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  • : TOUT SUR L'A.L.S.© (Analyse des Logiques Subjectives©)
  • TOUT SUR L'A.L.S.© (Analyse des Logiques Subjectives©)
  • : Blog scientifique sur l'A.L.S.© (Analyse des Logiques Subjectives©), méthode originale d'analyse de discours partant des métaphores quotidiennes et de la psychanalyse. Applications dans de nombreux domaines des Sciences Humaines et Sociales : linguistique, littérature (Camus), poésie (Baudelaire), traduction, rhétorique, argumentation, psychologie sociale. Textes, articles, exercices, discussions,dictionnaires.Google+
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 10:41

      C'est une des deux questions proposées il y a de nombreuses années aux lecteurs par l'Evènement du Jeudi dans un numéro dont le dossier s'intitulait  La fascination du mal (semaine du 11 au 17 mai 1989).
       Avec un ami membre d'un groupe de travail de l'époque, j'avais composé la réponse suivante, qui tenait en une seule page afin d'être faxée à cet hebdomadaire, et que j'envisage de développer bientôt sur ce site.


L'horreur pour l'horreur est-elle le propre de l'homme ?
(réponse de deux lecteurs)

      L'énoncé de votre question présuppose :

      - qu'il existe quelque chose qui n'appartient qu'à l'homme, de façon probablement innée,

      - qu'on peut commettre des actes horribles sans but "politique", c'est-à-dire soit sans raison, soit pour le plaisir (sous-entendu "son propre plaisir").

      Nous pensons que rien n'appartient en propre à l'homme : on peut prouver que s'il existe bien quelques réflexes archaïques à la naissance, ils disparaissent en quelques mois. Rien qui soit de l'ordre de l'instinct - c'est à dire d'une séquence complexe de comportements "pré-programmés" comme chez l'insecte - ne peut être mis en évidence chez l'humain : il n'y pas de nature humaine.

      Si l'on admet donc que c'est par "programmation externe" que l'homme acquiert les traits de son caractère ou de sa personnalité, celle-ci n'a alors rien d'universel ni de nécessaire, et est soumise aux contingences de ses rapports avec l'entourage : rien n'autorise les jugements globaux sur l'homme, et pourtant il ne s'agit pas là non plus de tendances individuelles.

      On pourrait attribuer cette programmation externe à l'environnement socio-économique, mais nous contestons la prévalence de "l'idéologie de classe" chère aux marxistes, incapable de rendre compte :

      - du fait qu'on commet des horreurs dans toutes les couches et toutes les parties  de la société (comme le dit Serge Maury, "le mal brandit le drapeau de l'ordre ou celui du désordre ... de droite au Brésil, de gauche au Pérou ... Il conquiert les croyances comme les incroyances"),

      - de l'apparition de tendances sadiques bien avant que le statut social de l'individu soit fixé (cf horreurs commises par des enfants).

      Nous chercherions plutôt du côté de la genèse de la personnalité, ou mieux
de la genèse des identifications : ce processus, distinct de l'éducation puisque s'opérant à l'insu du parent comme de l'enfant, rend compte de la diversité des positions subjectives vis-à-vis de l'horreur (notamment la fascination ou le rejet de l'horreur).

      Cette hypothèse de la
programmation inconsciente de l'enfant par l'adulte présuppose l'existence d'un déterminisme psychique : nous rejetons l'interprétation de l'horreur pour l'horreur comme "acte gratuit" (immotivé, effet du libre-arbitre) au sens de Gide. Nous nous plaçons dans celle de l'horreur pour le PLAISIR de l'horreur, en excluant - comme l'implique la question - le cas de l'horreur subordonnée à autre chose que l'horreur ("la fin justifie les moyens").

      Le fait paradoxal que l'homme puisse désirer le mal, nié par l'ancienne philosophie, et qui conduit certains de vos lecteurs à invoquer l'explication par la FOLIE, est facilement résolu si l'on considère que ce n'est pas le même individu qui exerce l'horreur et qui s'en repaît.

       Il suffit d'imaginer que l'auteur d'actes horribles se plie inconsciemment au souhait qu'a eu son parent de lui réserver un sort horrible, cas non sans exemples au vu du grand nombre d'enfants rejetés par leurs parents et peut-être futurs martyrs (1).
  • (1) Puisque, de même, celui qui veut le Bien reproduit le comportement bienveillant du parent à son égard - cette consigne à exécuter relevant de l'hypnose identificatoire - , vous péchez par omission en parlant (à juste titre) de FASCINATION du Mal sans parler de FASCINATION du Bien, l'une et l'autre ne laissant aucune place à la décision "personnelle".

     Plus tard, les assassins (haschichin) potentiels se trouveront comme substitut parental un "vieillard de la montagne" pour lequel ils sont prêts à détruire et à s'autodétruire (commandos-suicide ou kamikazés = enfants potentiellement martyrs évoqués ci-dessus).

     L'invocation d'une Cause n'est alors qu'un prétexte pour les "enfants perdus, bâtards décervelés ... prompts à se glisser dans n'importe quel déguisement qui leur permette de brandir un bien fallacieux pour assouvir impunément leur fascination pour le mal absolu" (Serge Maury).

       Notre réponse à votre question est donc la suivante :

       Ce qui est propre à l'humain, la condition humaine, c'est son assujettissement aux consignes inconscientes de l'adulte qui lui tient lieu de parent, consignes parfois "inhumaines" et horribles.

      Un "remède" possible à ce qui n'a rien pourtant d'une pathologie, serait d'accepter de "mettre son nez", avec tous les garde-fous nécessaires (évitons le "meilleur des mondes" !), dans la conduite (sans permis !) de la cellule familiale.


Deux lecteurs "qui vous veulent du bien (!)"


Essais de traduction du début de ce texte :

English : Is atrocity for its own sake human's own ?
(answer by two readers)

      The wording of your question presupposes :
      - that there is something that pertains only to human being, in a probably innate way,
      - that it is possible to perform horrific actions without a "political" aim, i.e. either without reason, or for pleasure's purpose (implying " one's own pleasure ").


      We think that nothing in particular pertains to human being : it is possible to prove that if there certainly  is some archaic reflexes at birth, these disappear after some months. Nothing of the nature of "instinct" - that is a complex sequence of  " pre-programmed " behaviours as in insects - can be documented in human being : there is no human nature.

      If we therefore suppose that it is by " external programming " that  man acquires the features of his character or of his personality, the latter has then nothing universal or essential, and is submitted to the misadventures of his interactions with the family circle : nothing allows global judgements on human being, and however it is not in this case a matter of individual tendencies.


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Deutsch : Ist die  Scheußlichkeit  für die  Scheußlichkeit  die Eigenschaft
 des Menschen?
(Antwort von zwei Lesern)

      Die Aussage Ihrer Frage setzt voraus :

      - dass es etwas gibt, was nur zum Menschen, auf wahrscheinlich angeborene Art, gehört

      - dass man grauenhafte Handlungen ohne "politisches" Ziel, das heißt entweder ohne Grund begehen kann, oder für das Vergnügen (mit darunter verstanden " sein eigenes Vergnügen ").

       Wir denken, dass nichts in geeignetem zu dem Menschen gehört : man kann beweisen, dass, auch wenn es in der Tat einige archaische Reflexe an der Geburt gibt, sie nach einigen Monaten verschwinden. Nichts, was in der Größenordnung vom Instinkt sei - das heißt,  zu einer komplexe Sequenz von "vorprogrammierten " Verhalten wie beim Insekt - kann beim Mensch aufgezeigt werden: es gibt keine menschliche Natur.


      Wenn man also annimmt, dass der Mensch eben von " äußerlicher Programmierung " die Charakterzüge seines Charakters oder seiner Persönlichkeit erwirbt, hat diese dann nichts von universales und von nötigen und wird den Zufällen seiner Beziehungen mit der Umgebung unterworfen: Nichts gestattet die gesamten Urteile auf dem Menschen und dennoch handelt es sich hier auch um keine individuellen Tendenzen.




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Português : É o horror do horror o próprio do homem ?
(resposta de dois leitores)

      O enunciado da sua pergunta pressupõe:

      - que há algo que pertence só ao homem, de um modo provavelmente inato,

      - que é possível fazer ações horríveis sem fim "política", isto é sem razão, ou para o prazer (insinuando  "o seu próprio prazer").

      Pensamos que nada pertence em peculiar ao homem : é possível comprovar que se houver, por certo, alguns reflexos arcaicos ao nascer, eles desaparecem depois de alguns meses. Nada que seja do instinto - isso é de uma seqüência complexa de comportamentos "pré-programados" como para insetos - pode ser mostrado para humanos: não tem nenhuma natureza humana.

      Se nos supusermos portanto que é por "programação externa" que o homem adquire as características do seu caráter ou da sua personalidade, esta não tem então nada de universal ou de necessário, e é submetido às contingências das suas relações com o ambiente familial : nada permite juízos globais sobre o homem, e contudo não se trata aqui de  tendências individuais.


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Español : ¿El horror para el horror es el propio del hombre?
(respuesta de dos lectores)

       El enunciado de su pregunta presupone :

      - que exista algo que perteneciera sólo al hombre, de modo probablemente innato,

      - que se puede cometer actos horribles sin fin "político", es decir o sea sin razón, o sea para el placer (sobreentendido " su propio placer ").

      Pensamos que nada pertenece en particular al hombre: es posible probar que si existen ciertamente unos reflexes arcaicos al nacimiento, ellos desaparecen despues unos meses.

      Nada que esté del orden del instinto - es decir de una secuencia compleja de comportamientos "preprogramados" como para los insectos - puede ser puesto en evidencia en el humano: no existe ninguna naturaleza humana.

      Si se supone pues que es por " programación externa " que el hombre adquiere los rasgos de su carácter o de su personalidad, ésta no tiene entonces nada universal ni necesario, y está sometida a las contingencias de sus informes con el cerco familial : nada autoriza los juicios globales sobre el hombre, y sin embargo no se trata aquí tampoco de tendencias individuales.

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Italiano: L'orrore per l'orrore è proprio all'uomo?
(risposta di due lettori)

       Il testo della Sua domanda presuppone :

      - che esiste qualche cosa che appartiene specificamente all'uomo, in un modo probabilmente innato,
      - che si possono commettere atti orribili senza scopo "politico", cioè senza una ragione o per piacere (si intende, il "proprio piacere").

      Pensiamo che nulla faccia parte dell'essenza dell'uomo : si può dimostrare che, se certo alcuni riflessi arcaici esistono già alla nascita, tuttavia essi scompaiono dopo qualche mese.

      Nulla che sia dell'ordine dell'istinto - cioè una sequenza complessa di comportamenti "pre-programmati" come per gli insetti - può essere messo in evidenza per la creatura umana: non c'è natura umana.

      Se si ammette perciò che è a causa di una "programmazione esterna" che l'uomo acquisisce i tratti del suo carattere o della sua personalità, quest'ultima non ha allora nulla di universale né di necessario, ed è sottoposta alle contingenze dei suoi rapporti con la cerchia familiare : niente autorizza giudizi globali sull'uomo, e tuttavia  non si tratta neppure di tendenze individuali.



Merci de bien vouloir laisser un commentaire ci-dessous



Français
L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé : analyscience, linguistique, analyse de discours, métaphore, psychanalyse, Lacan, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, poésie, littérature, Baudelaire, traduction, malentendu, expressions figées, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, rêve, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Keywords : analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, psychoanalysis, Lacan, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, poetry, litterature, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, the unconscious, dream, rebus, subjiciel, machina subjectiva

Schlüsselwörter : Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves : analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, o inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave : analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave : analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner. , Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Mallarmé, Schreber, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

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commentaires

Analogisub 25/08/2009 16:38

Merci à Bernard Pinto pour les corrections qu'il a apportées aux traductions italienne et allemande du début de ce texte.

Ambre 14/10/2008 14:18

Votre argumentation est quelque peu condensée. Vous est-il possible de la développer sur ce site ?

analogisub 17/10/2008 09:31


Oui, très prochainement.