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  • : TOUT SUR L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives©)
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 21:28

 

      Exposé dialogué avec des lycéens (septembre 1996), réécrit en style moins direct pour les enseignants.


  • Il faut distinguer des mots de sens relativement voisins mais toutefois différents :

- l'agressivité précède la violence: un chien dit agressif n'a probablement pas encore mordu...

- la violence suppose un passage à l'acte qui fait mal ou qui détruit; pratiquée sur quelqu'un, elle peut recevoir le nom d'agression (différent d'agressivité); ce n'est donc que par métaphore qu'on parle de violence verbale (sans acte). Dans le sens qui nous occupe ici il est question de violence habituelle, chronique, et non de violence passagère.

- la délinquance, amalgamée à tort avec la violence par les médias et le grand public désignerait plutôt une violence "à but lucratif", intéressée. - même s'il peut être qualifié de "mort violente", un accident mortel (avec un révolver par exemple) n'est pas de la violence car celle-ci suppose une intention de détruire

• Une décharge motrice instantanée et désordonnée (comme celle du nourrisson angoissé dont le besoin n'est pas satisfait, ou comme une crise d'épilepsie) ne suffit pas à caractériser la violence : cette agitation sans but précis ne peut blesser ou détruire. Il faut un "programme" permanent et ordonné pour la rendre efficace et répétable.

  • De quelle nature est ce programme, dans quelle "mémoire" est-il stocké ?
Une analogie partielle avec l'ordinateur nous montre déjà deux sortes de programmes très différents.

- Les machines sorties d'usine sont de telle ou telle marque; ces marques diffèrent entre elles comme une espèce animale d'une autre; c'est là le programme génétique inné, l'hérédité, qui régit le fonctionnement du corps comme le plan de la machine régit son électronique.

- Mais des machines toutes identiques "génétiquement" car sorties en série de la même chaîne peuvent accomplir des tâches très différentes lorsqu'elles reçoivent de l'extérieur des programmes très différents. Certains pensent que "l'esprit" est un tel programme, acquis et non inné, construit par identification à nos aînés, en partie conscient et en partie inconscient.

- Si un ordinateur ne fait pas son boulot, ce peut être une panne dans son "corps", relevant de l'électronicien, ici comparable au médecin.

- Mais ce peut être aussi une erreur dans son programme, relevant de l'informaticien qui n'a pas besoin de connaître l'électronique, et qu'on peut ici comparer au psychologue (pour le conscient) ou au psychanalyste (pour l'inconscient). Or tout programme, tel qu'il apparaît lors d'un listing à l'écran, est écrit avec un langage de programmation, il a une grammaire et des "mots" (les instructions), ce qui aura son importance par la suite...

• Passons en revue les différents "programmes" mentaux qui pourraient être responsables de la violence chez l'homme, et éliminons les fausses pistes.

L' instinct

a) Il est plus complexe qu'un simple réflexe: le chat qui retrouve le chemin de sa maison éloignée de plus de mille kilomètres, l'araignée qui paralyse sa proie puis pond ses œufs en elle pour que les larves trouvent une nourriture fraîche, ces exemples et d'autres montrent que l'instinct est une séquence d'instructions capable d'accomplir une tâche complexe, alors que le réflexe est une réaction élémentaire incapable de tendre vers un but précis.
b) Il est inné, donc lié au programme génétique, il réside en "mémoire morte" (il n'est pas modifiable).

c) Il n'est pas dépendant du langage

d) La violence instinctive serait une agressivité "primaire" tournée ver la survie, la perpétuation de l'espèce.Tout le monde serait donc violent par nature, mais:
  1. ou bien cette violence s'exprimerait plus ou moins selon l'éducation, les contraintes sociales, etc.
  2. ou bien certains naîtraient plus agressifs que d'autres: "monstres sanguinaires", "tueurs-nés", "machines à tuer", "tueurs en série".
e) Mais on peut montrer que chez l'homme l'instinct est ou très faible ou même inexistant :
  1. Puisque l'instinct concerne toute l'espèce (les "mutants" mis à part!), presque tout le monde devrait être violent, or :
    • ce n'est pas le cas de tous les adultes (mais on pourreit alors dire que c'est masqué chez certains).
    • ce n'est pas non plus le cas de tous les enfants (les enfants "abandonniques" sont déprimés, mais dépourvus d'agressivité).
  2. L'instinct, s'il existe, n'est pas le plus fort: aucune main invisible n'arrête le suicidaire (instinct de conservation?), le "pervers" aux mœurs "contre-nature" (instinct hétérosexuel?), le parent indigne (instinct maternel?); l'instinct est donc vaincu par autre chose.

Le conditionnement (Pavlov) serait-il ce qui domine l'instinct (comme on dit "l'habitude est une seconde nature") ?

a) Il suppose récompense et punition, carotte et bâton, donc plaisir et déplaisir (exemple des chiens rendus savants par dressage).

b) Il est acquis, donc programmé par l'extérieur et résidant en "mémoire vive" (il peut s'effacer à la longue, ou être remplacé).

c) Il se passe lui aussi de langage.

d) Mais le conditionnement n'est pas supérieur à l'instinct (les lionceaux devenus lions pourront manger leur maître!) ni à ce qui le remplace chez l'homme : dans le film "Orange mécanique" le "héros" n'est détourné qu'un temps de sa tendance ultra-violente par une cure de dégoût (on lui provoque des vomissements qu'on associe à des images de guerre); il rechûte assez vite, comme les alcooliques ou toxicomanes soumis au même genre de traitement. Inversement les régimes dits totalitaires ne réussissent pas à "conditionner" tout le monde à être violent.

e) Il faut donc chercher ailleurs ce qui remplace et domine l'instinct chez l'homme.

Serait-ce l'éducation, que nous renommerons ici identification cognitive?

a) Elle est consciente

b) Elle est acquise, donc programmée par l'extérieur et résidant en "mémoire vive" (Une connaissance apprise peut s'effacer à la longue, ou être remplacée).

c) Elle passe par le langage, même pour une part de l'apprentissage manuel, d'où la possibilité de bénéficier par "transfert de mémoire" de pans entiers du savoir de l'humanité depuis ses origines.

d) Pour certains elle pourrait représenter une incitation à la violence: les anarchistes baptisent l'armée "école du crime", comme si cet apprentissage devait survivre chez chacun à la période du service militaire.

e) Or on observe à ce sujet le contraire : l'éducation ne convainc que les déjà convaincus et se montre inefficace pour les autres (elle peut même avoir un effet contraire à son but).

f) Il en est de même quand l'éducation se veut dissuasive : la tête de mort avec le rappel "fumer provoque le cancer" ne détourne en rien tu tabac les fumeurs invétérés et "auto-destructeurs".

g) Quel est donc ce quelque chose qui est plus fort que l'instinct, le conditionnement et l'éducation?

Nous l'appellerons l'identification subjective (d'autres parleraient de personnalité acquise).

a) Elle est inconsciente et peut entrer en contradiction avec la précédente ("Docteur, c'est plus fort que moi, j'ai beau le savoir, je me remets toujours dans les mêmes pétrins").

b) Elle est acquise, donc programmée par l'extérieur et résidant en "mémoire vive", mais elle ne peut s'effacer spontanément à la longue, ni être remplacée volontairement.

c) Elle passe par le langage, et repose aussi sur le principe du "transfert de mémoire" à partir des parents ou de leurs tenant-lieu.

d) Elle se construit dans le temps, dans l'histoire du sujet, et n'a donc pas ce caractère réactionnel qu'on observe dans le réflexe conditionné.

e) Elle constitue un précipité stable (on change de métier, de hobby, mais pas de personnalité) car elle lie les mots et des émotions associés à l'origine à des situations vitales (les spécialistes diront les signifiants et les affects) dans une succession que l'on peut résumer à quatre étapes :
1. au départ c'est la satisfaction du besoin qui déclenche chez l'enfant l'euphorie, et sa non-satisfaction qui déclenche l'angoisse ;
2. puis c'est la disparition du parent (donc le risque de non-satisfaction du besoin) qui va déclencher l'angoisse ;
3. puis c'est la non-satisfaction du parent (d'où le risque de sa disparition) qui va la déclencher: alors même que le parent est là, l'enfant que l'on gronde pleure en appelant "maman" (l'autre, la "bonne", celle qui satisfait le besoin) ;
4. puis c'est la non-soumission aux mots qui expriment les demandes conscientes et les désirs inconscients du parent qui vont déclencher l'angoisse, même si le parent parle sans colère, comme si l'enfant disait: "Tes désirs sont des ordres, que ta volonté soit faite, ta volonté devient la mienne".
Les mots du parent sont mémorisés et répétés extérieurement puis intérieurement par l'enfant : c'est le discours intérieur, ébauche de la "conscience morale" (jugement sur ce qu'il faut faire et ne pas faire).

f) On retrouve le programme évoqué plus haut, avec sa grammaire et ses instructions.

1. C'est parce qu'il est fait de langage que son listing doit passer par la parole, lors d'une psychanalyse par exemple.

2. C'est parce qu'il s'installe grâce aux émotions qu'il est si difficile à modifier (on y tient comme à sa peau !). Pensons à ces jeux de rôles, textes auxquels on s'identifie parfois au point de les vivre en permanence, ou imaginons des acteurs de théâtre pris au piège du personnage auquel ils se sont identifiés.

3. C'est parce qu'elle utilise et mobilise le corps (affects et actes), comme le programme informatique utilise et mobilise la machine) que l'identification subjective acquise est confondue avec l'instinct biologique inné: on prend à tort l'effet pour la cause ...

Violence = programme (mots) + actions (corps)

• Résumons à présent les thèses de la psychanalyse moderne sur le lien entre cette identification subjective et la violence, scolaire ou autre.

• La violence peut être ici simplement définie comme l'atteinte à l'intégrité d'un tout. Ce tout n'est autre que le corps de l'enfant lorsqu'il vient au monde dans sa famille. Ses parents l'ont plus ou moins attendu, plus ou moins désiré, et ce désir passera dans leurs gestes, mais plus encore dans leurs paroles, même et surtout à leur insu, pour devenir chez lui le germe de son "programme subjectif inconscient".

• L'enfant, une fois identifié au texte du désir parental, qualifiera et traitera désormais tout objet (y compris lui-même et ses parents) comme les parents l'ont qualifié et ont souhaité le traiter. Ce faisant, c'est leur satisfaction, et non la sienne, qu'il exprime et recherche sans le savoir, en une sorte de « Que ta volonté soit faite ! ».

Considérons les verbes décrivant le sort que les parents, principalement la mère, souhaitent à l'enfant, car ils fourniront le noyau des fantasmes inconscients que le sujet cherchera à réaliser. Faute de place, nous ne parlerons ici que de deux situations extrêmes.

a) Si l'enfant est idéalisé, attendu comme le Messie, la mère se dira qu'elle veut le conserver à tout prix, comme un précieux trésor : le garder, le protéger, l'enfermer, le retenir, l'isoler, etc.

Ces phrases "je le garde", "je le protége", " je l'enferme", " je le retiens", " je l'isole", etc., où "je" désigne la mère, seront reprises à son compte par l'enfant qui mettra en œuvre des "je le garde", "je le protége", etc. envers les objets et les personnes, en particulier ses parents. Un simple exercice de grammaire nous montre que ces phrases mises à la forme pronominale donnent "je me garde", "je me protége", ce qui décrit parfaitement le comportement des sujets adultes qu'on qualifie d'obsessionnels.

b) Si au contraire l'enfant n'est pas voulu (grossesse non désirée, sexe non conforme à l'attente prénatale), et donc refusé, rejeté, ou même maudit par sa mère, elle envisagera même fugitivement les moyens de se débarrasser d'un tel enfant, de le faire changer, ou de l'ignorer, ce que traduisent les verbes :

- détruire (ouvrir, casser, démolir, brûler, éclater, déchirer, percer, etc.)
- changer, modifier, altérer, déformer, tordre
- déplacer, remuer, secouer, éloigner, écarter, chasser, (faire) sortir
- abandonner, laisser tomber, lâcher, jeter
- perdre, égarer, donner, vendre, échanger
- méconnaître, ignorer, oublier, etc.,

Suivant les mœurs, les latitudes, les époques, les interdits moraux ou religieux ou la simple peur du gendarme, les actions les plus graves seront accomplies réellement ou seulement rêvées par les parents. Les meurtres d'enfants sont parmi les premières causes de mortalité infantile aux USA ( !), et la presse française fait état d'une récente augmentation des mauvais traitements d'enfants (violence parentale).

Tous ces verbes seront valorisés secondairement chez l'adulte que cet enfant deviendra (s'il survit !). Ils pourront se retrouver dans des phrases à la voix active, passive, ou pronominale.

On a ainsi la surprise de constater que « s'éclater, se défoncer, s'envoyer en l'air, se fendre la gueule », etc., peuvent, indépendamment des modes qui banalisent leur usage, résulter de la transformation pronominale d'un « je l'éclate, je le défonce, je l'envoie en l'air, je lui fends la gueule » parental ! Cette violence auto-agressive va de l'exposition au danger jusqu'au suicide (qui est une sorte de crime parfait à retardement !)

La violence hétéro-agressive, elle, va du non-respect d'autrui à sa mise en pièces pure et simple, les deux violences se conjoignant dans l'exemple du terroriste qui se fait sauter avec sa bombe. Si l'on consent à reconnaître avec nous dans le parricide le « retour à l'envoyeur » au parent rêvant d'infanticide, on pourra terminer cette sinistre énumération sur le mot souriant de Cocteau :

« Il vaut mieux réussir les enfants, sinon ils ne vous ratent pas » !

Les verbes exprimant une autre action que destructrice peuvent expliquer des comportements autres que la violence, mais présents dans le même profil identificatoire ("se perdre", etc.). Ainsi un élève de Seconde Technique assistant à cet exposé a très bien vu la relation entre le "je le vends" parental et le "je me vends" chez le futur adulte, et s'est écrié : "C'est la prostitution !".

• Le temps et la place nous manquent ici pour aborder les différences entre violence gratuite ("vandalisme") et violence intéressée ("délinquance"), ainsi que le problème délicat des prétextes à la violence (réponse à une violence vraiment subie : "légitime défense", ou faussement imputée à l'autre : mauvaise foi hystérique beaucoup plus fréquente que la conviction paranoïaque...).

• Les fausses pistes explicatives conduisent à de fausses solutions, et sont donc à éviter, mais il ne faudrait pas en conclure que les explications plus valables donnent toujours lieu à des solutions immédiatement applicables (cf le SIDA où le virus est identifié mais où un traitement efficace et un vaccin restent encore à découvrir).

+ L'explication "organiciste" croit à la programmation génétique, à l'instinct.

a) Au XIXe siècle Lumbroso prétendait qu'il existait une bosse du crime comme on parle de bosse des maths.

b) Aujourd'hui certains croient qu'il existe des familles de criminels.

c) Quelle absurde solution en découlerait ?Tous les tuer, les enfermer, les stériliser ?

+ L'explication "socio-économique" croit à la programmation du type conditionnement : la pauvreté engendre la violence, les grands ensembles engendrent la violence, etc.

a) C'est une explication du type Stimulus -> Réponse: violence réflexe, réactionnelle ("Ces jeunes ont raison de se révolter").

b) Elle n'est pas valable car :

(1) elle ne connaît que le court terme, elle ne tient pas compte - ou même pratique une sorte de dénégation - de la mémoire, de l'histoire, de la biographie.

(2) le comportement violent ne s'éteint pas avec la disparition du stimulus, il y a permanence des fantasmes agressifs entre les passages à l'acte, les mots existent avant et après l'action.

(3) l'exception infirme la règle, ou du moins la complexifie : on trouve une minorité de "gens des cités" qui sont constructifs et non destructeurs, alors que leur environnement était identique (mais pas le désir parental, qui peut varier au sein d'une même fratrie). Inversement la violence existe dans les beaux quartiers ; pour reprendre une vieille terminologie, à côté des "blousons noirs" il existe des "blousons dorés".

(4) On ne s'étonnera donc pas que les solutions découlant de ce type d'explication soient vouées à l'échec (ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas résoudre, d'un autre point de vue, les problèmes d'habitat et de chômage ...).

+ L'explication par la psychologie individuelle est défaillante car :

a) soit elle privilégie la conscience (violence = défaut de cognition auquel l'éducation pourrait remédier),

b) soit elle mentionne l'inconscient mais privilégie les émotions au lieu du programme qui les suscite, elle prend l'effet pour la cause.

c) Là aussi, une fois passé l'effet d'une suggestion momentanée, on ne peut s'attendre qu'à un échec.

+ Les solutions juridiques (le droit) ne découlent d'aucune explication précise:

a) La sanction (essai de conditionnement par punition) a pour effet une dissuasion insuffisante (récidives), voire paradoxale (dans la violence terroriste de tous bords, elle suscite des défis du genre « pour un qui tombe, dix se relèveront ») ...

b) Certes la contention carcérale a un effet direct de "mise hors d'état de nuire" du violent, mais elle trouve ses limites dans la capacités des prisons et la durée des incarcérations ...

c) On peut donc affirmer (prédire?) l'échec partiel de ces solutions pour la génération actuelle, et leur échec total pour la prévention de la violence dans les générations futures.

• Les "vraies" solutions découlant des explications pertinentes restent à améliorer, et seront examinées plus en détail dans un prochain exposé.

- D'un point de vue "curatif", la psychanalyse des enfants, adolescents et adultes déjà violents (et ses dérivés ou succédanés plus rapides) peut contribuer à défaire les identifications violentes déjà "programmées".

- D'un point de vue "préventif", les mesures juridiques portant sur la répression des violences parentales pourraient constituer un "vaccin" pour les enfants qui y seraient soustraits, mais on peut y adjoindre les moyens tirés de la psychanalyse et appliqués cette fois aux parents eux-mêmes, si possible avant ou juste après la naissance d'enfants non désirés.

D'autres billets sur des thèmes voisins :

L'horreur pour l'horreur est-elle le propre de l'homme ?

Le chantier social et la sénatrice

Les animaux malades de l’identité


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Vous êtes invités à laisser des commentaires, même brefs, sur ce texte. A bientôt ...




Commentaires de l'ancienne version du blog :



1. Le jeudi 16 mars 2006 à 15:53, par Ginger

Une approche différente et très intéressante (comme tout le site d'ailleurs)
remarques questions :
- Comment mesurer le degré parental (maternel et/ou paternel) du désir/refus d'enfant ou d'un enfant, quand ce dernier n'est pas forcément identifié ?
- Le langage suffit il ? don de Dieu, bénédiction, "bien obligé", avorter = tuer, liberté, sacrifice, bonheur, "maintenant qu'il est là", procréation, prolongement de soi, épanouissement de la femme, nom perpétué ...
- Qui pourrait être assez vigilant pour cela ?
- Quel est le pourcentage de parent(s) pouvant avouer ou dire ne pas vouloir de l'enfant à naître ou juste né? et dans quel cadre ?
- Existe t-il une "limite inférieure ou supérieure d'explosivité" (ou d'inflammabilité - terme de physique - en dessous et au dessus de laquelle la combustion /violence/ ne peut ni se propager ni s'entretenir - LIE-LSE) de perception par l'enfant du discours parental sans qu'il le retourne contre lui-même ?
- Le vocabulaire employé au sujet de la violence et des violences est souvent en rapport avec le feu.

2. Le vendredi 24 mars 2006 à 19:01, par Jean-Jacques PINTO

Je répondrai très bientôt aux questions de Ginger, ainsi bien entendu qu'à celles de tous les lecteurs qui voudront bien me laisser un commentaire sur ce texte.

3. Le mardi 28 mars 2006 à 20:55, par La Sénatrice

Très intéressant en effet, toutefois je regrette qu'il n'y ait pas plus de réactions spontanées d'élèves face à la méthode d'analyse (vendre, prostitution).

4. Le mardi 28 mars 2006 à 21:10, par La Sénatrice (bis)

La dimension sociale doit à mon avis être prise en compte car elle intervient de manière incidente sur le comportement violent : d'une part le désir d'enfant et l'accueil dans la famille sont largement tributaires des conditions de vie, d'autre part l'enfant non désiré peut devenir a son tour parent d'un enfant non désiré (cercle vicieux). De plus, il me semble que la répétition des échecs est une composante importante du comportement violent. Le comportement violent résulterait de plusieurs facteurs d'origine différente.
/ !
: ) == !

5. Le jeudi 30 mars 2006 à 17:56, par Ginger

- Opposer à une naissance des considérations d'ordre socio-économiques, mêmes justifiées, ne se place pas sur le même plan. Ni le désir d'enfant, ni son accueil dans la famille ne peuvent être liés aux conditions sociales de manière systématique.
- Plusieurs facteurs réunis peuvent engendrer les mêmes effets ou leurs contraires.

6. Le jeudi 30 mars 2006 à 19:00, par Jean-Jacques PINTO

. Le premier argument qu'oppose Ginger à La Sénatrice anticipe sur la réponse que je me propose de faire à cette dernière, et qui porte sur le rôle respectif des facteurs inconscients et des autres facteurs (sociaux, économiques, idéologiques etc.).
. Mais avant cette réponse, suffisamment longue pour faire l'objet d'un nouveau texte, je répondrai en priorité aux questions de Ginger. Juste un peu de patience, je suis très occupé en ce moment ...

7. Le vendredi 31 mars 2006 à 15:42, par Jean-Jacques PINTO

Ce début de réponse aux questions de Ginger (du jeudi 16 mars 2006) sera modifié et complété par la suite :

[1 - Comment mesurer le degré parental (maternel et/ou paternel) du désir/refus d'enfant ou d'un enfant, quand ce dernier n'est pas forcément identifié ?]

- Je suppose que Ginger désigne par "ce dernier" le désir ou le refus d'enfant ou d'un enfant. Simplifions en n'examinant pour commencer que le désir d'un parent, la "mère" (qui n'est pas forcément la génitrice, ce point sera revu en détail).
Plusieurs cas de figure :

• Le parent exprime verbalement sans ambages son désir ou son refus d'avoir un enfant, avant toute grossesse ou lorsque la grossesse est diagnostiquée.
. Soit il prépare la venue de l'enfant (chambre, berceau, layette, jouets), commence à lui chercher un/des prénom(s), bref lui tisse par ses fantasmes une identité virtuelle à laquelle l'enfant réel correspondra à divers degrés (attente parfaitement comblée, déception, "qualités" et "défauts" par rapport à l'enfant rêvé).
. Soit il cherche, si ses convictions morales ou religieuses ne le lui interdisent pas, un moyen d'interrompre volontairement la grossesse, et là encore ses fantasmes (négatifs cette fois) accompagnent ces tentatives. Lire à ce sujet dans "Les mots pour le dire" - nous en citons de larges extraits dans un billet spécial - le récit saisissant que fait à Marie Cardinal sa mère, de ce qu'elle a pensé et fait dès lors qu'elle s'est sue enceinte : dialogue meurtrier avec le fœtus lors de toutes ses manœuvres pour avorter. Toute la série A y passe !!!

• Le parent nie son refus d'enfant lorsque la grossesse est diagnostiquée (nier son désir d'enfant existe peut-être aussi, mais reste à constater).
. L'entourage peut deviner par certains propos ou comportements qu'il y a un "malaise", et provoquer avec tact des confidences à ce sujet.
. Des symptômes névrotiques peuvent apparaître (obsessions, phobies, ou symptômes de conversion hystérique tels des vomissements incoercibles se prolongeant au-delà de la durée "normale" et conduisant parfois à un avortement thérapeutique, lequel réalise le désir inconscient de se débarrasser de l'enfant). Dans ce cas une psychothérapie ou une psychanalyse peuvent permettre à la future mère de verbaliser le refus, et éventuellement soit de le dépasser, soit d'en assumer les conséquences (voir 1er cas de figure).

  • Le parent semble ne manifester aucune réaction à la nouvelle d'une future naissance.
. Une hypothèse aux conséquences graves est alors le déni pur et simple, chez le parent, d'une identité psychique au futur enfant ; ce qui selon certains (voir mon mémoire et ma conférence à Aubagne) conditionnerait l'apparition, dès l'enfance ou après l'adolescence, d'une psychose dissociative (schizophrénie) : aucun préparatif pour accueillir l'enfant, prénom trouvé à la dernière minute et souvent par un tiers. La grossesse n'est vécue que comme un changement biologique ou une maladie, l'enfant nouveau-né est une chose, un paquet de cellules ou un petit animal, mais aucune fée ne se penche sur son berceau, aucun fantasme ne l'accueille dans la communauté humaine, son identité plaquée se fissurera rapidement, "son nom est Personne".
. Plus favorable est le cas de ces femmes dont la grossesse s'est passée dans l'indifférence, lorsque le personnel de la maternité constate que cette indifférence se prolonge dans le contact avec l'enfant posé sur le ventre maternel. Souvent alors il suffit de quelques entretiens faisant émerger un rejet d'enfant parfois peu profond, pour voir la mère redonner au nouveau-né l'affection et les soins qu'elle lui refusait.

8. Le jeudi 6 avril 2006 à 18:30, par Jean-Jacques PINTO

Réponse à la deuxième question de Ginger (du jeudi 16 mars 2006) :

[2 - Le langage suffit il ? don de Dieu, bénédiction, "bien obligé", avorter = tuer, liberté, sacrifice, bonheur, "maintenant qu'il est là", procréation, prolongement de soi, épanouissement de la femme, nom perpétué ...]

En psychanalyse moderne l'inconscient n'est plus comme pour les classiques une arène où s'affrontent des forces obscures ou des instances ("ça", "moi", "surmoi") et parcourue par des flux d'énergie psychique ("libido"), avec secondairement une traduction en mots de ce non-verbal primaire lors de l'analyse ("Les mots pour le dire").


L'inconscient est structuré comme un langage, les mots y sont déjà, il ne s'agit pas de mettre en mots des contenus non-verbaux, mais de retrouver le texte rendu indisponible au locuteur qui n'entend pas ce qu'il dit, et qui pose des questions dont il détient déjà la réponse, du style "Quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV ?" !!)

à suivre ...

9. Le vendredi 14 avril 2006 à 17:55, par O. DESILES

Par rapport au désir d'enfant que dire des Grossesses Extra-Utérines (GEU) ?

10. Le vendredi 28 avril 2006 à 16:03, par Jean-Jacques PINTO

  • Il me reste d'une part à répondre à la fin des questions de Ginger.
  • D'autre part, en préambule au texte que je compte rédiger pour répondre amplement à "La Sénatrice", voici, pour mettre en route la réflexion sur le rôle respectif des facteurs inconscients et des facteurs sociaux, économiques, idéologiques etc., deux extraits de presse :


1er extrait : Accents, magazine du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, n° 25 :

" Accents : Quel est le rôle de la brigade des mineurs ?

Danièle Laborde : Nous traitons des cas de syndomes du bébé secoué, de fugues, d'abus sexuels, de viols, d'exhibition, de violences graves, de violences "habituelles commises sur mineurs" ...

Accents : quelle est la situation à Marseille ?

Danièle Laborde : il faut savoir que la maltraitance n'est pas une affaire de pauvreté, ni de classe sociale, mais d'individus, avec toutes les déviances et les dérives que la condition humaine comporte. "

2ème extrait : Le Monde, vendredi 27 décembre 2002:

" Terrorisme: la pauvreté n'est pas coupable

Une étude portant sur 350 personnes engagées dans l'Armée rouge japonaise, la Bande à Baader, l'I.R.A ou les Brigades rouges a montré que les deux tiers des auteurs d'attentats ont fait des études supérieures et sont de milieux aisés. "

  • Pour finir, je répondrai rapidement à la question de O. DESILES. A bientôt ...

11. Le vendredi 12 mai 2006 à 11:19, par Jean-Jacques PINTO

Suite des réponses aux questions de Ginger :

[3 - Qui pourrait être assez vigilant pour cela ? (c'est-à-dire chez le parent avoir conscience de son désir ou de son refus d'enfant]

La vigilance relève de la conscience, tandis que le désir ou le refus d'enfant s'ancre dans l'inconscient.

On peut rappeler la boutade de Freud : à une mère qui lui demande comment, d'après la psychanalyse, éduquer le mieux possible son enfant, il répond : "Faites comme vous voulez, de toute façon ce sera mal". Autrement dit, la volonté est sans effet sur ce que l'enfant captera des souhaits inconscients du parent, quelle que soit la vigilance de ce dernier.

En revanche il n'est pas interdit au parent de s'interroger avant, pendant ou après la grossesse, éventuellement en présence d'un professionnel, sur ses motivations inconscientes (à travers par exemple le choix du prénom). Seuls les éléments dûment analysés pourront être déjoués (s'ils sont négatifs) ou assumés (s'ils vont "dans le bon sens", notion dont il faudra reparler ...).

[4- Quel est le pourcentage de parent(s) pouvant avouer ou dire ne pas vouloir de l'enfant à naître ou juste né? et dans quel cadre ?]

Je n'ai aucune donnée d'ordre statistique sur ce point.

[5- Existe t-il une "limite inférieure ou supérieure d'explosivité" de perception par l'enfant du discours parental sans qu'il le retourne contre lui-même ?

Du point de vue de la psychanalyse moderne (inconscient-langage), non. Le langage ayant recouvert et remodelé toutes les réactions pré-verbales ayant fonctionné "de la naissance à la parole", il n'y a pas chez l'enfant, contrairement à ce que pensaient les classiques (Freud et ses successeurs immédiats), de noyau de personnalité capable de refuser ou d'atténuer les effets du discours parental qui construiront sa future "identité". À suivre ...



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Français
L'A.L.S. (Analyse des Logiques Subjectives) est une méthode d’analyse des mots (lexèmes) d’un texte parlé ou écrit, inspirée par la psychanalyse, qui permet, sans recourir au non-verbal (intonations, gestes, mimiques), d’avoir une idée de la personnalité de l’auteur et de ceux qu’il peut espérer persuader ou séduire.

English
A.L.S (Analysis of Subjective Logics) is an analytical method concerned with the words (lexical items) of a spoken or written text. Drawing on psychoanalysis, it allows one, without resorting to the non-verbal (intonations, gestures, mimics, etc.), to get an idea of the personality of the author as well as of those one expects to persuade or to entice.

Deutsch
Die A.L.S (Analyse der Subjektiven Logiken) ist eine Untersuchungsmethode der Wörter (lexikalische Einheiten) eines gesprochenen oder geschriebenen Textes, mit einer Inspiration der Psychoanalyse, der erlaubt, ohne sich an das Nichtverbale (Intonationen, Bewegungen, Mimiken, u.s.w.) zu wenden, eine Idee der Personalität des Autors und derjenigen zu bekommen, die er zu überreden oder zu bezaubern hofft.

Português
A A.L.S. (Análise das Lógicas Subjetivas) é um método de análise das palavras (unidades lexicais) de um texto falado ou escrito, inspirado pela psicanálise, que permite, sem recorrer ao não-verbal (intonações, gestos, mímicas, etc.), ter uma idéia da personalidade do autor e daqueles que ele pode esperar persuadir ou seduzir.

Español
El A.L.S. (Análisis de las Lógicas Subjectivas) es un método de análisis de las palabras (lexemas) de un texto hablado o escrito, inspirado por la psicoanálisis, que permite, sin recurrir al no verbal (intonaciones, gestos, mímicas), tener una idea de la personalidad del autor y de aquellos a los que puede esperar persuadir o seducir.

Italiano
L'A.L.S. (Analisi delle Logiche Soggettive, è un metodo di analisi delle parole ("lexèmes") di un testo parlato o scritto, ispirata per la psicanalisi, che permette, senza ricorrere al no-verbale (intonazioni, gesti, mimici), di avere un'idea della personalità dell'autore e di quelli che può sperare di persuadere o sedurre.



Résumé : Blog de diffusion de textes et de discussions autour de l'Analyse des Logiques Subjectives, méthode linguistique originale d'analyse de discours partant des métaphores courantes et de la psychanalyse.

Abstract : Blog about "Analysis of Subjective Logics ", an original linguistic approach in discourse analysis.


Mots-clé :
analyscience, linguistique, analyse de discours, métaphore, psychanalyse, Lacan, psychologie, psychologie sociale, psychose, paranoïa, schizophrénie, rhétorique, argumentation, épistémologie, poésie, littérature, Baudelaire, traduction, malentendu, expressions figées, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Deleuze, Guattari, hystérie, obsession, phobie, angoisse, inconscient, rêve, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Keywords :
analyscience, linguistics, "discourse analysis", metaphor, psychoanalysis, Lacan, psychology, social psychology, psychosis, paranoia, schizophrenia, rhetorics, argumentation, epistemology, poetry, litterature, Baudelaire, translation, misunderstanding, frozen expressions, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Deleuze, Guattari, hysteria, fixed idea, phobia, anxiety, the unconscious, dream, rebus, subjiciel, machina subjectiva

Schlüsselwörter :
Analyscience, Linguistik, Redeanalyse, Metapher, Psychoanalyse, Lacan, Psychologie, soziale Psychologie, Psychose, Paranoia, Schizophrenie, Rhetorik, Argumentation, Epistemologie, Poesie, Literatur, Baudelaire, Übersetzung, Mißverständnis, starre Ausdrücke, Jean- Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Deleuze, Guattari, Hysterie, Zwangsvorstellung, Phobie, Angst, Unbewusstes, Traum, Rebus, Subjiciel, machina subjectiva

Palavras-chaves :
analyscience, linguística, análise de discursos, metáfora, psicanálise, Lacan, psicologia, psicologia social, psicose, paranóia, esquizofrenia, retórica, argumentação, epistemologia, poesia, literatura, Baudelaire, tradução, equívoco, expressões bloqueadas, Jean- Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Deleuze, Guattari, histeria, idéia fixada, fobia, inquietude, inconsciente, sonho, rébus, subjiciel, machina subjectiva

Palabras-clave :
analyscience, lingüistica, análisis de discurso, metáfora, psicoanálisis, Lacan, psicología, psicología social, psicosis, paranoïa, esquizofrenia, retórica, argumentación, epistemología, poesía, literatura, Baudelaire, traducción, malentendido, expresiones cuajadas, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Deleuze, Guattari, histerismo, obsesión, fobia, angustia, inconsciente, sueño, jeroglífico, subjiciel, machina subjectiva

Parola-chiave :
analyscience, linguistica, analisi di discorso, metafora, psicanalisi, Lacan, psicologia, psicologia sociale, psicosi, paranoia, schizofrenia, retorica, argomentazione, epistemologia, poesia, letteratura, Baudelaire, traduzione, malinteso, espressioni idiomatiche, Jean-Claude Milner, L’Œuvre claire, Albert Camus, Marie Cardinal, Amélie Nothomb, Georges Brassens, Henry Miller, Parménide, Cyrano de Bergerac, Aragon, Nietzsche, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Deleuze, Guattari, isterismo, ossessione, fobia, angoscia, inconscio, sogno, rebus, subjiciel, machina subjectiva

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