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  • : TOUT SUR L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©)
  • TOUT SUR L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©)
  • : Blog scientifique sur l'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©), méthode originale d'analyse de discours partant des métaphores quotidiennes et de la psychanalyse. Applications dans de nombreux domaines des Sciences Humaines et Sociales : linguistique, littérature (Camus), poésie (Baudelaire), traduction, rhétorique, argumentation, psychologie sociale. Textes, articles, exercices, discussions,dictionnaires.Google+
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 16:00


       Luce
IRIGARAY, dont nous analysons  sur ce blog un court extrait du texte "Quand nos lèvres se parlent" Cahiers du GRIF n°12 1976 p.26 a écrit une dizaine d'année plus tôt dans les Cahiers pour l'Analyse un article - hélas peu connu et peu cité - intitulé "Communication linguistique et spéculaire", qui est, comme on le verra dans ces extraits, une des sources d'inspiration de l'A.L.S., moyennant quelques correctifs portant sur notre conception un peu différente de l'inspiration lacanienne. C'est nous qui soulignons.

       En ce qui concerne l'apparition de l'identification hystérique, qui grosso modo coïncide avec la genèse de notre parler "extraverti" :

     « L'hystérique d'amour n'a pas assez eu. Du moins est-ce son fantasme le plus irréductible. Du désir de sa mère, il s'éprouve comme signifiant marqué du signe de l'incomplétude, voire du rejet. Dérisoire de ne pouvoir soutenir la comparaison avec le signifiant phallique lui-même. L'impuissance, ou l'intolérance abusive, du père législateur laissent la mère à sa démesure, son refus ou son incapacité à symboliser de quelque façon son désir, à l'arrêter à quelque objet, trop peu assurée peut-être du reste qui va choir, lui permettant d'en changer.

     [...] Son identité à soi sera donc précaire, et d'ailleurs redoutée. Il ne l'accepte qu'en tant que fragment, facette d'une unité toujours à venir, contestée dès qu'on prétend l'y surprendre en sa totalité. Le sujet pâtit de ce refus, ce morcellement, du signifiant qui aurait à le constituer. Il est toujours à naître, en train de naître, arrêté au temps métaphorique de sa structuration, qu'il recommence encore et encore, s'épuisant à être cet objet idéal enfin assumable parce que conforme à celui qu'il pressent au lieu du désir de l'autre. Entreprise sisyphéenne, car l'autre n'est jamais cet autre premier qui l'a marqué du signe - et chez qui, fantasme et/ou réalité, on devine quelque irréductible insatisfaction.

     La confrontation au miroir a, pour l'hystérique, valeur d'épreuve, celle de son insignifiance. L'image qui, là, se dévoile à lui comme lieu de son unité, il la récuse comme impropre à retenir le regard de l'autre. Sans cesse ébauchée, mais pour être niée, elle inaugure un défilé intarissable d'esquisses, qui parfois se télescopent, mais dont la finition est suspendue à l'obtention d'un morcellement vaincu, d'un rassemblement spatial d'identifications multiples, hétérogènes, unité désirable d'être ajournée et d'ailleurs impossible. Car ces spécularisations, qui se veulent partielles, sont encore labiles, vécues dans l'instant, hors de toute contiguïté temporelle qui en autorise un jour la sommation. [...] Que l'image se hasarde à être sujet d'énoncé, ce ne pourra être qu'à la condition d'en laisser la responsabilité à l'autre, signifiée par le point d'interrogation qui, à ponctuer la grimace, le sourire, ou le masque, en révèle la précaire assomption. Jamais réductible à l'ensemble vide, sans risque d'évanescence pour le sujet lui-même, l'autre reste donc le garant immédiat de toute parole comme de tout désir.
  »

 

       En ce qui concerne l'apparition de l'identification obsessionnelle, qui grosso modo coïncide avec la genèse de notre parler "introverti" : 

     « L'obsessionnel, voilà sa force et son drame, s'est senti trop aimé. Par sa mère, il fut jugé signifiant trop adéquat à son désir, marqué, quant à lui, du signe de la compréhension, voire de l'excès. Ce n'est pas que la référence au signifiant phallique fasse ici totalement défaut, mais elle est renvoi à un ailleurs, à quelque héros absent, dont la mort serait à tout prendre la plus sûre garantie de non-intrusion. De ne jamais s'incarner en la personne d'un père "vivant", elle laisse l'enfant à sa certitude d'être pour le présent répondant exhaustif du désir de sa mère, non soumis à ces inversions de polarité qui sont les risques du désir comme les marques de son actualité.

     La dénomination n'a rien pour inquiéter l'obsessionnel, le confirmant dans sa singularité d'être désiré. Son nom sera pour lui emblème, insigne ; et sans doute épitaphe, de son statut phallique. Il s'éprouve trop identique à soi, trop exacte adéquation de son signifié à son signifiant. Et dans cet équilibre stable, le sujet s'enkyste, rivé à ce qu'il était, incapable de se libérer pour un perpétuel devenir. [ ce qui ] entraîne la stéréotypie du discours, la récurrence des énoncés. S'ils sont entendus comme vides, ce n'est pas que le sujet en soit absent. Il s'y redouble au contraire tout entier, mais dans cette métonymie de soi, repérable par l'autre dans les boucles mêmes de ses palabres, il cherche à se ressaisir sans arriver jamais à s'exprimer vraiment. Mort dès que né.

     L'obsessionnel se plaît aux réflexions spéculaires. Il aime y vérifier la permanence de son identité à soi et s'en réassurer la maîtrise. La spécularisation est, pour lui, sans risques, fixé à ce temps où limage est à contempler [...]. Et pour mieux en accaparer le spectacle, il évince tout autre regard. Le "(tu)" est d'ailleurs d'autant plus facilement exclu que possédé en son désir au niveau de l'image elle-même. C'est là que comme "(tu)" il pourra ressurgir neutralisé dans ses fonctions aliénantes, pour un dialogue fictif. Seul, face au miroir, maître absolu du signifiant, l'obsessionnel va tenter d'en esquiver les pouvoirs fascinants par un examen minutieux, un inventaire exhaustif, mimes d'une véritable succession temporelle. En fait, ces pures métonymies s'inscrivent dans une circularité envoûtante, plus piétinements d'un prisonnier que véritable progression. Et l'obsessionnel, lui, ne s'y trompe pas, toujours tourné vers son passé, à chercher quoi ? Les traces perdues du sujet ?
»
 
       Voyons à présent comment Luce Irigaray aborde la relation des deux identifications "névrotiques" avec leurs modes de parole (nos "parlers").

       En ce qui concerne le mode de parole hystérique, qui grosso modo coïncide avec notre parler "extraverti" :

     « Parlera-t-on de distorsions du langage chez le névrosé ? Non, sans doute. Et pourtant.

     L'hystérique ne tarit pas de paroles. Parole pleine, oui, mais qu'il conteste aussitôt. Là n'est pas vraiment ce qu'il voulait dire. Qu'on n'aille surtout pas le prendre au mot. C'est sa hantise. Et de reprendre le défilé des signifiants, en retenant un pour le rejeter aussitôt et en élire un autre, qu'il renie sitôt émis. C'est sans fin. Car pas plus que son image ne lui est tolérable, il n'accepte de se déterminer en son discours. Le défilé des signifiants comme celui des images, son discours en zigzag, les masques dont il change à tout propos, disent assez son désir d'un discours total qui engloberait tous les signifiants comme son image serait à facettes innombrables, voire contradictoires. Et après ? Il s'égare dans ses énoncés, ne se reconnaît plus en ses masques. S'angoisse."Qui suis-je ?" "Qu'est-ce donc que cela veut dire ? "s'inquiète-t-il, vous interroge-t-il. Perdu, il se tourne vers vous. Car, de son discours, enfin il pressent le sujet. C'est vous.
  »

     En ce qui concerne le mode de parole  obsessionnelle, qui grosso modo coïncide avec notre parler "introverti" :

     « Combien différentes les prudentes et redondantes paroles de l'obsessionnel. Il se complaît en son discours. Le polit, le fignole. Il est l'homme d'un seul énoncé, comme d'une image unique. Il vous le resservira encore et encore, différemment serti ou préparé. Ne vous en formalisez pas. Ce n'est pas qu'il vous prenne pour sourd ou benêt. Il vous ignore. Il se parle. Vous n'êtes que prétexte, spectateur à peine admis du dialogue qu'il se tient et qui se perpétuera, vous absent. Moins vous vous manifesterez, mieux il se sentira, car de son discours non plus que de son image, il n'admet la contestation. Seul votre silence, le suspens de votre propre désir, peut interrompre un jour le flux de ces énoncés redondants, énoncés d'énoncés, par prudence souvent vides. "A qui parlais-je ? " s'interrompt-il. Si, persévérant, vous résistez à l'envie de placer votre mot, scandant ce seul silence où enfin il vous parle, peut-être son désir pourra-t-il se libérer de la capture du regard, d'une adéquation trop parfaite au signifiant, pour un vrai dialogue. »

     Et voici la conclusion de l'article de Luce Irigaray :

     « Ainsi, les distorsions du langage peuvent-elles être rapprochées de celles de l'expérience spéculaire. Prévalence aberrante du signifiant ou du signifié, de l'image ou du "corps". Morcellement. Surinvestissement. Métaphores juxtaposées ou métonymies figées. Ce n'est pas dire que l'expérience spéculaire se confonde avec l'expérience de la communication parlée. Elle la figure. L'une suppose l'autre. Et qu'un des termes de la spécularisation vienne à manquer, à vaciller, et le discours qui le sous-tend en est l'origine qui vacille ou qui manque.  »

Début du commentaire détaillé

Commençons par quelques correctifs portant sur notre conception un peu différente de l'inspiration lacanienne :

"L'hystérique d'amour n'a pas assez eu. Du moins est-ce son fantasme le plus irréductible. Du désir de sa mère, il s'éprouve comme ..." : Ces phrases laissent supposer que l'enfant peut accommoder à sa façon le désir parental, que c'est son fantasme, ou son éprouvé, ou son vécu que de penser qu'il n'a pas eu assez d'amour. Elles seraient en accord avec la croyance freudienne à un noyau d'identité préalable à toute identification, mais sont en contradiction avec l'image lacanienne de l'oignon, qui pose que comme "le désir de l'homme c'est le désir de l'Autre", rien chez le sujet ne saurait se dérober aux impératifs du désir (inconscient) du parent. Même remarque pour "L'obsessionnel s'est senti trop aimé".


Et à nouveau plus loin
: "La confrontation au miroir a, pour l'hystérique, valeur d'épreuve, celle de son insignifiance. L'image qui, là, se dévoile à lui comme lieu de son unité, il la récuse comme impropre à retenir le regard de l'autre". C'est bien sûr, au contraire, l'autre parental qui récuse l'image de l'enfant non désiré comme impropre à retenir son regard, et ce jugement sera repris en écho par l'enfant, qui n'a aucun moyen, de s'y soustraire. Voir Marie Cardinal et sa mère.


[ A suivre ... ]





Merci de bien vouloir laisser un commentaire ci-dessous


 


Français

L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire. C'est une microsémantique du fantasme.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, microsémantique du fantasme, métaphore, psychanalyse, Lacan, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, poésie, littérature, Baudelaire, traduction, malentendu, expressions figées, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, fantasme, rêve, rébus, subjiciel, machina subjectiva, cognisème, subjisème

Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, psychoanalysis, Lacan, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, poetry, litterature, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, the unconscious, dream, rebus, subjiciel, machina subjectiva

Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Georges Bataille, Michel Leiris, Parménide, Montaigne, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

 

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Published by Analogisub - dans De l'eau à mon moulin
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