine extérieur à l'ordinateur, construit sur d'autres règles, et remodelable indépendamment de son implémentation.

Il y a bien sûr des limites à cette analogie ...


IV) Comment travailler de façon complémentaire : en se partageant les tâches complémentaires

Il y a accord sur l'existence du déterminisme entre les neurosciences et la psychanalyse, laquelle postule le déterminisme de la vie psychique (expériences en neurosciences telles que celles de Benjamin Libet).

A) L'aveugle et le paralytique (fable de Florian)

La science moderne (science galiléenne) combine empiricité et formalisation. Son histoire est celle d'un mouvement vers l'écriture logico-mathématique du Réel tel que l'explorent empiriquement les "sciences exactes". 

Le discours psychanalytique apparaît branché en dérivation sur celui de la science moderne qui, en effet, permet l'apparition de la psychanalyse. Comme la science le fait pour le Réel du monde physique, il dément certes les énoncés unifiants quand à la description du psychisme humain (subjectivité), mais Imaginaire, inconscient et fantasme continuent de l'imprégner. La psychanalyse, permise par la science, est une discipline désimaginarisante, mais ce n'est pas une science.

La psychanalyse moderne n'a aucune critique pertinente à adresser à la démarche scientifique. Elle dit seulement que la science a jusqu'à présent eu besoin, pour fonctionner, de tourner le dos à la subjectivité, donc de s'interdire, par construction même, de la prendre pour objet d'étude. Disons que la science est ici "l'aveugle". Elle s'aveugle pour avancer, et y réussit. 

 La psychanalyse, elle, "voit" la subjectivité mais « manque de jambes ». Les disciples ne s'intéressent qu'aux maîtres auxquels ils vouent un culte anachronique. Ils se reposent sur les lauriers de leurs initiateurs. Non-transmissibilité et secret des dieux font de la psychanalyse actuelle "le paralytique" puisqu'elle manque de "jambes" méthodologiques pour faire avancer ses hypothèses.
Or science et psychanalyse ont en commun le non-tout, le non-sens, la dissolution de la notion d'être. Elles vont contre l'Imaginaire. Mais elles se comportent en sœurs ennemies (aînée et cadette), dans une intercritique stérile parfois d'allure idéologique. La nécessité d'une négociation et de passerelles se fait sentir.

Nous plaidons ici modestement pour une coopération entre l'aveugle et le paralytique. 

La science négligeait l'inconscient. Plus maintenant avec l'inconscient cognitif, mais ce n'est pas le même que l'inconscient subjectif (décrit en détail dans ma conférence sur « Psychanalyse et propagande »).

Exemple : Expériences avec perceptions infraliminales favorisant la résolution d'un problème, sans passage par la conscience.

En France le livre de Lionel Naccache en 2006 [« L'inconscient à venir »] pose la question des rapports entre la perspective psychanalytique et la perspective « neurocognitive ».  Or ses arguments sont en partie réfutables.

  • Naccache rend hommage à Freud. Il reconnaît que la conscience n'est pas tout le psychisme, mais pense que l'inconscient de Freud est une réattribution de fonctions qui relèvent en fait de la conscience. Il nie le refoulement, sans envisager que celui-ci pourrait être le fait du programme venu de l'extérieur et non des circuits parcourus par l'inconscient cognitif.
  • Comme la police dans La lettre volée d'Edgar Poe, Naccache ne cherche peut-être pas au bon endroit, donc ses quatre inconscients ne peuvent coïncider avec celui de Freud.
  • Si l'inconscient de Freud semble fonctionner d'après les lois du conscient, c'est peut-être parce que ce sont les énoncés consciemment émis par l'entourage familial qui, intériorisés, font sentir leurs effets hors conscience du sujet.
  • Comment Naccache explique-t-il la résurgence sous hypnose ou en analyse de souvenirs très anciens, « oubliés » ?
  • Comment Naccache explique-t-il l'oubli « en direct » des rêves ? Par l'inconscient cognitif  ? Cet oubli incoercible, comparable à l'oubli des consignes dictées sous hypnose, est un argument en faveur du refoulement et de l'inconscient subjectif.
L'inconscient subjectif, en rapport avec la complexité du langage, repose sur d'autres bases que l'inconscient cognitif.

B) Critères de scientificité : 

1) La démarche scientifique avec ses variantes

Il semble opportun de renvoyer dos à dos deux défauts caricaturaux :

  • L'impérialisme des Sciences Exactes prétendant coloniser les Sciences Humaines : nombre-roi et positivisme des faits.
La statistique est criticable (ex : les hiéroglyphes, le mot « régime ») car le langage humain n'est pas un code biunivoque.
« Nous nous séparons donc d'un point de vue largement répandu, selon lequel il n'y a de science que du quantifiable. Nous dirons plutôt : il n'y a de science que du mathématisable et il y a mathématisation dès qu'il y a littéralisation et fonctionnement aveugle. » Milner, J.-C. (1989). Introduction à une science du langage. Des Travaux. Seuil, Paris.
Redéfinition du terme « fait » en science : la linguistique travaille sur des corpus transcrits ou enregistrés, bien matériels.
  • Le flou artistique, voire autistique de ceux qui en Sciences Humaines et en psychanalyse rejettent toute formalisation.
La solution pourrait venir de la linguistique, critère extérieur pour mettre d'accord les psychanalystes et les neurobiologistes, puisque les uns parlent d'inconscient-langage et que les autres ne peuvent nier qu'il y ait langage, et que la science elle-même passe par le langage.

Imaginons un Huron face à un ordinateur allumé : pas besoin d'avoir repéré où résident et comment tournent les programmes pour constater qu'ils tournent, les utiliser et s'interroger sur leurs principes logiques ... ! Les descriptions et analyses linguistiques sur corpus fonctionnent très bien sans qu'il soit besoin de savoir comment ça se passe dans le cerveau !

  • L'analyse logiciste de Gardin et Molino : c'est une modélisation logique aussi rigoureuse que celle des maths, avec :
...........................Validation interne des modèles théoriques et des analyses d'experts 
...........................Validation externe de ces analyses par la fabrication de simulacres

  • Le structuralisme, enterré trop tôt, est à réhabiliter à condition de le débarrasser des funestes effets de mode.
L'approche structuraliste résout l'opposition entre approche positiviste à la recherche de faits et approche compréhensive fondée sur l'introspection: il y a une objectivité, une matérialité logicisable du discours de l'acteur social, ou du locuteur, ou du patient indépendamment de l'exactitude de ce à quoi il se réfère. J.-C. Milner parle de  « Galiléisme étendu » :

« À sa manière, le structuralisme en linguistique est lui aussi une méthode de réduction des qualités sensibles. Les langues naturelles ne touchent à la matière sensible que pour la forme phonique. Mais dans ce domaine, la méthode a des effets évidents.
      On peut parler ici d'une mathématisation étendue, rigoureuse et contrainte, mais aussi autonome relativement à l'appareil mathématique. La linguistique devint dans les années 50 une discipline aussi littérale que l'algèbre ou la logique, mais indépendante d'elles, avec des succès empiriques pour l'ensemble des langues naturelles Elle se comportait strictement en science galiléenne. Galiléisme étendu fondé sur une mathématique étendue, et étendu à des objets inédits.
    Cet objet était le langage, qui sépare l'espèce humaine du règne de la nature. De même, l'anthropologie lévi-straussienne obtenait, avec des méthodes comparables appliquées à des objets non naturels – les systèmes de parenté –, une présentation exhaustive, exacte et démonstrative des fonctionnements. L'appui que Lévi-Strauss trouvait dans la linguistique résidait dans une analogie des procédures et surtout des points de vue constituants.
      Sur ce fondement, linguistique et anthropologie, s'est déployé un mouvement de pensée dont l'unité méthodologique et l'importance épistémologique ne font aucun doute. Que Lacan, dont le rapport au galiléisme est principiel, et qui saisit son objet plus du côté de la culture que de la nature, ait été compté au rang des structuralistes, cela est éminemment explicable. »


2) Le cas particulier et la loi générale

  • Une des critiques des Sciences Exactes à la psychanalyse repose sur l'idée fausse qu'il n'y a de science que du général (Aristote)
  • Or la loi statistique résultant de la méthode inductive peut se révéler, on l'a vu,  non pertinente quand le langage est en jeu.
  • Inversement, une analyse exhaustive d'un cas, si elle est matériellement communicable, est tout aussi généralisable et vaut tout autant qu'une collection de cas traités par la méthode inductive.

 

3) Les « analysciences » et l'Analyse des Logiques Subjectives (A.L.S).
 
  • « Analyscience » est un terme proposé par l'auteur de l'A.L.S. (Jean-Jacques Pinto) en 2008.
  • Une analyscience serait, selon une définition encore provisoire, une discipline hybride entre psychanalyse et science. Pour justifier la création de ce terme, il convient de se référer à la possibilité d'un dialogue entre la science moderne et la psychanalyse.
L'A.L.S. pourrait ainsi être candidate au label d'analyscience. Si on la définit schématiquement comme une "microsémantique du fantasme", ce dernier 
1.est un concept qui résulte d'une expérience en amont (séances d'analyse) ;
2.il a une ébauche de formalisation : $  a ; il peut recevoir une définition linguistique ;
3.le fait que ce concept subsume une série d'occurrences verbales est prouvable en aval par l'A.L.S. dont le matériel est montrable, donc testable. Les procédures d'analyse de l'A.L.S. sont par ailleurs testables et reproductibles par quiconque manuellement, et simulables informatiquement.

L'ALS permet d'analyser en partie les dogmatismes précités, sous-tendus par des fantasmes modélisables.


CONCLUSION

Nous proposons, pour conclure, non pas d'opposer les sciences dures de la nature aux sciences molles de l'homme, mais d'associer les sciences du dur, du hardware aux sciences du doux, du software dans l'étude complémentaire des deux pôles de l'interface caractéristique de l'humain, de la « condition humaine », ces deux pôles étant :
  • le cerveau comme machine biologique (le « biordinateur »)
  • le logiciel verbal humain (le « verbiciel », subdivisé en « cogniciel » et « subjiciel »).
L'interfaçage a lieu durant l'enfance, c'est le processus d'identification avec ses deux versants : identification cognitive (« cogniciel ») et identification subjective (« subjiciel »). On peut, pour les étudier en les simulant, fabriquer de toutes pièces :

- des « cogniciels » relevant de l'intelligence artificielle et simulant le résultat de l'identification cognitive, par exemple par des systèmes-experts, qui différent des réseaux d'apprentissage neuronaux (que l'on pourrait nommer des « interfaciels » !!!)

- et des « subjiciels » inaugurant la subjectivité artificielle et simulant le résultat de l'identification subjective.

Il n'y a pas, comme le croient les positivistes ou leurs adversaires amateurs de paranormal, une opposition binaire rationnel/irrationnel, mais trois termes : rationnel, irrationnel, logique, le logique (logos !) structurant de façon différente le rationnel et l'irrationnel. Et la logique de l'irrationnel, c'est principalement la psychanalyse, quand toutefois elle veut bien être logique !!!

Nous invitons tout chercheur animé par l'esprit scientifique à contribuer au développement de ces analysciences.


  


Merci de bien vouloir laisser un commentaire ci-dessous


 


Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.

Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, sémantique, microsémantique, microsémantique du fantasme, logique de la déraison, lexicologie, subjilecte, métaphore, paradiastole, isotopie subjective, homonyme, homonymie, pseudosynonyme, pseudosynonymie, psychanalyse, Lacan, Réel Symbolique Imaginaire, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, logique, logique libre, poésie, littérature, surréalisme, antiphilosophie, Charles Baudelaire, traduction, malentendu, dialogue de sourds, expressions figées, Jean-Jacques Pinto, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, formations de l'inconscient, rêve, rébus, lapsus, oubli, acte manqué, mot d'esprit, interprétation, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, subjiciel, points de vue, la subjectivité comme artifice, prothèse psychique, homéopsychie, subjectivité artificielle, machina subjectiva, argot, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, propagande, propagande et psychanalyse, psychanalyse et propagande, neurosciences, neurosciences et psychanalyse, psychanalyse et neurosciences, approche logiciste, Jean-Claude Gardin, cognisème, subjisème, galiléisme, galiléisme étendu, science galiléenne

Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, psychoanalysis, Lacan, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, poetry, litterature, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, the unconscious, dream, rebus, subjiciel, machina subjectiva

Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

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