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  • : TOUT SUR L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©)
  • TOUT SUR L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©)
  • : Blog scientifique sur l'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©), méthode originale d'analyse de discours partant des métaphores quotidiennes et de la psychanalyse. Applications dans de nombreux domaines des Sciences Humaines et Sociales : linguistique, littérature (Camus), poésie (Baudelaire), traduction, rhétorique, argumentation, psychologie sociale. Textes, articles, exercices, discussions,dictionnaires.Google+
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 08:30

       À la suite d'une discussion récente avec une historienne, j'inaugure ce billet qui, partant de citations de Jean-Claude Milner, examinera et tentera d'analyser (non exhaustivement) :

-  les relations entre psychanalyse et histoire,

- la discipline nommée psychohistoire (1) (2),

- et l'apport de l'A.L.S. à la compréhension des biographies de "personnages historiques" et des "phénomènes collectifs", une fois renvoyées dos-à-dos (lire sur ce site Groupe, individu, sujet) les fictions que constituent l'"individu" et "le groupe".

(1) « La psychohistoire questionne les dynamiques inconscientes qui peuvent être en jeu dans l'enchaînement des événements historiques, ainsi que dans les domaines de l'idéologie, de la culture et du politique. » (Brigitte DEMEURE, Société française de Psychohistoire).

(2) «La psychohistoire explore, selon sa propre méthode appliquée à des situations historiques, les processus humains, tant collectifs qu'individuels.» (Rudolph Binion, professeur d'histoire à la Brandeis University, Waltham, Massachusetts, Étas.-Unis).

Tout d'abord, les citations de Jean-Claude Milner, provocantes par leur radicalité :

1) L’Œuvre claire : Lacan, la science et la philosophie, Le Seuil, collection « L’Ordre philosophique », 1995

Chapitre II "Le doctrinal de science" :

« Lacan s'emploie à épurer la théorie de la coupure.

    Telle est la fonction de la théorie des discours, déployée à partir de 1969 23: mettre au jour les propriétés d'un discours en général (rappelons que le discours, chez Lacan, est lien social) et, ce faisant, manifester que l`hétérogénéité et la multiplicité y sont intrinsèques.

    Elles ne sont pas simplement les effets, en discours, de périodes et d'époques, lesquelles seraient en elles-mêmes extrinsèques aux discours.

    En particulier, elles ne se projettent pas simplement sur l'axe des successions ("ce n'est à prendre en aucun cas comme une suite d'émergences historiques", Séminaire XX, p. 20).

    Par une doctrine de la pluralité des places, de la pluralité des termes, de la différence entre propriétés de place et propriétés de termes, de la mutabilité des termes relativement aux places, on obtient ce qui pourrait s'appeler une articulation non chronologique et, plus généralement, non successive du concept de coupure.

    Sans doute l'émergence d'un discours nouveau, le passage d'un discours à un autre (ce que Lacan appelle le "quart de tour", Allocution, p. 395), le bougé en un mot, peuvent-ils faire événement; sans doute ces événements sont-ils un objet que les historiens s'attachent à saisir dans la forme de la chronologie.

    Mais ils ne sont pas ce que les historiens en disent.

    Toute histoire, à cet égard, ressortit à la fallace et la première adultération réside justement dans l'homogénéisation minimale que suppose la sériation temporelle.

    En lui-même, le quart de tour n'a pas à s'inscrire dans une série annalistique.

    Étant admis que la théorie des discours est une littéralisation des places et des termes, la coupure, c'est d'abord le pointage d'un impossible littéral.

    Impossible qu'un système de lettres en soit un autre: impossible pour un système de lettres de passer sans bouleversements a un autre système de lettres.

    Autrement dit, il n'y a pas de transf`ormation interne à un système ; toute transformation est passage d'un système à un autre.

    Plus profondément, on peut souvenir qu'un discours ainsi défini n'est en soi rien d'autre qu'un ensemble de règles de synonymie et de non-synonymie.

    Deux discours seront différents l'un de l'autre dans la mesure exacte où leurs règles définitoires seront elles aussi difi`érentes.

    La nature de la coupure discursive se détermine dès lors ainsi :

    - dire qu'il y a coupure entre deux discours, c'est seulement dire qu'aucune des propositions de l'un n est synonyme d`aucune des propositions de l'autre'.

    On en conclura qu'il ne peut y avoir de synonymies - s`il en existe - qu'à l`intérieur d'un même discours et qu'entre discours différents les seules ressemblances possibles relèvent de l'homonymie.

   Dans une telle théorie, la notion de coupure et la notion de discours se coappartiennent donc entièrement: entre deux discours réellement différents, il n'y a d'autre relation que de coupure, mais la coupure n'est que le nom de leur différence réelle.

   La conclusion s'impose: 'une coupure n'est pas fondamentalement chronologique'.

   On peut la dire autrement, en généralisant sa portée

    -  'la théorie des discours est une antihistoire'.

    { ... ]

    Plus profondément, la doctrine non chronologique de la coupure implique qu'une succession n'est jamais qu'imaginaire.

    Il n'y a pas de dernière instance réelle qui légitime les ordres sériels. »


2) Introduction à une science du langage, Le Seuil, collection « Travaux linguistiques », 1989**** :

      « [ ... ] la science du langage se sépare radicalement des « sciences » de la culture et s'apparente plutôt, sur la question décisive de la causalité et des connexions explicatives, aux sciences galiléennes reconnues. Une objection cependant : même s'il est vrai que les sciences de la culture adoptent souvent le langage de la cause, elles ne le font pas toujours.

      L'exemple de l'histoire est éclairant. Cette dernière raisonne souvent en termes de causalité primaire [ ... ]. Toutefois, I'histoire peut aussi refuser la causalité [ ... ]. En bonne logique, il faut donc conclure que, si importante ou même décisive qu'elle puisse être, la question de la causalité ne touche pas l'essence de l'histoire [ ... ].

      Renonçant à la causalité, il est un point sur lequel les historiens ne sauraient varier: il faut qu'entre les êtres qui font l'objet de leur discours quelque connexion soit possible. C'est de cette connexion que l'histoire est tout à la fois la description et la théorie. Or un point essentiel demeure : cette connexion n'a pas à respecter de dispositif; et cela, parce qu'il n'existe pas de dispositif de I'histoire. De ce fait, la connexion historienne ne connaît aucune limite ni au degré d'hétérogénéité des termes connectés ni au nombre des termes connectés. On peut même avancer que la connexion historienne est jugée d'autant plus éclairante que les termes connectés sont plus hétérogènes l'un à l'autre. [ ... ] On pourrait avancer que le terme d'intrigue. proposé par P. Veyne, résume adéquatement ces divers caractères formels: absence de dispositif, hétérogénéité et non-minimalité des connexions.

      Le domaine de l'histoire apparaît alors comme un véritable tissu de connexions. La causalité n'est qu'une des versions possibles de la connexion d'intrigue entre des événements et l'histoire a pu parfois faire usage de cette version - mais non toujours et non sans hésitations. En revanche, elle ne peut pas ne pas faire usage de la connexion d'intrigue. Ce que rejette en vérité la science du langage, ce n'est donc pas seulement l'interprétation causale de la connexion d'intrigue, mais bien toute connexion d'intrigue : en bref, la science du langage se laisse décrire comme un discours où nulle intrigue n'est pertinente. [ ... ]

      [ ... ] il semble bien que toute connexion d'intrigue repose sur un critère de plausibilité; or ce critère est éminemment soumis à l'opinion. Sans doute, les grands historiens sont-ils en mesure de modifier les limites du plausible et  de l'implausible [ ... ]. Mais pour cela, il faut qu'ils ébranlent les critères reçus dans la doxa. Or, ce qui est à remarquer, c'est qu'en matière de langage aucune plausibilité d'opinion n'intervient : ce qu'on juge plausible ou non dans les connexions linguistiques dépend uniquement de ce qu'on sait des langues en général. C'est-à-dire de la science elle-même.

      [ ... ] Après tout, I'histoire n'est pas la seule discipline à se fonder sur la connexion d'intrigue. On peut même soutenir que l'ensemble de ce qu`on appelle une culture n'est rien d'autre qu'un entrecroisement de connexions d'intrigues, d'où se dégage un système de mesure du plausible. [ ... ] On comprend que les disciplines qui n'ont pas pour objet les connexions d'intrigue n'appartiennent pas à cet entrecroisement : Il faut y mentionner au premier chef les sciences dites dures [ ... ]  ; il faut aussi mentionner la science du langage : radicalement réfractaire aux connexions d'intrigue, elle est aussi et pour cette raison même étrangère aux humanités et à la culture générale. Bien que, paradoxalement, ce soient ces dernières qui, par les voies de la grammaire, lui fournissent ses données et la plupart de ses praticiens.


****(pour saisir toutes les nuances de ce qu'avance Milner, le passage complet se trouve ici )

à suivre ...



Merci de bien vouloir laisser un commentaire ci-dessous



Français
L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : linguistique, analyse de discours, métaphore, psychanalyse, Lacan, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, poésie, littérature, Baudelaire, traduction, malentendu, expressions figées, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, rêve, rébus, subjiciel

Keywords : linguistics, "discourse analysis", metaphor, psychoanalysis, Lacan, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, poetry, litterature, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche,
hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, the unconscious, dream, rebus, subjiciel

Schlüsselwörter : Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel

Palavras-chaves : linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel

Palabras-clave : lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel

Parola-chiave : linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche,  isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel

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